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ARGENTINE - Un demi million de femmes avortent chaque année

Publiée le 18-09-2011

     Le thème de l'avortement sera à l'ordre du jour de la rencontre que la Commission de la Législation pénale des Députés tiendra pour la première fois sur le thème en question le 27 septembre. Prendront part à la réunion les représentants des partisans de la dépénalisation et de la légalisation de l'avortement et de ceux qui considèrent cet acte comme un crime à tous les effets. Le problème est dans tous les cas énorme. On estime en effet qu'en Argentine, un demi million de femmes avorte chaque année. Plus de 100 meurent, surtout les plus pauvres, les plus jeunes et les moins informées qui se soumettent à cette pratique dans des conditions déplorables. Selon les données officielles, depuis quelques décennies, l'avortement clandestin serait la première cause de mort maternelle en Argentine. De 1983 à nos jours, le nombre de décès dû à cette pratique serait de 3.000

     Lors de la réunion du 27 septembre, seront examinés deux projets qui proposent l'interruption volontaire de grossesse et cinq autres qui demandent la modification de l'article 86 du Code Pénal qui concerne les avortements légaux et illégaux avec quelques variantes. Au cours du débat, les représentants de l'Eglise catholique, de l'Eglise orthodoxe et de l'église évangélique, présenteront un document conjoint intitulé « Engagement en faveur de la vie », qui exprime leur forte préoccupation sur ce thème. « Nous voulons exprimer de manière conjointe notre conviction à propos de la valeur de la vie humaine de sa conception à la mort naturelle et inviter tout un chacun à s'unir à cet appel en faveur de la vie » peut-on lire dans ce texte sans précédents et qui porte entre autres les signatures d'un représentant de la confraternité évangélique pentecôtiste, du Président de la Commission pour l'œcuménisme de l'Episcopat argentin, de l'Archevêque Nicolaos Matti Abd Alahad, de l'Eglise syro-orthodoxe d'Antioche, d'un représentant de l'église évangélique mennonite et de l'église communauté chrétienne.
     Récemment, les Evêques membres de la Commission permanente de la Conférence épiscopale argentine ont publié un document dans lequel ils affirment que « lorsqu'une femme tombe enceinte, il n'est plus question d'une vie mais de deux, celle de la mère et celle de son fils ou de sa fille. Elles doivent être préservées et respectées l'une comme l'autre. La biologie démontre, au travers de l'ADN, qu'à partir de la conception, existe une nouvelle vie humaine qui doit être juridiquement protégée. Le droit à la vie est un droit fondamental ».

 (Fides 16/09/2011)

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