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La Consécration de la France : un acte de confiance en Jésus et en Marie

Publiée le 18-04-2020

Mgr Aillet - 18 avril 2020 (Source)

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Nous arrivons au terme de la neuvaine à la Miséricorde de sainte Faustine, pour nous préparer à célébrer le dimanche de la Miséricorde, en ce deuxième dimanche de Pâques. Et puis nous concluons le modeste triduum de préparation à la Consécration de nos familles et de la France au Sacré-C½ur de Jésus et au C½ur Immaculé et douloureux de Marie, que je prononcerai demain à l’issue de la Messe.

 

 

Nous avons dit précédemment que la Consécration est d’abord un acte de réparation, puis un engagement renouvelé à accomplir la Volonté de Dieu dans notre vie, et, pour ce qui nous concerne ici, à servir le Bien commun, forme éminente de charité, comme le soulignent les Papes. Aujourd’hui, nous dirons qu’une Consécration, c’est un acte de confiance, surtout requis dans les moments difficiles que nous traversons : nos épreuves personnelles et familiales, les menaces graves qui pèsent sur notre pays la France et sur le monde entier, en ce temps de pandémie.

 

C’est la confiance qui est le plus difficile, disait le saint Curé d’Ars. Notre confiance repose sur la Miséricorde du Seigneur que nous voyons se déployer tout au long de cette octave pascale dans la liturgie de la Parole. Aujourd’hui, alors que nous lisons la finale de l’Evangile de Marc, qui récapitule les apparitions de Jésus ressuscité le jour de Pâques, il y a d’abord l’apparition à Marie-Madeleine : « Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons » (Mc 16, 9). Il est remarquable que la première à qui Jésus se soit manifesté est une femme pécheresse ; les disciples ne croiront pas son témoignage, tant les préjugés étaient tenaces chez les juifs du temps de Jésus, pour qui le témoignage des femmes était sans valeur. Et précisément, c’est une femme que Jésus a choisie pour être le premier témoin de sa Miséricorde et le premier témoin de la résurrection, Marie-Madeleine, que l’on appellera : « apostola apostolorum », l’apôtre – au féminin, en latin – des apôtres.

 

La confiance repose aussi sur la Victoire du Christ sur le péché, sur la souffrance et sur la mort ! Dans le Psaume 117, le psaume pascal par excellence, nous avons chanté la victoire du Ressuscité : « Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Clameurs de joie et de victoire sous les tentes des justes » (Ps 117, 14-15). « Alléluia », qui signifie littéralement : « louange au Seigneur », est l’acclamation que les Hébreux ont chantée pour la première fois quand ils ont été libérés de l’esclavage d’Egypte et traversé la mer rouge à pied sec, et qu’ils ont triomphé de leurs ennemis, Pharaon et ses cavaliers, noyés dans la mer qui s’est refermée sur eux ! Figure du Christ traversant la mort pour nous entraîner dans la Résurrection.

 

C’est la confiance des tout-petits et des humbles qui tranche avec l’orgueil des sages et des savants selon le monde (cf. Lc 10, 21) ! Il faut être petit pour exprimer sa confiance dans un acte de consécration, comme celui que nous prononcerons demain. Voyez comment les chefs du peuple, les anciens et les scribes étaient surpris par l’assurance de Pierre et de Jean : « Constatant l’assurance de Pierre et de Jean, et se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris » (Ac 4, 13). Et pourtant c’est par eux que l’annonce de la Résurrection nous est parvenue, selon le mandat missionnaire du Christ : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Evangile à toute la création » (Mc 16, 15). Ils ont fait confiance au Seigneur, même dans les pires situations, et nous leur demandons de nous établir dans cette même confiance. Comme dit encore le Psaume 117 : « Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes ; mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants ! » (Ps 117, 8-9). C’est dans cette confiance que nous consacrerons nos personnes, nos familles, la France en particulier, et le monde entier au Sacré-C½ur de Jésus et au C½ur Immaculé et douloureux de Marie.

 

 

 

 

 

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