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J'avais 17 ans. La confession qui a changé ma vie

Publiée le 05-08-2014

     "Il y a un jour très important pour moi : c’est le 21 septembre 1953. J’avais presque 17 ans. C’était la ‘Journée de l’étudiant’, pour nous un jour de Printemps — chez vous c’est un jour d’automne. Avant d’aller à la fête, je suis passé par la paroisse que je fréquentais, j’ai trouvé un prêtre, que je ne connaissais pas, et j’ai senti le besoin de me confesser. Cela a été pour moi une expérience de rencontre : j’ai trouvé quelqu’un qui m’attendait. Mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je ne me souviens pas, je ne sais vraiment pas pourquoi c’était ce prêtre là, que je ne connaissais pas, pourquoi j’ai ressenti ce désir de me confesser, mais la vérité est que quelqu’un m’attendait. Il m’attendait depuis longtemps. Après la confession, j’ai senti que quelque chose avait changé. Je n’étais plus le même. J’avais senti véritablement comme une voix, un appel : j’étais convaincu que je devais devenir prêtre. Cette expérience dans la foi est importante. Nous disons que nous devons chercher Dieu, aller vers lui pour lui demander pardon, mais lorsque nous allons, Lui nous attend, Lui est déjà là !

 En espagnol, nous avons un terme qui explique bien cela : « Le Seigneur nous ‘primerea’», il nous précède, il nous attend ! Et cela est vraiment une grande grâce : trouver quelqu’un qui nous attend. Tu vas en pécheur, mais Lui t’attend pour te pardonner. Telle est l’expérience que les prophètes d’Israël décrivent en disant que le Seigneur est comme la fleur d’amandier, la première fleur du Printemps (cf. Jr 1, 11-12). Avant que n’arrivent les autres fleurs, il est là, qui nous attend. Le Seigneur nous attend. Et lorsque nous le cherchons, nous trouvons cette réalité : que c’est Lui qui nous attend pour nous accueillir, pour nous donner son amour. Et cela suscite dans ton cœur un tel émerveillement que tu n’y crois pas, et ainsi grandit la foi ! A travers la rencontre avec une personne, à travers la rencontre avec le Seigneur. Certains diront : « Non, moi je préfère étudier la foi dans les livres ! ». Il est important de l’étudier, mais vous savez, seulement cela ne suffit pas ! L’important est la rencontre avec Jésus, la rencontre avec Lui et cela te donne la foi, parce que c’est précisément Lui qui te la donne ! Vous aussi vous parliez de la fragilité de la foi, de la façon de la vaincre. L’ennemi le plus grand de la fragilité — c’est curieux, n’est-ce pas ? — est la peur. Mais n’ayez pas peur ! Nous sommes fragiles, et nous le savons. Mais Lui est plus fort ! Si tu vas avec Lui, il n’y a pas de problème ! Un enfant est très fragile — j’en ai vus beaucoup aujourd’hui — mais il est avec son père et sa mère ; il est en sécurité ! Avec le Seigneur, nous sommes en sécurité. La foi croît avec le Seigneur, précisément de la main du Seigneur ; cela nous fait croître et nous rend forts. Mais si nous pensons pouvoir nous débrouiller seuls... Pensons à ce qui est arrivé à Pierre : « Seigneur je ne te renierai jamais ! » (cf. Mt 26, 33-35) ; puis le coq a chanté et il l’avait renié trois fois ! (cf. vv. 69-75). Pensons : lorsque nous avons trop confiance en nous-mêmes, nous sommes plus fragiles, plus fragiles. Toujours avec le Seigneur ! Et dire avec le Seigneur signifie dire avec l’Eucharistie, avec la Bible, avec la prière ... Mais aussi en famille, aussi avec la mère, aussi avec elle, parce que c’est elle qui nous conduit au Seigneur; c’est la mère, qui sait tout. Il faut donc prier également la Vierge et lui demander que, comme mère, elle nous rende forts. Voilà ce que je pense de la fragilité, tout au moins est-ce mon expérience. Il y a une chose qui me rend fort tous les jours, c’est de prier le Rosaire à la Vierge. Je sens une force si grande parce que je vais vers elle et je me sens fort.

Pape François 18 mai 2013

 

 

 

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