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1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
«La paix soit avec vous!».
Cette salutation très ancienne, encore utilisée aujourd’hui dans de nombreuses cultures, a retrouvé toute sa vigueur le soir de Pâques sur les lèvres de Jésus ressuscité. «La paix soit avec vous» (Jn20, 19.21) est sa Parole qui non seulement souhaite, mais réalise un changement définitif en celui qui l’accueille et, ainsi, dans toute la réalité. C’est pourquoi les successeurs des Apôtres donnent de la voix, chaque jour et dans le monde entier, à la plus silencieuse révolution: «La paix soit avec vous !». Dès le soir de mon élection comme Évêque de Rome, j’ai voulu inscrire ma salutation dans cette annonce chorale. Et je tiens à le répéter: il s’agit de la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. [1]
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Voir la lumière et croire en elle est nécessaire pour ne pas sombrer dans les ténèbres.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le doux pouvoir d’éclairer et de dilater l’intelligence, elle résiste à la violence et la surmonte.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
La paix a le souffle de l’éternel : tandis qu’on crie “assez” au mal, on murmure “pour toujours” à la paix.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Saint Augustin exhortait les chrétiens à nouer une amitié indissoluble avec la paix, afin que, en la gardant au plus profond de leur esprit, ils puissent en rayonner la chaleur lumineuse tout autour d’eux.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Que nous ayons le don de la foi ou qu’il nous semble ne pas l’avoir, ouvrons-nous à la paix !
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Avant d’être un objectif, la paix est une présence et un cheminement. Même si elle est entravée à l’intérieur et à l’extérieur de nous, comme une petite flamme menacée par la tempête, gardons-la sans oublier ni les noms ni les histoires de ceux qui en ont témoigné.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Tout comme le soir de Pâques, Jésus est entré dans le lieu où se trouvaient ses disciples effrayés et découragés, ainsi la paix du Christ ressuscité continue de franchir les portes et les barrières grâce aux voix et aux visages de ses témoins.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Bien que beaucoup de personnes aujourd’hui aient un cœur disposé à la paix, un grand sentiment d’impuissance les envahit devant le cours des événements de plus en plus incertain.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Lorsque nous traitons la paix comme un idéal lointain, nous finissons par ne plus considérer scandaleux que l’on puisse la nier et en arriver même à la guerre pour atteindre la paix. Les bonnes idées, les phrases pesées, la capacité à dire que la paix est proche semblent faire défaut. Si la paix n’est pas une réalité vécue, à préserver et à cultiver, l’agressivité se répand dans la vie domestique comme dans la vie publique. Dans les relations entre citoyens et gouvernants, on en arrive à considérer comme une faute le fait de ne pas se préparer suffisamment à la guerre, à réagir aux attaques, à répondre à la violence. Bien au-delà du principe de légitime défense, cette logique antagoniste est, sur le plan politique, la donnée la plus actuelle dans une déstabilisation planétaire qui devient chaque jour plus dramatique et imprévisible.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Ce n’est pas un hasard si les appels répétés à l’augmentation des dépenses militaires et les choix qui en découlent sont présentés par de nombreux gouvernants avec la justification du danger représenté par les autres. En effet, la force dissuasive de la puissance, et en particulier celle de la dissuasion nucléaire, traduisent l’irrationalité d’un rapport entre les peuples, fondé non pas sur le droit, sur la justice ou sur la confiance, mais sur la peur et la domination de la force.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
A la place d’une culture de la mémoire qui préserve les prises de consciences acquises au cours du XXesiècle et n’oublie pas les millions de victimes, on promeut des campagnes de communication et des programmes éducatifs, dans les écoles et les universités comme dans les médias, diffusant la perception de menaces et transmettant une conception purement armée de défense et de sécurité.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Tout en réitérant l’appel des Pères conciliaires et en estimant que la voie du dialogue est la plus efficace à tous les niveaux, nous constatons combien les progrès technologiques et l’application dans le domaine militaire de l’intelligence artificielle ont radicalisé la dimension tragique des conflits armés. On assiste même à un processus de déresponsabilisation des dirigeants politiques et militaires, en raison de la croissante “délégation” aux machines des décisions concernant la vie et la mort des personnes humaines. Il s’agit d’une spirale destructrice sans précédent de l’humanisme juridique et philosophique sur lequel repose toute civilisation et par lequel toute civilisation est protégée.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
La bonté est désarmante. C’est peut-être pour cela que Dieu s’est fait petit enfant.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Malheureusement, il est de plus en plus courant dans le panorama contemporain de faire entrer des mots de la foi dans le combat politique, de bénir le nationalisme et de justifier religieusement la violence et la lutte armée. Les croyants doivent réfuter activement, avant tout par leur vie, ces formes de blasphème qui obscurcissent le Saint Nom de Dieu.
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Comment vivre une période de déstabilisation et de conflits tout en se libérant du mal ?
1er janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2026
Le Jubilé de l’Espérance a incité des millions d’êtres humains à se redécouvrir pèlerins et à entreprendre en eux-mêmes ce désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie auquel Dieu ne tardera pas à répondre en accomplissant ses promesses: «Il jugera entre les nations, il sera l’arbitre de peuples nombreux. Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à faire la guerre. Maison de Jacob, allons, marchons à la lumière de Yahvé» (Is2, 4-5).
1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre
Marie, par son “oui”, a contribué à donner un visage humain à la Source de toute miséricorde et de toute bienveillance : le visage de Jésus dont l’amour du Père nous touche et nous transforme, par ses yeux d’enfant, puis de jeune homme.
1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre
En ce début d’année, alors que nous nous mettons en route vers les jours nouveaux et uniques qui nous attendent, demandons au Seigneur de sentir à chaque instant, autour de nous et sur nous, la chaleur de son étreinte paternelle et la lumière de son regard bienveillant, afin de comprendre de mieux en mieux et d’avoir toujours à l’esprit qui nous sommes et vers quelle destinée merveilleuse nous avançons (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, n. 41). Mais en même temps, rendons-Lui gloire par la prière, par la sainteté de notre vie et en devenant les uns pour les autres le reflet de sa bonté.
1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre
Le monde ne se sauve pas en aiguisant les épées, en jugeant, en opprimant ou en éliminant les frères, mais plutôt en s’efforçant inlassablement de comprendre, de pardonner, de libérer et d’accueillir chacun, sans calcul ni crainte.
1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre
Tel est le visage de Dieu que Marie a laissé se former et grandir dans son sein, changeant complètement sa vie. C’est le visage qu’elle a annoncé par la lumière joyeuse et fragile de son regard de future mère ; le visage dont elle a contemplé la beauté jour après jour, tandis que Jésus grandissait dans sa maison, enfant, adolescent et jeune homme ; et qu’elle a ensuite suivi avec son cœur d’humble disciple, alors qu’Il parcourait les sentiers de sa mission, jusqu’à la croix et à la résurrection. Pour cela, elle aussi a abaissé toutes ses défenses en renonçant à ses attentes, à ses prétentions et à ses garanties - comme savent le faire les mères -, en consacrant sans réserve sa vie à son Fils qu’elle a reçu par grâce, afin de le redonner à son tour au monde.
