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Cad Dolan, archevêque de New York, sur la contraception

Publiée le 03-04-2012

     Dans un entretien d’une grande franchise accordé samedi 31 mars 2012 au Wall Street Journal, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et président de la Conférence épiscopale des États-Unis, avoue que l’enseignement de l’Église aux fidèles sur la contraception fut un échec qui lui a fait « manquer la chance d’avoir une voix morale cohérente dans l’une des plus brûlantes questions du jour » (le HHS Mandate). Un échec dont le cardinal Dolan ne craint pas d’imputer la responsabilité aux dirigeants de l’Église : « Je n’ai pas peur d’admettre que c’est pour nous un défi catéchétique interne – un défi majeur – que de convaincre nos fidèles de la beauté et de la cohérence morales de ce que nous enseignons. Voilà le gros problème ». Et ce problème, le cardinal Dolan en voit l’origine « vers le milieu ou la fin des années 1960, lorsque le monde entier semblait s’effondrer, et lorsque les catholiques, en général, avaient le sentiment que ce que le Concile de Vatican II enseignait, d’abord et avant tout, c’est que nous devions être copains avec le monde, et que la meilleure chose que l’Église pouvait faire c’était de devenir de plus en plus comme tout le monde ». Pour lui « l’allumette » qui allait provoquer « l’explosion » fut la publication, en 1968, de l’encyclique prophétique de Paul VI Humanæ Vitæ qui « provoqua un tsunami de dissidence, de départs [de l’Église], de critiques de l’Église que, pour la plupart d’entre nous – j’utilise à dessin la première personne du pluriel car je m’y inclus – disions d’une manière un peu subconsciente : “Oh là là ! On aurait mieux fait de ne pas parler de ça, c’est une chose trop dure à assumer. Nous avons manqué la chance d’avoir une voix morale cohérente dans l’une des plus brûlantes questions du jour ».

     Le cardinal aborde aussi avec franchise la question des abus sexuels du clergé qui « a aggravé notre laryngite sur les problèmes de la chasteté et de la morale sexuelle car nous pensions presque : “Si j’en parle : quelle honte pour moi… Après ce que des prêtres et des évêques – même s’agissant d’une petite minorité – ont commis, quelle crédibilité aurais-je à parler de ça ?” ». Mais ce qui a changé, pour le cardinal Dolan, c’est que ce sont les jeunes qui sont aujourd’hui exigeants et demandeurs d’une parole forte et autorisée de l’Église sur la sexualité…

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