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En 1988 au Conseil de l'Europe, Jean Paul II avertissait aussi la GPA-PMA

Publiée le 06-05-2018

 

     "L’un des aspects les plus impressionnants du développement scientifique concerne les disciplines biologiques et médicales. Souvent, dans vos instances, vous avez à connaître des interrogations que suscitent les possibilités nouvelles d’intervenir aux divers stades de la vie, en dépassant les limites des thérapeutiques habituellement pratiquées. Les processus génétiques peuvent être favorisés, mais aussi altérés. Des processus biogénétiques en viennent à briser la filiation naturelle. Le diagnostic d’une pathologie prénatale conduit trop facilement à l’avortement, alors que son but légitime est d’ordre thérapeutique.

     L’expérimentation pratiquée sur des embryons humains ouvre la voie à des manipulations abusives. Il arrive aussi que de graves interventions soient acceptées du seul fait que les progrès scientifiques les rendent réalisables.

     Votre Assemblée est fréquemment amenée à réfléchir à ces questions qui sont de nature fondamentalement éthique. Il est nécessaire que le respect de la dignité humaine ne soit jamais perdu de vue, depuis le moment même de la conception, jusqu’aux stades ultimes de la maladie ou aux états les plus graves d’obscurcissement des facultés mentales. Vous comprendrez que je redise ici la conviction de l’Eglise: l’être humain garde à jamais sa valeur comme personne, car la vie est un don de Dieu. Les plus faibles ont le droit à la protection, aux soins, à l’affection, de la part de leurs proches et de la part de la société solidaire. L’insistance de l’Eglise pour sauvegarder toute vie dès la conception ne s’inspire de rien d’autre que d’une exigence éthique qui résulte de ce qu’est l’homme même et qui ne saurait être étrangère à aucune conscience libre et éclairée. L’Eglise connaît la gravité des dilemmes qui se présentent à de nombreux couples ainsi qu’aux médecins ou aux divers conseillers de santé; elle n’ignore pas leur souffrance et leurs doutes; elle voudrait demander cependant que l’on n’en vienne pas à déformer les consciences et que la fraternité authentiquement humaine ne fasse jamais défaut. Elle accueille favorablement les progrès accomplis pour protéger la vie de l’enfant à naître, pour préserver l’intégrité de son patrimoine génétique naturel, pour développer des thérapies efficaces.

     En plaçant des bornes d’ordre éthique à l’action de l’homme sur l’homme, votre Institution accomplira son rôle de conscience critique au service de la communauté."

 

 

 

 

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