1er janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Solennité de Marie Mère de Dieu. Basilique Saint-Pierre
Repartir comme les humbles témoins de la grotte, en « glorifiant et louant Dieu » (Lc 2,20) pour tout ce que nous avons vu et entendu. Que ce soit notre engagement, notre résolution pour les mois à venir, pour notre vie chrétienne.
1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus
Alors que le rythme des mois se répète, le Seigneur nous invite à transformer notre époque en inaugurant enfin une ère de paix et d’amitié entre tous les peuples. Sans ce désir du bien, il serait inutile de tourner les pages du calendrier et de remplir nos agendas.
1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus
Depuis toujours, Dieu, qui est un créateur bon, connaît le cœur de Marie et notre cœur. Il nous fait connaître le sien en se faisant homme : c’est pourquoi le cœur de Jésus bat pour chaque homme et pour chaque femme. Pour ceux qui sont prêts à l’accueillir, comme les bergers, et pour ceux qui ne le veulent pas, comme Hérode. Son cœur n’est pas indifférent à ceux qui n’ont pas de cœur envers le prochain : il bat pour les justes afin qu’ils persévèrent dans leur dévouement, et pour les injustes afin qu’ils changent de vie et trouvent la paix.
1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus
Le Sauveur vient dans le monde en naissant d’une femme : arrêtons-nous pour adorer cet événement qui resplendit en Marie Très Sainte et se reflète dans chaque enfant à naître, révélant l’image divine qui est imprimée dans notre corps.
1er janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière de l’Angelus
Prions tous ensemble pour la paix : d’abord entre les nations ensanglantées par les conflits et la misère, mais aussi dans nos foyers, dans les familles blessées par la violence et la souffrance. Certains que le Christ, notre espérance, est le soleil de justice qui ne s’éteint jamais, demandons avec confiance l’intercession de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Église.
2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]
« Que cherchez-vous ? » Jésus adresse cette question aux disciples parce qu’il connaît leurs cœurs. Ils étaient inquiets, au bon sens du terme. Ils ne voulaient pas se contenter de la routine ordinaire de la vie. Ils étaient ouverts à Dieu et désiraient ardemment trouver un sens. Aujourd’hui, Jésus pose la même question à chacun de vous. Chers jeunes, que cherchez-vous ? Peut-être que vos cœurs aussi sont inquiets, en quête de sens et d’accomplissement, d’une orientation pour votre vie. La réponse se trouve dans une personne. Seul le Seigneur Jésus nous apporte la vraie paix et la vraie joie, et comble chacun de nos désirs les plus profonds.
2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]
Soyez ouverts à ce que le Seigneur a préparé pour vous !
2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]
« Nous avons trouvé le Messie » (v. 41), autrement dit : « Nous avons trouvé celui que nous cherchions ! ». C’est la réponse que nous pouvons tous donner lorsque nous apprenons à connaître le Seigneur.
2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]
Le zèle missionnaire naît d’une rencontre avec le Christ.
2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]
Si vous sentez que le Seigneur vous appelle, n’ayez pas peur. Permettez-moi de souligner une fois encore que lui seul connaît les désirs les plus profonds, peut-être cachés, de votre cœur, et le chemin qui vous conduira à la vraie plénitude. Laissez-vous conduire et guider par lui !
2 janvier 2026 – Message vidéo du Pape Léon XIV aux jeunes, à l'occasion du SEEK26 [Columbus (Ohio), Denver (Colorado) et Fort Worth (Texas), 1-5 janvier 2026]
Demandons à Marie, Mère de Dieu de nous conduire vers Jésus Christ, son Fils, afin que nous puissions vraiment le connaître, connaître son amour pour nous et le merveilleux dessein qu’il a pour chacune de nos vies. Ainsi, nos cœurs trouveront véritablement la paix en celui que nous cherchons.
4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
L'espérance chrétienne, en effet, ne repose pas sur des prévisions optimistes ou des calculs humains, mais sur le choix de Dieu de partager notre chemin, afin que nous ne soyons jamais seuls dans la traversée de la vie. Telle est l'œuvre de Dieu : en Jésus, il est devenu l'un de nous, il a choisi d'être avec nous, il a voulu être pour toujours Dieu-avec-nous.
4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Si la venue de Jésus dans la faiblesse de la chair humaine, d'une part ravive en nous l'espérance, elle nous confie d'autre part un double engagement, l'un envers Dieu et l'autre envers l'homme.
4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Nous devons toujours vérifier notre spiritualité et les manières d’exprimer notre foi, afin qu'elles soient vraiment incarnées, c'est-à-dire capables de penser, de prier et d'annoncer le Dieu qui vient à notre rencontre en Jésus : non pas un Dieu lointain qui habite un ciel parfait au-dessus de nous, mais un Dieu proche qui habite notre terre fragile, se rend présent dans le visage de nos frères, et qui se révèle dans les situations quotidiennes.
4 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Envers l'homme, notre engagement doit être cohérent. Si Dieu est devenu l'un de nous, chaque créature humaine est son reflet, porte en elle son image, garde une étincelle de sa lumière. Et cela nous appelle à reconnaître en toute personne sa dignité inviolable et à nous exercer à l'amour mutuel les uns envers les autres.
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
l’Évangile (cf. Mt 2, 1-12) nous a décrit la grande joie des Mages lorsqu’ils ont revu l’étoile (cf. v. 10), mais aussi le trouble ressenti par Hérode et tout Jérusalem en présence de leur recherche (cf. v. 3). Chaque fois qu’il s’agit des manifestations de Dieu, l’Écriture Sainte ne cache pas ce genre de contrastes : joie et trouble, résistance et obéissance, peur et désir. Nous célébrons aujourd’hui l’Épiphanie du Seigneur, conscients que rien ne reste comme avant en sa présence. C’est le début de l’espérance. Dieu se révèle et rien ne peut rester immobile. Une certaine tranquillité prend fin, celle qui fait répéter aux mélancoliques : « Rien de nouveau sous le soleil » (Qo 1, 9). Quelque chose dont dépendent le présent et l’avenir commence, comme l’annonce le Prophète : « Debout, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1).
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
La Porte Sainte de cette Basilique, qui est la dernière à être refermée aujourd’hui, a vu le passage d’innombrables hommes et femmes, pèlerins d’espérance, en route vers la Cité aux portes toujours ouvertes, la nouvelle Jérusalem (cf. Ap 21, 25). Qui sont-ils et qu’est-ce qui les a animés ? À la fin de l’année jubilaire, la recherche spirituelle de nos contemporains, bien plus riche que nous ne pouvons peut-être le comprendre, nous interpelle avec une gravité particulière. Des millions d’entre eux ont franchi le seuil de l’Église. Qu’ont-ils trouvé ? Quels cœurs, quelle attention, quelle correspondance ? Oui, les Mages existent encore. Ce sont des personnes qui acceptent le défi de risquer chacun son propre voyage, et qui, dans un monde tourmenté comme le nôtre, repoussant et dangereux à bien des égards, ressentent le besoin d’aller, de chercher.
