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La famille comme lieu de guérison

Publiée le 27-09-2015

Le cardinal guinéen s’est adressé aux participants à la Rencontre des familles à Philadelphie pour parler de la mission de la famille.

(ZENIT.org)

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« La famille devient un lieu où la solitude, l'égoïsme trouvent la guérison », a déclaré le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin.

Il est intervenu le mercredi 23 septembre lors de la Rencontre mondiale des familles à Philadelphie, pour parler du rôle de la famille dans la société d’aujourd’hui, rapporte CNA (Catholic News Agency).

La famille guérit les personnes, a affirmé le cardinal Sarah. « Dans la famille, les promesses de Dieu deviennent réelles, a-t-il précisé. La famille est la mémoire vivante de la fidélité de Dieu. La famille est la source de l'espoir. »

La famille est la gardienne de la foi, selon le cardinal. « La foi a besoin d'un endroit où elle est en gestation, où elle est transmise, où elle peut grandir, où elle peut devenir une expérience vécue. Dès le début de la création, Dieu a choisi la famille pour être cet endroit », a dit le cardinal.

Il a encouragé les chrétiens à transmettre leur foi et leur amour surtout à ceux qui en ont besoin : tous ceux qui « sont blessés par le péché personnel et par le péché des autres, par les divorces et les séparations, ceux qui cohabitent, ceux qui vivent repliés sur eux-mêmes ou dans toutes sortes d’unions égoïstes ». Toutes ces personnes « peuvent et doivent trouver dans l'Église un lieu de régénération, sans qu’on les pointe du doigt ».

En même temps, le préfet de la Congrégation pour le culte divin a rejeté les tentatives de certains chrétiens pour « adoucir l’enseignement du Christ sur le mariage et la famille ». D’après lui, c’est « une forme d’hérésie », « une dangereuse pathologie schizophrénique ».

Pour ne pas tomber dans cette « hérésie », l’homme a « besoin du Christ » : « Chaque personne sur terre a besoin de Lui. Tout le monde est capable de pécher, mais tous peuvent aussi recevoir la miséricorde de Dieu », a-t-il affirmé.

Le cardinal guinéen a parlé de la mission de la famille dans le monde actuel. « Le monde d'aujourd'hui a besoin de saints donnant un témoignage héroïque pour défendre et nourrir la famille, a-t-il dit. Si nous nous ouvrons nous-mêmes à la grâce de Dieu et de son Esprit Saint vivant en nous, nos maisons et nos familles peuvent permettre à la bonté d'entrer dans le monde ». Il a souligné que la famille était « destinée à répandre son amour pour le monde autour d'elle ».

Le cardinal a réfléchi sur les conséquences du péché originel qui se manifestent dans les conflits personnels et les problèmes moraux tels que la toxicomanie, l'avortement, la persécution religieuse et le terrorisme. « Si on ne va pas à la source, qui est le péché, rien ne changera », a-t-il souligné.

Le cardinal Sarah a blâmé les « lois » qui « alimentent » le péché en « tuant les formes de vie innocentes dans l’utérus » ou en acceptant « l'euthanasie et le suicide assisté ». En même temps, le cardinal a encouragé la famille comme « une relation de don de soi dans l’amour » qui est ouverte à la vie et qui défend la dignité de la vie, tout en prenant soin des faibles et des personnes âgées.

Le cardinal a raconté l’histoire d’un couple américain : Frank Palombo et son épouse, Jean, sont parents de dix enfants. Au début de leur mariage, Jean ne voulait pas d'enfants et avait abandonné la foi.
Son mari Frank, un pompier de New York, est mort dans l’attaque terroriste du 11 septembre 2001. Jean a pu pardonner aux terroristes et a trouvé la consolation dans l’éducation de ses enfants.

Jean est décédée quelques années plus tard d'un cancer. Le plus jeune enfant du couple a été élevé par ses nombreux frères et sœurs, tandis que leur fils aîné est sur le point d'être ordonné prêtre.

Pour le cardinal Sarah, malgré les défis de la vie conjugale et familiale, Frank et Jean Palombo ont « reçu la grâce d'aimer de manière désintéressée jusqu’au bout ».

« La foi avec laquelle ils vivaient, et avec laquelle leurs enfants vivent encore, fonde en nous l'espérance, de sorte que nous aussi, nous pouvons apporter la lumière de l'Évangile par nos paroles ».

 

 

 

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