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Laissez-les-vivre répond au médiateur de TF1

Publiée le 26-01-2010

Le journal Présent publie la réponse du médiateur de l'information de TF1, Jean-Marc Pillas, expliquant pourquoi la chaine a pratiqué le black out total sur la Marche pour la vie :

"Précisément parce que c'est la “première chaîne nationale”, elle n'a pas vocation à couvrir la manifestation de quelques militants anti-avortement contestant une loi de la République. Je remarque avec amusement que le nombre de participants à cette “Marche pour la vie” augmente tous les jours un peu plus, proportionnellement au degré de frustration de ses organisateurs devant le silence de la presse. Peut-être auriez-vous eu une couverture médiatique si vous aviez manifesté votre solidarité avec les victimes de Haïti.

Laissez-les-vivre répond  TF1

1. Vous semblez ignorer le sens de l'adjectif "quelques" qui signifie un nombre faible. En l'occurrence, vous auriez dû écrire "plusieurs", accompagné, du substantif "milliers" car l'expression "plusieurs milliers" constitue certainement l'expression la plus appropriée [...]. Même avec le chiffre de la préfecture de police (3 100), l'expression "quelques militants" est impropre. Ceci dit sur quoi repose donc votre affirmation puisque la "première chaîne nationale" a refusé de "couvrir" l'événement, excepté au moyen d'une chape de plomb. Lorsque vous traitiez d'un sujet sur un pays étranger, vous contentiez-vous de copier/coller les communiqués de l'AFP, Bloomberg, Reuters ou Tass ?

Pourriez-vous nous citer un seul sujet de société qui rassemble, chaque année depuis 2005, plusieurs milliers de manifestants ? Sauf erreur, les grosses centrales syndicales, qui ne défendent par définition que leurs intérêts catégoriels, ne manifestent jamais sur des sujets de société.

2. Par définition, une manifestation, quelle qu'elle soit, a toujours pour objectif de contester "une loi de la République" ; Serait-il désormais interdit de contester une loi (ou des lois) de la République ? Ce n'est en tout cas pas l'avis du préfet de police de Paris puisque nos manifestations sont régulièrement déclarés conformément au décret-loi du 23 octobre 1935 et n'ont jamais fait l'objet d'une quelconque interdiction. En l'occurrence, si vous aviez daigné consulter, même en diagonale, notre dossier de presse, sachez que nous ne contestons pas une seule loi mais de nombreuses lois sur le thème de la défense de la vie humaine et de la protection de la famille.

Deuxièmement, vous écrivez : "Peut-être auriez-vous eu une couverture médiatique si vous aviez manifesté votre solidarité avec les victimes de Haïti " (sic ! – on doit écrire d'Haïti car le H est aspiré). Donc selon vous, nous aurions dû récupérer une épouvantable catastrophe n'ayant aucun rapport avec notre combat pour obtenir une "couverture médiatique" et pourquoi pas collecter des fonds sans aucun rapport avec notre objet social tant que vous y êtes ! C'est une étrange déontologie que vous prônez là ! Serait-ce donc celle " la première chaîne nationale " ?

Enfin, vous ignorez sans aucun doute le sens du mot " médiateur " : le dictionnaire Larousse en donne cette définition : " Qui effectue une médiation, qui sert d'intermédiaire, d'arbitre, de conciliateur ". En réalité, vous n'êtes rien de tout cela ; ni intermédiaire, ni arbitre, ni conciliateur :

* ni intermédiaire, puisque vous ne transmettez rien ni d'un sens, ni d'un autre,
* ni arbitre, puisque vous êtes à la fois juge et partie,
* ni conciliateur, puisque vous ne procédez à aucune conciliation.

[...] Ceci dit, " première chaîne nationale " signifie sans doute grosse chaîne serve et friquée rassemblant le plus gros budget publicitaire grâce à des lois d'exception, aux ordres du CAC 40 et servant en permanence la sousoupe au chef de l'Etat, y compris en période électorale ! Quelle étrange conception de la liberté de la presse !

A propos de liberté, vous souvenez-vous que la devise de la V° République, définie en l'article premier de la constitution du 4 octobre 1958, comprend également l'humanité et la fraternité que les collabos de la culture de mort ont déjà refusé à SEPT MILLIONS d'enfants à naître ?

Il y a plusieurs années, j'avais été choqué en lisant que certains médias étaient à l'information ce que le vomi était à la gastronomie française : bien entendu, cette expression ne saurait en aucune façon concerner ni la " première chaîne nationale " ni votre auguste personne car vous Monsieur PILLAS, vous êtes réellement un gabarit exceptionnel, vous devriez être à Sèvres, vous serviriez de mètre-étalon .

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