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
Homo viator, disaient les anciens. Nous sommes des vies en chemin. L’Évangile engage l’Église à ne pas craindre ce dynamisme, mais à bien le saisir et à l’orienter vers Dieu qui l’inspire. C’est un Dieu qui peut nous troubler, car il ne reste pas immobile entre nos mains comme les idoles d’argent et d’or : il est au contraire vivant et vivifiant, comme cet Enfant que Marie a trouvé dans ses bras et que les Mages ont adoré.
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
Demandons-nous : y a-t-il de la vie dans notre Église ? Y a-t-il de la place pour ce qui naît ? Aimons-nous et annonçons-nous un Dieu qui remet en route ?
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
Dans le récit, Hérode craint pour son trône, il s’agite pour ce qui échappe à son contrôle. Il tente de profiter du désir des Mages et cherche à détourner leur quête à son avantage. Il est prêt à mentir, il est prêt à tout ; la peur, en effet, aveugle. La joie de l’Évangile, en revanche, libère : elle rend prudent, certes, mais aussi audacieux, attentif et créatif ; elle suggère des voies différentes de celles déjà empruntées.
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
Dieu remet en question l’ordre existant : il a des rêves qu’il inspire encore aujourd’hui à ses prophètes ; il est déterminé à nous racheter des servitudes anciennes et nouvelles ; il implique des jeunes et des personnes âgées, des pauvres et des riches, des hommes et des femmes, des saints et des pécheurs dans ses œuvres de miséricorde, dans les merveilles de sa justice. Il ne fait pas de bruit, mais son Royaume germe déjà partout dans le monde.
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
Combien d’épiphanies nous sont données ou sont sur le point de nous être données ! Mais elles doivent être soustraites aux intentions d’Hérode, aux peurs toujours prêtes à se transformer en agressivité. « Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer » (Mt 11,12). Cette expression mystérieuse de Jésus, rapportée dans l’Évangile de Matthieu, ne peut pas ne pas nous faire penser aux nombreux conflits par lesquels les hommes peuvent résister et même agresser la Nouveauté que Dieu réserve à tous. Aimer la paix, rechercher la paix, c’est protéger ce qui est saint et, précisément pour cette raison, en train de naître : petit, délicat, fragile comme un enfant. Autour de nous, une économie faussée tente de tirer profit de tout.
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
Nous le voyons : le marché transforme en affaires même la soif humaine de chercher, de voyager, de recommencer. Demandons-nous : le Jubilé nous a-t-il appris à fuir ce type d’efficacité qui réduit toute chose à un produit, et l’être humain à un consommateur
6 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de l’Epiphanie, clôture de l’Année Sainte de l’Incarnation 2025
La manière dont Jésus a rencontré chacun et s’est laissé approcher par tous nous enseigne à estimer le secret des cœurs que Lui seul sait lire. Avec lui, nous apprenons à saisir les signes des temps (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, 4). Personne ne peut nous vendre cela. L’Enfant que les Mages adorent est un bien sans prix et sans mesure. Il est l’Épiphanie de la gratuité. Il ne nous attend pas dans des lieux prestigieux, mais dans des réalités humbles. « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda » (Mt 2, 6). Combien de villes, combien de communautés ont besoin d’entendre : « Tu n’es certes pas le dernier ». Oui, le Seigneur nous surprend encore ! Il se laisse trouver. Ses voies ne sont pas nos voies, les violents ne parviennent pas à les dominer, et les puissants de ce monde ne peuvent les bloquer. D’où la grande joie des Mages qui laissent derrière eux le palais et le temple et partent vers Bethléem : c’est alors qu’ils revoient l’étoile !
6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
Nous avons célébré ces temps-ci plusieurs jours festifs ainsi que la solennité de l’Épiphanie qui, déjà par son nom, nous suggère ce qui rend la joie possible même dans les moments difficiles. Comme vous le savez, en effet, le mot “épiphanie” signifie “manifestation”, et notre joie naît d’un Mystère qui n’est plus caché. La vie de Dieu s’est révélée : à plusieurs reprises et de différentes manières, mais avec une clarté définitive en Jésus, de sorte que nous savons maintenant, même au milieu de nombreuses tribulations, que nous pouvons espérer. “Dieu sauve” : il n’a pas d’autres intentions, il n’a pas d’autre nom. Seul ce qui libère et sauve vient de Dieu et est épiphanie de Dieu.
6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
S’agenouiller comme les Mages devant l’Enfant de Bethléem c’est, pour nous aussi, confesser que nous avons trouvé la véritable humanité, dans laquelle resplendit la gloire de Dieu.
6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
La vraie vie est apparue en Jésus, l’homme vivant, celui qui n’existe pas pour lui-même mais qui est ouvert et en communion, ce qui nous fait dire : « Sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10). Oui, la vie divine est à notre portée. Elle s’est manifestée pour nous impliquer dans son dynamisme libérateur qui détruit les peurs et nous permet de nous rencontrer dans la paix. C’est une possibilité, une invitation : la communion ne peut être une contrainte, mais que peut-on désirer de plus ?
6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
Nous ne savons pas ce que possédaient les Mages venus d’Orient, mais leur départ, leur prise de risque, leurs dons eux-mêmes nous suggèrent que tout, absolument tout ce que nous sommes et possédons, demande à être offert à Jésus, trésor inestimable.
6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
Et le Jubilé nous a rappelé cette justice fondée sur la gratuité : en soi il appelle à réorganiser la coexistence, à redistribuer la terre et les ressources, à rendre “ce que l’on a” et “ce que l’on est” aux rêves de Dieu, plus grands que les nôtres.
6 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
L’espérance que nous annonçons doit être les pieds sur terre : elle vient du ciel, mais pour engendrer ici-bas une histoire nouvelle. Alors, voyons dans les dons des Mages ce que chacun de nous peut mettre en commun, ce qu’il ne peut plus garder pour lui mais partager, afin que Jésus grandisse parmi nous. Que son Royaume grandisse, que ses paroles s’accomplissent en nous…
6 janvier 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière de l’Angelus
Je souhaite à chacun le meilleur pour la nouvelle année, dans la lumière du Christ ressuscité.
7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Tout en ressentant l’appel à ne pas en éteindre la portée prophétique et à chercher encore des voies et des moyens pour en mettre en œuvre les intuitions, il sera important de le connaître à nouveau de près, non pas à travers le « on-dit » ou les interprétations qui en ont été données, mais en relisant ses Documents et en réfléchissant à leur contenu.
7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Le Concile Vatican II a redécouvert le visage de Dieu comme Père qui, en Christ, nous appelle à être ses enfants.
