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Notre identité, notre histoire, notre culture et notre foi sont les conditions de notre victoire

Publiée le 17-11-2015

Extrait d'une tribune de l'abbé Grosjean sur le Figarovox :

"[...] Ne nous trompons plus: ceux qui ont fait cela ne sont pas des «déséquilibrés». Au contraire, avec férocité et froideur, ils font la guerre. Ils sont en guerre contre nous. Mgr Ravel, l'évêque aux Armées, l'a tout de suite dit: «ce n'est pas une question de sécurité, c'est une guerre (…) C'est collectivement que nous sommes attaqués. C'est la nation qui est visée. Il s'agit donc bien d'une guerre. Impitoyable. Elle ne fait que commencer.». Le Premier ministre, Manuel Valls, loin des hésitations et des polémiques des mois passés, l'a affirmé aux Français samedi soir au journal de 20h: «nous sommes en guerre». Les militaires le savaient depuis longtemps. Les chrétiens pouvaient l'entendre: nous savons ce que ces barbares font à nos frères d'Orient… Mais aujourd'hui, tous les Français doivent accepter le réel: nous sommes en guerre. Et le prêtre que je suis n'a aucun mal à assumer ces mots si lourds et si graves. C'est même un devoir désormais de faire sortir de l'aveuglement - volontaire ou non - tous ceux qui s'y trouvent encore.

Ils sont en guerre contre la France. Pas seulement contre ce que nous faisons là-bas en Syrie. Ils sont en guerre contre ce que nous sommes et contre ce que nous croyons. C'est essentiel de le comprendre. Dans sa revendication des attentats du 13 novembre, Daech affirme avoir visé Paris «qui porte la bannière de la croix en Europe». Et quand ils parlent de nous, c'est en nous appelant «les croisés». Tout cela, nos frères chrétiens d'Orient nous le criaient, nous sommes obligés aujourd'hui de le croire.

C'est essentiel de le reconnaître, car cela nous fait comprendre que cette guerre n'est pas simplement l'affaire des militaires, mais de chacun de nous. La réponse à ses attentats ne pourra pas être que militaire, policière, ou judiciaire. La victoire dans cette guerre ne se jouera pas seulement en Irak ou en Syrie, ou dans les repaires du fondamentalisme sur notre sol. Bien sûr, il faudra anéantir Daech ici et là-bas. Toute la nation soutiendra nos armées et nos forces de l'ordre dans cette bataille-là, qui coûtera sans doute de nombreux fils à la France.

Mais il y a une autre bataille à mener. Elle est culturelle et spirituelle. S'ils combattent ce que nous sommes, alors c'est en se réappropriant ce que nous sommes justement, que nous serons victorieux. Nos valeurs, notre identité, notre histoire, notre culture et notre foi sont les conditions de notre survie et de la victoire. Face à l'islamisme, une France prisonnière de la culture libertaire et du relativisme est une France fragile et démunie de ce qui fait sa grandeur et sa force. Une France qui ne s'aime pas, qui ne transmet plus l'héritage culturel et spirituel des siècles passés, qui ne sait plus ce qu'est le vrai, le bien, le beau, qui n'assume pas son passé ni sa vocation, qui s'auto-flagelle en permanence… cette France-là ne sera pas forte devant ces barbares qui - eux - ne connaissent pas le doute. [...]"

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