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Charlie Gard : réaction de l’Académie pour la vie

Publiée le 01-07-2017

Lu sur Zenit

La vraie question doit être celle de l’intérêt supérieur du patient, loin de toute manipulation idéologique ou politique, affirme l’Académie pontificale pour la vie réagissant à “l’Affaire Charlie Gard” : le nourrisson anglais de 10 mois atteint d’une maladie génétique en phase terminale, dont les parents ont entamé un bras de fer judiciaire avec les soignants sur son maintien en vie.

Alors que la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté le 27 juin la demande des parents Chris Gard et Connie Yates d’emmener leur enfant aux Etats-Unis pour un traitement expérimental, le président de l’Académie Mgr Vincenzo Paglia souligne la « souffrance » de cette situation.

Né affecté d’une maladie mitochondriale rare endommageant notamment son cerveau, Charlie n’a pas de chance de survie, estiment des experts de l’hôpital londonien Great Ormond Street Children’s, où il est traité. La cour européenne a confirmé une décision de la Cour suprême britannique se prononçant en faveur de l’arrêt des soins.

Exprimant dans une déclaration la « proximité » du Vatican au père, à la mère et à tous ceux qui prennent soin de l’enfant, Mgr Paglia cite un communiqué de la Conférence des évêques d’Angleterre qui reconnaît la complexité du cas, la douleur des parents et les efforts des différents partis pour déterminer le bien de l’enfant.

L’intérêt de l’enfant

Si l’on ne peut « jamais agir avec l’intention délibérée de mettre fin à une vie humaine », y compris par l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, rappellent les évêques, cependant « nous devons reconnaître parfois les limites de ce qui peut être fait, tout en agissant toujours humainement au service de la personne malade jusqu’au moment de la mort naturelle ».

Pour Mgr Paglia, la vraie question à se poser est celle de l’intérêt supérieur du patient : « nous devons faire ce qui améliore la santé du patient, mais nous devons aussi accepter les limites de la médecine et… éviter des interventions médicales agressives disproportionnées par rapport aux résultats que l’on pourrait espérer ou trop lourdes pour le patient et pour sa famille ».

« Le souhait des parents doit être entendu et respecté, mais ils doivent aussi être aidés à comprendre la difficulté unique de leur situation et pas laissés seuls face à leurs décisions douloureuses », écrit encore l’archevêque.

Manipulation idéologique

Il met en garde contre les interférences dans la relation entre médecin et patient/parents qui compliquent les décisions et poussent aux actions juridiques avec le risque de la « manipulation idéologique ou politique » ou du « sensationnalisme des médias, qui peut être tristement superficiel ».

« Cher Charlie, chers parents Chris Gard et Connie Yates, nous prions pour vous et avec vous », conclut le communiqué daté du 28 juin.

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