7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Ce que saint Paul VI a dit aux Pères conciliaires (vatican II) à la fin des travaux demeure aussi pour nous aujourd’hui un critère d’orientation.
7 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
En nous approchant des Documents du Concile Vatican II et en en redécouvrant la prophétie et l’actualité, nous accueillons la riche tradition de la vie de l’Église et, en même temps, nous interrogeons le présent et renouvelons la joie d’aller à la rencontre du monde pour y porter l’Évangile du Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de justice et de paix.
7 janvier 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux fidèles présents sur le parvis de la Salle Paul VI
Que Dieu bénisse tous ceux qui le cherchent avec un cœur ouvert.
7 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV pour l’ouverture du Consistoire Extraordinaire
Saint Paul écrit : « Caritas Christi urget nos » ( 2 Co 5, 14). Le verbe sunechei dit que l’amour du Christ nous pousse parce qu’Il nous possède, nous enveloppe, nous captive. Voilà la force qui attire tout le monde vers le Christ, comme Il l’a Lui-même prophétisé : « Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » ( Jn 12, 32). Dans la mesure où nous nous aimons les uns les autres comme le Christ nous a aimés, nous sommes siens, nous sommes sa communauté et Il peut continuer à attirer à travers nous. En effet, seul l’amour est crédible, seul l’amour est digne de foi. [1]
L’unité attire, la division disperse. Il me semble que la physique le confirme également, tant dans le microcosme que dans le macrocosme.
7 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV pour l’ouverture du Consistoire Extraordinaire
Pour être une Église véritablement missionnaire, c’est-à-dire capable de témoigner de la force d’attraction de la charité du Christ, nous devons avant tout mettre en pratique son commandement, le seul qu’Il nous ait donné après avoir lavé les pieds de ses disciples : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres ». Et Il ajoute: « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 34-35). Saint Augustin commente : « C’est pour cela qu’Il nous a aimés, afin que nous nous aimions aussi les uns les autres. En nous aimant, Il nous a donné l’aide nécessaire pour que, par l’amour mutuel, nous nous unissions les uns aux autres et, liés par un lien si doux, nous formions le corps d’un seul Chef » (Homélie 65 sur l’Évangile de Jean, 2).
7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]
Au début de sa vie évangélique, il avait entendu un appel : « Le Seigneur me révéla que nous devions dire ce salut : “Que le Seigneur te donne la paix” » [1]. Par ces paroles essentielles, il confie à ses Frères et à tout croyant l’émerveillement intérieur que l’Évangile avait apporté à son existence : la paix est la somme de tous les biens de Dieu, un don qui vient d’en haut. Quelle illusion que de penser pouvoir la construire par les seules forces humaines ! Et pourtant, c’est un don actif, à accueillir et à vivre chaque jour
7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]
Le soir de Pâques, le Seigneur ressuscité adresse à ses disciples, effrayés et enfermés dans le Cénacle : « La paix soit avec vous » [3]. Ce n’est pas une formule de politesse, mais l’annonce certaine de la victoire du Christ sur la mort. Comme la voix des anges dans la nuit de Noël – « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » [4] –, ainsi la paix que le Père séraphique annonce est celle que le Christ lui-même a fait résonner entre le ciel et la terre.
7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]
En cette époque marquée par tant de guerres qui semblent interminables, par des divisions intérieures et sociales qui engendrent défiance et peur, Saint François continue de nous parler. Non parce qu’il offrirait des solutions techniques, mais parce que sa vie indique la source authentique de la paix.
7 janvier 2026 – Lettre Lettre du Saint-Père Léon XIV aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine à l’occasion de l’ouverture du VIIIe centenaire de la mort de saint François d’Assise [ publiée le 10 janvier 2026]
La vision franciscaine de la paix ne se limite pas aux relations entre les êtres humains, mais embrasse toute la création. François, qui appelle le soleil « frère » et la lune « sœur », qui reconnaît en chaque créature un reflet de la beauté divine, nous rappelle que la paix doit s’étendre à toute la famille du Créé. Cette intuition résonne avec une urgence particulière en notre temps, lorsque la maison commune est menacée et gémit sous l’exploitation. La paix avec Dieu, la paix entre les hommes et avec la Création sont des dimensions inséparables d’un unique appel à la réconciliation universelle.
Nous ne sommes pas ici pour promouvoir des “agendas” – personnels ou collectifs –, mais pour confier nos projets et nos inspirations au discernement qui nous dépasse « autant le ciel est élevé au-dessus de la terre » (Is 55, 9) et qui ne peut venir que du Seigneur.
8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre
Il est important que maintenant, dans l’Eucharistie, nous déposions nos désirs et nos pensées sur l’autel, ainsi que le don de notre vie, en les offrant au Père en union au Sacrifice du Christ, pour les retrouver purifiés, illuminés, fondus et transformés, par la grâce, en un seul Pain. Ce n’est qu’ainsi, en effet, que nous saurons vraiment écouter sa voix, en l’accueillant dans le don que nous sommes les uns pour les autres : raison pour laquelle nous sommes réunis.
8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre
Notre Collège, bien que riche de nombreuses compétences et talents remarquables, n’est pas appelé à être, en premier lieu, une équipe d’experts, mais une communauté de foi, dans laquelle les dons que chacun apporte, offerts au Seigneur et rendus par Lui, produisent, selon sa Providence, le plus grand fruit.
Notre “arrêt” est alors avant tout un grand acte d’amour – envers Dieu, envers l’Église, envers les hommes et les femmes du monde entier –, par lequel nous nous laissons modeler par l’Esprit : avant tout dans la prière et le silence, mais ensuite aussi en nous regardant dans les yeux, en nous écoutant les uns les autres et en nous faisant la voix, à travers le partage, de tous ceux que le Seigneur a confiés à notre sollicitude de pasteurs, dans les parties les plus diverses du monde. Un acte à vivre le cœur humble et généreux, en sachant que c’est par grâce que nous sommes ici, et qu’il n’y a rien, de ce que nous apportons, que nous n’ayons reçu comme un don et un talent à ne pas laisser se perdre, mais à investir avec prudence et courage (cf. Mt 25, 14-30).
8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre
Nous aussi, face à la “grande foule” d’une humanité affamée de bien et de paix, dans un monde où la satiété et la faim, l’abondance et la misère, la lutte pour la survie et le vide existentiel désespéré continuent de diviser et de blesser les personnes, les nations et les communautés, aux paroles du Maître, « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37), nous pouvons nous sentir comme les disciples : inadéquats et dépourvus de moyens. Mais Jésus nous répète : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir » (Mc 6, 38), et cela, nous pouvons le faire ensemble. Nous ne parviendrons pas toujours à trouver des solutions immédiates aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Mais toujours, en tout lieu et en toute circonstance, nous pourrons nous aider mutuellement – et en particulier aider le Pape – à trouver les “cinq pains et deux poissons” que la Providence ne manque jamais de fournir là où ses enfants demandent de l’aide ; et à les accueillir, les remettre, les recevoir et les distribuer, enrichis de la bénédiction de Dieu et de la foi et de l’amour de tous, afin que personne ne manque du nécessaire (cf. Mc 6, 42).
