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Les Evêques d'Irlande face à l'avortement

Publiée le 27-03-2018

     Alors que l’Irlande se prépare à un référendum sur le droit à l’avortement au mois de mai 2018 et pour apporter leur contribution au débat national sur le droit à la vie, la Conférence des évêques catholiques d’Irlande vient de publier le 7 mars 2018, une édition révisée de leur message pastoral de 2016 Deux vies, un amour. Les évêques irlandais y réaffirment leur conviction : « aucune vie humaine n’est dépourvue de valeur ». Par conséquent, ils réfutent la possibilité pour certains de décider de la mort d’autres personnes. La croix le publie dans son intégralité en version française. Extraits :

"Nous nous devons donc d’être extrêmement compatissants et miséricordieux quand de futurs parents et leur enfant à naître ont besoin de soutien au cours d’une grossesse non désirée"

"Soutenir et pérenniser une culture de la vie est dans l’intérêt de chaque génération et cela nous définit en tant que société"

"Nous croyons que la vie humaine est sacrée de la conception jusqu’à la mort naturelle"

"Nous souhaitons affirmer notre ferme conviction, fondée autant sur la raison que sur la foi, qu’aucune vie humaine n’est dépourvue de valeur. Nous acceptons, bien sûr, que la mort fasse partie de notre condition humaine. Mais nous rejetons l’idée que n’importe qui puisse décider du moment où, pour une autre personne, il est temps de mourir"

"Les droits humains fondamentaux sont différents des droits civils. Alors que les droits civils sont les droits accordés par la loi aux citoyens dans une société particulière, les droits humains fondamentaux appartiennent à chaque personne tout simplement parce qu’elle est une personne. Les droits humains fondamentaux ne sont pas « donnés » par la société, qui ne peut pas non plus les soustraire"

"Il n’existe aucun fondement logique ou scientifique permettant de considérer, d’une part, qu’un enfant né est une personne jouissant de tous les droits que cela implique et, d’autre part, qu’un enfant à naître est une non-personne. L’identité distincte d’un individu humain est déjà présente une fois que la fécondation a eu lieu"

"L’Église catholique n’a jamais enseigné que la vie d’un enfant dans le sein maternel devait être préférée à celle de sa mère. En vertu de leur humanité commune, une mère et son bébé à naître ont un droit égal à la vie"

"Lorsqu’une femme enceinte est gravement malade et a besoin d’un traitement médical dont les effets secondaires pourraient mettre en danger la vie de son bébé, de tels traitements sont toujours permis si tous les efforts ont été accomplis pour sauver la vie de la mère et de son bébé. En revanche, l’avortement est la destruction directe et intentionnelle d’un bébé à naître et c’est un acte profondément immoral en toutes circonstances"

"Un enfant conçu à la suite d’un viol est également une personne. Il ou elle a des droits, y compris le plus fondamental de tous : le droit à la vie. La société doit de même étendre son soutien au bébé à naître"

"Dans une culture comme la nôtre qui accorde une si grande valeur aux droits individuels, il peut sembler étrange que le droit personnel le plus fondamental de tous, le droit à la vie, soit de plus en plus remis en question et dénié"

"Nous vous encourageons donc, en tant que membres de la famille humaine, à œuvrer activement pour le maintien du droit à la vie dans la Constitution, au nom de l'égalité, de l'équité et de la compassion pour tous"

Ci-dessous, l'intégralité du texte :

Lire la suite "La Conférence des évêques catholiques d’Irlande : "Nous croyons que la vie humaine est sacrée de la conception jusqu’à la mort naturelle""

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