Accueil > Evénements > Actualité > Le syndrome post-avortement touche aussi les hommes

Actualité

Imprimer la page

Le syndrome post-avortement touche aussi les hommes

Publiée le 22-09-2015

Le site Gènétique publie un article très intéressant sur le sujet :

Homme_triste_nb"Depuis 1975, l’avortement est une affaire de femme. C’est elle qui peut, seule et librement, décider de la suite qui sera donnée à une grossesse qu’elle ait été ou non désirée. La loi en effet, ne fait pas mention du géniteur, de celui qui, avec la femme, est aussi à l’origine de la vie qui éclot doucement. Pourtant, certains hommes n’en ressentent pas moins douloureusement les conséquences. Gènéthique attire l’attention sur cet aspect ingnoré de la question depuis 40 ans.

Michel Hermenjat se souvient de cet avortement. C’était il y a justement 40 ans. Il se souvient de chaque instant. Et il reconnait : « J’ai mis 20 ans pour me dire que j’étais peut-être concerné par cette histoire. Ma soi-disant neutralité m’a rendu complice de la perte de mon premier enfant dont l’absence s’est longtemps faite sentir » (...)

Face à ce terrible constat, Sabine Poujade qui accompagne des femmes après l’IVG, remarque, depuis quelques années, que ce sont aussi des hommes qui viennent confier leur détresse, soit, comme Michel Hermenjat, qu’ils aient joué la carte de la neutralité, soit qu’ils aient souhaité en vain s’y opposer : « Les hommes qui ont voulu empêcher l’avortement n’ont rien pu faire. Ils n’ont aucun recours. Ils se sont trouvés impuissants alors qu’ils étaient puissants en mettant la vie. Là, ils sont confrontés à une impuissance radicale qui les laisse complètement démunis(...)

Taboue pour la femme, la question d’un syndrome post-avortement l’est encore plus quand il s’agit de l’homme. Dans le travail d’anamnèse qu’il mène auprès de ses patients, Stéphane Clerget reconnait qu’« on ne pense pas à lui demander s’il a ‘vécu’ un avortement. Quand la question est posée, elle est posée aux femmes, pas aux hommes. On considère que ça n’est pas leur affaire, que ça n’est pas potentiellement traumatique ».Dans sa pratique, il constate, par ailleurs, que « chez l’homme le syndrome est beaucoup moins fréquent. D’abord parce que la femme vit la grossesse dans sa chair ».

Pourtant, Sabine Poujade constate que les hommes manifestent aussi des signes douloureux de l’absence de l’enfant (...)"

 

 

 

< Voir toutes les actualités

Archives