8 janvier 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe pour le Consistoire Extraordinaire, dans la Basilique Saint Pierre
La responsabilité que vous partagez avec le Successeur de Pierre est grave et lourde.
inspiré par les événements tragiques du sac de Rome en 410 ap. J.-C., saint Augustin a écrit l’une des œuvres les plus puissantes de sa production théologique, philosophique et littéraire : le De Civitate Dei, La Cité de Dieu. Comme l’a observé le Pape Benoît XVI, il s’agit d’une « oeuvre imposante et décisive pour le développement de la pensée politique occidentale et pour la théologie chrétienne de l’histoire ». [1] Il s’inspire d’un « récit » – dirions-nous en termes contemporains – qui se répandait : « Les païens, encore nombreux à cette époque, et même bon nombre de chrétiens pensaient que le Dieu de la nouvelle religion et les apôtres eux-mêmes avaient montré qu’ils étaient incapables de protéger la ville. À l’époque des divinités païennes, Rome était caput mundi, la grande capitale, et personne ne pouvait imaginer qu’elle serait tombée aux mains de ses ennemis. À présent, avec le Dieu des chrétiens, cette grande ville ne paraissait plus sûre ». [2]
Notre époque est certes très éloignée de ces événements. Il ne s’agit pas seulement d’une distance temporelle, mais aussi d’une sensibilité culturelle différente et d’un développement des catégories de pensée. Cependant, on ne peut ignorer le fait que notre sensibilité culturelle s’est inspirée de cette œuvre qui, comme tous les classiques, parle aux hommes de tous les temps.
Augustin interprète les événements et la réalité historique selon le modèle des deux cités : la cité de Dieu, qui est éternelle et caractérisée par l’amour inconditionnel de Dieu (amor Dei), auquel est lié l’amour du prochain, en particulier des pauvres ; et la cité terrestre, qui est un lieu de séjour temporaire où les êtres humains vivent jusqu’à leur mort. De nos jours, elle comprend toutes les institutions sociales et politiques, de la famille à l’État national et aux organisations internationales. Pour Augustin, cette cité était incarnée par l’Empire romain. La cité terrestre est centrée sur l’amour orgueilleux de soi (amor sui), sur la soif de pouvoir et de gloire mondains qui mènent à la destruction. Il ne s’agit toutefois pas d’une lecture de l’histoire qui vise à opposer l’au-delà à l’ici-bas, l’Église à l’État, ni d’une dialectique sur le rôle de la religion dans la société civile.
Dans la perspective augustinienne, les deux cités coexistent jusqu’à la fin des temps et possèdent une dimension à la fois extérieure et intérieure, car elles ne se mesurent pas seulement à l’aune des attitudes extérieures avec lesquelles elles sont construites dans l’histoire, mais aussi à l’aune de l’attitude intérieure de chaque être humain face aux réalités de la vie et aux événements historiques. Dans cette perspective, chacun de nous est protagoniste et donc responsable de l’histoire. Augustin souligne en particulier que les chrétiens sont appelés par Dieu à séjourner dans la cité terrestre avec le cœur et l’esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie. Cependant, le chrétien, vivant dans la cité terrestre, n’est pas étranger au monde politique et cherche à appliquer l’éthique chrétienne, inspirée des Écritures, au gouvernement civil.
La Cité de Dieu ne propose pas de programme politique, mais offre de précieuses réflexions sur des questions fondamentales de la vie sociale et politique, telles que la recherche d’une coexistence plus juste et plus pacifique entre les peuples. Augustin met également en garde contre les graves dangers pour la vie politique dérivant de fausses représentations de l’histoire, d’un nationalisme excessif et d’une distorsion de l’idéal de l’homme d’État.
Bien que le contexte dans lequel nous vivons aujourd’hui soit différent de celui du V e siècle, certaines analogies restent très actuelles. Comme à ce moment-là, nous vivons une époque de profonds mouvements migratoires ; comme à ce moment-là, nous vivons une période de profonde réorganisation des équilibres géopolitiques et des paradigmes culturels ; comme à ce moment-là, nous ne sommes pas, selon l’expression bien connue du Pape François, dans une époque de changement, mais dans un changement d’époque [3].
Ces temps-ci, la faiblesse du multilatéralisme sur le plan international est particulièrement préoccupante. Une diplomatie qui promeut le dialogue et recherche le consensus de tous est remplacée par une diplomatie de la force, des individus ou de groupes d’alliés. La guerre est revenue à la mode et une ferveur guerrière se répand. Le principe établi après la Seconde Guerre mondiale, qui interdisait aux pays d’utiliser la force pour violer les frontières d’autrui, a été enfreint. On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi « dans la poursuite d’un ordre voulu par Dieu, qui implique une justice plus parfaite entre les hommes », [4] mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination. Cela menace gravement l'État de droit qui est le fondement de toute coexistence civile pacifique.
D’ailleurs, comme le note saint Augustin, « il n’y a personne qui ne veuille la paix. Même ceux qui veulent la guerre ne veulent rien d’autre que gagner, ils souhaitent donc atteindre une paix glorieuse par la guerre. La victoire, en effet, n’est rien d’autre que la soumission de ceux qui opposent une résistance et, lorsque cela se produira, la paix sera là. [...] Même ceux qui veulent que la paix dans laquelle ils vivent soit rompue ne haïssent pas la paix, mais souhaitent qu’elle soit transmise à leur libre pouvoir. Ils ne veulent donc pas qu’il n’y ait pas de paix, mais qu’il y ait celle qu’ils veulent ». [5]
C’est précisément cette attitude qui a conduit l’humanité au drame de la Seconde Guerre mondiale dont les cendres ont donné naissance aux Nations Unies, dont le 80e anniversaire a été récemment célébré. Elles ont été voulues par la détermination de 51 nations comme pivot central de la coopération multilatérale afin de prévenir de futures catastrophes mondiales, de préserver la paix, de défendre les droits humains fondamentaux et de promouvoir un développement durable.
Je tiens à rappeler en particulier l’importance du droit international humanitaire dont le respect ne peut dépendre des circonstances et des intérêts militaires et stratégiques. Le droit humanitaire, en plus de garantir un minimum d’humanité dans les fléaux de la guerre, est un engagement que les États ont pris. Il doit toujours prévaloir sur les velléités des belligérants, afin d’atténuer les effets dévastateurs de la guerre, y compris dans une perspective de reconstruction. On ne peut passer sous silence le fait que la destruction d’hôpitaux, d’infrastructures énergétiques, d’habitations et de lieux essentiels à la vie quotidienne constitue une grave violation du droit international humanitaire. Le Saint-Siège réaffirme fermement sa condamnation de toute forme d’implication des civils dans les opérations militaires et souhaite que la Communauté internationale se souvienne que la protection du principe de l’inviolabilité de la dignité humaine et du caractère sacré de la vie compte toujours plus que tout intérêt national.
Dans cette perspective, les Nations Unies ont joué un rôle médiateur dans les conflits, encouragé le développement et aidé les États à protéger les droits humains et les libertés fondamentales. Dans un monde confronté à des défis complexes tels que les tensions géopolitiques, les inégalités et les crises climatiques, l’organisation devrait jouer un rôle fondamental pour favoriser le dialogue et l’aide humanitaire, contribuant ainsi à construire un avenir plus juste. Il est donc nécessaire de faire des efforts pour que les Nations Unies reflètent non seulement la situation du monde actuel et non celle de l’après-guerre, mais aussi pour qu’elles soient plus orientées et efficaces dans la poursuite non pas d’idéologies, mais de politiques visant à l’unité de la famille des peuples.
Le but du multilatéralisme est donc d’offrir un lieu où les personnes peuvent se rencontrer et parler, sur le modèle de l’ancien forum romain ou de la place médiévale. Cependant, pour dialoguer, il faut s’entendre sur les mots et les concepts qu’ils représentent. Redécouvrir le sens des mots est peut-être l’un des premiers défis de notre époque. Lorsque les mots perdent leur rapport à la réalité et que la réalité elle-même devient sujette à opinion et, en fin de compte, incompréhensible, on devient comme ces deux personnes dont parle saint Augustin qui sont obligées de rester ensemble sans qu’aucune des deux ne connaisse la langue de l’autre. Il observe que « les animaux muets, même s’ils sont d’espèces différentes, se comprennent plus facilement qu’elles, bien que toutes les deux soient des êtres humains. En effet, puisque par la seule diversité de la langue elles ne peuvent se communiquer leurs pensées, une grande affinité de nature ne sert à rien pour établir des relations, au point qu’un homme préfère rester avec son chien plutôt qu’avec un étranger ». [6]
De nos jours, le sens des mots est de plus en plus flou et les concepts qu’ils représentent de plus en plus ambigus. Le langage n’est plus le moyen privilégié de la nature humaine pour connaître et rencontrer, mais, dans les replis de l’ambiguïté sémantique, il devient de plus en plus une arme pour tromper ou frapper et offenser ses adversaires. Nous avons besoin que les mots recommencent à exprimer sans équivoque des réalités certaines. C’est seulement ainsi qu’un dialogue authentique et sans malentendus pourra reprendre. Cela doit se produire dans nos foyers et sur nos places, en politique, dans les moyens de communication et sur les réseaux sociaux, ainsi que dans le contexte des relations internationales et du multilatéralisme, afin que ce dernier puisse retrouver la force nécessaire pour jouer son rôle de rencontre et de médiation, indispensable pour prévenir les conflits, et que personne ne soit tenté de dominer l’autre par la logique de la force, qu’elle soit verbale, physique ou militaire.
Il convient également de noter que le paradoxe de cet affaiblissement de la parole est souvent revendiqué au nom de la liberté d’expression elle-même. Mais à y regarder de plus près, c’est le contraire qui est vrai : la liberté de parole et d’expression est garantie précisément par la certitude du langage et par le fait que chaque terme est ancré dans la vérité. Il est douloureux de constater, en revanche, que, surtout en Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent.
Malheureusement, cette dérive en entraîne d’autres qui finissent par restreindre les droits fondamentaux de la personne, à commencer par la liberté de conscience. Dans ce contexte, l’objection de conscience autorise l’individu à refuser des obligations légales ou professionnelles qui sont en contradiction avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans sa sphère personnelle : qu’il s’agisse du refus du service militaire au nom de la non-violence ou du refus de pratiques telles que l’avortement ou l’euthanasie pour des médecins et des professionnels de santé. L’objection de conscience n’est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. En ce moment particulier de l’histoire, la liberté de conscience semble faire l’objet d’une remise en question accrue de la part des États, y compris ceux qui se déclarent fondés sur la démocratie et les droits de l’homme. Cette liberté établit au contraire un équilibre entre l’intérêt collectif et la dignité individuelle, soulignant qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social.
De même, la liberté religieuse risque d’être restreinte, alors qu’elle est, comme le rappelait Benoît XVI, le premier des droits humains puisqu’elle exprime la réalité la plus fondamentale de la personne. [7] Les données les plus récentes indiquent que les violations de la liberté religieuse sont en augmentation et que 64 % de la population mondiale subit de graves violations de ce droit.
On ne peut ignorer que la persécution des chrétiens reste l’une des crises des droits humains les plus répandues à l’heure actuelle, touchant plus de 380 millions de croyants partout dans le monde, lesquels subissent des niveaux élevés ou extrêmes de discrimination, de violence et d’oppression en raison de leur foi. Ce phénomène touche environ un chrétien sur sept dans le monde et s’est aggravé en 2025 en raison des conflits en cours, des régimes autoritaires et de l’extrémisme religieux. Toutes ces données montrent malheureusement que, dans de nombreux contextes, la liberté religieuse est davantage considérée comme un “privilège” ou une concession que comme un droit humain fondamental.
9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année
Dans le cadre de ses relations et actions au niveau international, le Saint-Siège défend constamment une position en faveur de la dignité inaliénable de toute personne. …
… Les détenus, qui ne peuvent jamais être réduits au rang des crimes qu’ils ont commis. À cette occasion, je tiens à exprimer ma vive gratitude aux Gouvernements qui ont répondu positivement à l’appel de mon vénéré prédécesseur en faveur de gestes de clémence au cours de l’Année jubilaire, en exprimant le souhait que l’esprit du Jubilé inspire de manière permanente et structurelle l’administration de la justice, afin que les peines soient proportionnées aux délits commis, que des conditions dignes soient garanties aux détenus et, surtout, que l’on s’efforce d’abolir la peine de mort, mesure qui anéantit tout espérance de pardon et de renouveau. [9] Nous ne pouvons pas non plus oublier la souffrance de nombreux détenus pour raisons politiques présents dans de nombreux États.
9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année
Dans la perspective chrétienne, l’être humain est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu qui, « en l’appelant à l’existence par amour, l’a appelé en même temps à l’amour ». [10] Cette vocation se manifeste de manière privilégiée et unique au sein de la famille. C’est dans ce contexte que l’on apprend à aimer et que l’on développe la capacité de se mettre au service de la vie, contribuant ainsi au développement de la société et à la mission de l’Église.
Malgré son caractère central, l’institution familiale est aujourd’hui confrontée à deux défis cruciaux. D’une part, on assiste à une tendance inquiétante dans le système international qui consiste à négliger et à sous-estimer son rôle social fondamental, ce qui conduit à sa marginalisation institutionnelle progressive. D’autre part, on ne peut ignorer la réalité croissante et douloureuse des familles fragiles, désagrégées et souffrantes, affligées par des difficultés internes et des phénomènes inquiétants, y compris la violence domestique.
La vocation à l’amour et à la vie, qui se manifeste de manière éminente dans l’union exclusive et indissoluble entre la femme et l’homme, impose un impératif éthique fondamental : mettre les familles en mesure d’accueillir et de prendre pleinement soin de la vie naissante. Cela est plus que jamais prioritaire, en particulier dans les pays qui connaissent une baisse dramatique du taux de natalité. La vie est en effet un don inestimable qui se développe dans le cadre d’un projet relationnel fondé sur la réciprocité et le service.
C’est à la lumière de cette vision profonde de la vie comme un don à protéger et de la famille comme sa gardienne responsable qu’il faut rejeter catégoriquement les pratiques qui nient ou instrumentalisent l’origine de la vie et son développement. Parmi celles-ci, il y a l’avortement, qui interrompt une vie naissante et refuse d’accueillir le don de la vie. À cet égard, le Saint-Siège exprime sa profonde préoccupation face aux projets visant à financer la mobilité transfrontalière visant à accéder au soi-disant « droit à l’avortement sûr » et estime déplorable que des ressources publiques soient consacrées à la suppression de la vie, au lieu d’être investies dans le soutien aux mères et aux familles. L’objectif premier doit rester la protection de chaque enfant à naître et le soutien effectif et concret de chaque femme afin qu’elle puisse accueillir la vie.
De même, la maternité de substitution, qui transforme la gestation en un service négociable, viole la dignité tant de l’enfant, réduit à un “produit”, que de la mère, en instrumentalisant son corps et le processus de génération et en altérant le projet relationnel originel de la famille.
De semblables considérations peuvent être étendues aux malades et aux personnes âgées et seules, qui ont parfois du mal à trouver une raison de continuer à vivre. Il incombe également à la société civile et aux États de répondre concrètement aux situations de fragilité, en proposant des solutions à la souffrance humaine, comme les soins palliatifs, et en promouvant des politiques de solidarité authentique, plutôt que d’encourager des formes de compassion illusoires comme l’euthanasie.
Une réflexion similaire peut être faite à propos de beaucoup de jeunes confrontés à de nombreuses difficultés, parmi lesquelles la dépendance aux drogues. Un effort conjoint de tous est nécessaire pour éradiquer ce fléau de l'humanité et le trafic de drogue qui l'alimente, afin d'éviter que des millions de jeunes à travers le monde ne finissent victimes de la consommation de drogues. Conjointement à cet effort, il devra y avoir des politiques adéquates de désintoxication et des investissements plus importants dans la promotion humaine, l'éducation et la création d'emplois.
À la lumière de ces défis, il faut réaffirmer avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. Une société n'est saine et avancée que lorsqu'elle protège le caractère sacré de la vie humaine et s'efforce activement de la promouvoir.
Les considérations que j’ai présentées conduisent à penser que, dans le contexte actuel, on assiste à un véritable “court-circuit” des droits humains. Le droit à la liberté d’expression, à la liberté de conscience, à la liberté religieuse et même à la vie subissent des restrictions au nom d’autres droits dits nouveaux, avec pour conséquence que tout le système des droits humains perd de sa vigueur, laissant place à la force et à l’oppression. Cela se produit lorsque chaque droit devient autoréférentiel et surtout lorsqu’il perd son lien avec la réalité des choses, leur nature et la vérité.
L’orgueil obscurcit la réalité elle-même et l’empathie envers le prochain. Ce n’est pas un hasard si à l’origine de tout conflit se trouve toujours une racine d’orgueil.
9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année
La guerre se contente de détruire, tandis que la paix exige un effort continu et patient de construction et une vigilance constante.
9 janvier 2026 – Discours du pape Léon XIV aux membres du Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège à l’occasion des vœux de la nouvelle année
La paix reste un bien difficile mais possible. Comme le rappelle Augustin, elle « est la fin de notre bien », [15] car elle est la fin même de la cité de Dieu, à laquelle nous aspirons, même inconsciemment, et dont nous pouvons goûter l’anticipation dans la cité terrestre. Au cours de notre pèlerinage sur cette terre, elle exige humilité et courage. L’humilité de la vérité et le courage du pardon.
10 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les collaborateurs et aux bénévoles du Jubilé, Salle Paul VI
Je voudrais rappeler en particulier la présence à Rome, à l’occasion du Jubilé, de tant de jeunes et d’adolescents de toutes les nations. Il a été beau de toucher du doigt leur enthousiasme, d’être témoins de leur joie, de voir le sérieux avec lequel ils ont prié, médité et célébré, de les observer, si nombreux et si différents, et pourtant unis, ordonnés (aussi grâce à votre service !), désireux de se connaître et de vivre ensemble des moments de grâce, de fraternité et de paix. Réfléchissons à ce qu’ils nous ont montré. Tous, à divers niveaux, nous sommes responsables de leur avenir, dans lequel se joue l’avenir du monde. Demandons-nous donc, à la lumière de ce que nous avons vu : de quoi ont-ils réellement besoin ? Qu’est-ce qui les aide vraiment à mûrir et à donner le meilleur d’eux-mêmes ? Où peuvent-ils trouver de vraies réponses aux questions les plus profondes qu’ils portent dans leur cœur ? Les jeunes ont besoin de modèles sains, qui les orientent vers le bien, l’amour et la sainteté, comme nous l’ont montré les figures de saint Carlo Acutis et de saint Pier Giorgio Frassati, canonisés en septembre dernier. Gardons devant nous leurs regards limpides et vivants, pleins d’énergie et en même temps si fragiles : ils pourront nous être d’une grande aide pour discerner avec sagesse et prudence dans les graves responsabilités qui nous attendent à leur égard.
(Mt 3, 14). Comme une lumière dans les ténèbres, le Seigneur se trouve là où nous ne l’attendons pas : il est le Saint parmi les pécheurs, qui veut habiter parmi nous sans garder ses distances, mais en assumant pleinement tout ce qui est humain. « Laisse faire », répond Jésus à Jean, « car il convient que nous accomplissions toute justice » (v. 15). Quelle justice ? Celle de Dieu, qui dans le baptême de Jésus opère notre justification : dans son infinie miséricorde, le Père nous rend justes par son Christ, l’unique Sauveur de tous. Comment cela se produit-il ? Celui qui est baptisé par Jean dans le Jourdain fait de ce geste un signe nouveau de mort et de Résurrection, de pardon et de communion.
Les enfants que vous tenez maintenant dans vos bras sont transformés en créatures nouvelles. Tout comme ils ont reçu la vie de vous, leurs parents, ils reçoivent maintenant le sens de cette vie : la foi. Lorsque nous savons qu’un bien est essentiel, nous le recherchons immédiatement pour ceux que nous aimons. Qui d’entre nous, en effet, laisserait les nouveau-nés sans vêtements ni nourriture, en attendant qu’ils choisissent eux-mêmes, une fois grands, comment s’habiller et quoi manger ? Très chers amis, si la nourriture et les vêtements sont nécessaires pour vivre, la foi est plus que nécessaire, car avec Dieu, la vie trouve le salut.
11 janvier 2026 – homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe dans la Chapelle Sixtine en la fête du Baptême de Jésus. Le Pape y célébrant des Baptêmes
Son amour providentiel se manifeste sur terre à travers vous, mères et pères qui demandez la foi pour vos enfants. Bien sûr, le jour viendra où ils deviendront trop lourds à porter dans vos bras ; et le jour viendra aussi où ce sera eux qui vous soutiendront. Que le baptême, qui nous unit dans l’unique famille de l’Église, sanctifie à tout moment toutes vos familles, en donnant force et constance à l’affection qui vous unit.
11 janvier 2026 – homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe dans la Chapelle Sixtine en la fête du Baptême de Jésus. Le Pape y célébrant des Baptêmes
Les gestes que nous allons accomplir dans un instant en sont de magnifiques témoignages : l’eau du baptistère est le lavage dans l’Esprit, qui purifie de tout péché ; la robe blanche est le vêtement neuf que Dieu le Père nous donne pour la fête éternelle de son Royaume ; le cierge allumé à la flamme pascale est la lumière du Christ ressuscité, qui illumine notre chemin. Je vous souhaite de le poursuivre avec joie tout au long de l’année qui vient de commencer et tout au long de votre vie, certain que le Seigneur accompagnera toujours vos pas.
11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Dieu ne regarde pas le monde de loin, sans toucher notre vie, nos maux et nos attentes ! Il vient parmi nous avec la sagesse de son Verbe fait chair, nous impliquant dans un projet d’amour surprenant pour toute l’humanité.
11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Jean-Baptiste, émerveillé, demande à Jésus : « Toi, tu viens à moi ? » (v. 14). Oui, dans sa sainteté, le Seigneur se fait baptiser comme tous les pécheurs pour révéler l’infinie miséricorde de Dieu.
11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Le Fils unique, en qui nous sommes frères et sœurs, vient en effet pour servir et non pour dominer, pour sauver et non pour condamner. Il est le Christ rédempteur : il prend sur lui ce qui est nôtre, y compris le péché, et nous donne ce qui est sien, c’est-à-dire la grâce d’une vie nouvelle et éternelle.
11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Dans les heures sombres, le baptême est lumière ; dans les conflits de la vie, le baptême est réconciliation ; à l’heure de la mort, le baptême est la porte du ciel.
11 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Prions ensemble la Vierge Marie, en lui demandant de soutenir chaque jour notre foi et la mission de l’Église.
14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
la Constitution dogmatique Dei Verbum sur la Révélation divine. Il s'agit de l'un des documents les plus beaux et les plus importants du concile
14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
C'est un point fondamental de la foi chrétienne, que Dei Verbum nous rappelle : Jésus-Christ transforme radicalement la relation de l'homme avec Dieu, qui sera désormais une relation d'amitié. C'est pourquoi l’unique condition de la nouvelle alliance est l'amour.
14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Il y a dans l'Alliance un premier moment de distance, dans la mesure où le pacte entre Dieu et l'homme reste toujours asymétrique : Dieu est Dieu et nous sommes des créatures ; mais, avec la venue du Fils dans la chair humaine, l'Alliance s'ouvre à sa fin ultime : en Jésus, Dieu fait de nous ses enfants et nous appelle à devenir semblables à Lui dans notre fragile humanité. Notre ressemblance avec Dieu ne s'obtient donc pas par la transgression et le péché, comme le suggère le serpent à Ève (cf. Gn 3, 5), mais dans la relation avec le Fils fait homme.
14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Dans la Révélation chrétienne, lorsque Dieu, pour venir à notre rencontre, s'incarne dans son Fils, le dialogue qui avait été interrompu est définitivement rétabli : l'Alliance est nouvelle et éternelle, rien ne peut nous séparer de son amour. La Révélation de Dieu a donc le caractère dialogique de l'amitié et, comme dans l'expérience de l'amitié humaine, elle ne supporte pas le mutisme, mais se nourrit de l'échange de paroles vraies.
14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
La Constitution Dei Verbum nous le rappelle également : Dieu nous parle. Il est important de saisir la différence entre la parole et le bavardage : ce dernier s'arrête à la surface et ne réalise pas de communion entre les personnes, tandis que dans les relations authentiques, la parole ne sert pas seulement à échanger des informations et des nouvelles, mais à révéler qui nous sommes. La parole possède une dimension révélatrice qui crée une relation avec l'autre. Ainsi, en nous parlant, Dieu se révèle à nous comme un Allié qui nous invite à l’amitié avec Lui.
14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Dans cette perspective, la première attitude à cultiver est l'écoute, afin que la Parole divine puisse pénétrer nos esprits et nos cœurs ; en même temps, nous sommes appelés à parler avec Dieu, non pas pour lui communiquer ce qu'il sait déjà, mais pour nous révéler à nous-mêmes.
D'où la nécessité de la prière, dans laquelle nous sommes appelés à vivre et à cultiver l'amitié avec le Seigneur. Cela se réalise tout d'abord dans la prière liturgique et communautaire, où ce n'est pas nous qui décidons ce que nous voulons entendre de la Parole de Dieu, mais c'est Lui-même qui nous parle à travers l'Église ; cela se réalise également dans la prière personnelle, qui se déroule dans l'intimité du cœur et de l'esprit. Le temps consacré à la prière, à la méditation et à la réflexion ne peut manquer dans la journée et la semaine du chrétien. Ce n'est que lorsque nous parlons avec Dieu que nous pouvons aussi parler de Lui.
14 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Notre expérience nous montre que les amitiés peuvent prendre fin à cause d'un geste spectaculaire de rupture, ou d'une série de négligences quotidiennes qui effritent la relation jusqu'à la perdre. Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse. Accueillons-le, prenons soin de cette relation et nous découvrirons que c'est précisément l'amitié avec Dieu qui est notre salut.
Je vous avoue très sincèrement que je suis très ému de vous rencontrer. Quand j’ai appris que certains d’entre vous avaient demandé cette audience, j’ai immédiatement répondu : « Oui, nous trouverons le temps ». Je voulais au moins avoir l’occasion de partager un moment qui, pour vous, au milieu de tant de douleur et de souffrance, est vraiment une mise à l’épreuve de notre foi, une mise à l’épreuve de ce en quoi nous croyons. On se demande souvent : « Pourquoi, Seigneur ? ». Quelqu’un m’a rappelé un moment similaire, précisément lors de la messe des funérailles où, au lieu de faire un sermon, le prêtre parlait comme dans un dialogue entre la personne et Dieu lui-même, avec cette question qui nous accompagne toujours : « Pourquoi, Seigneur, pourquoi ? ».
Ce sont des moments de grande peine et de grande souffrance. L’un de vos êtres le plus aimé, le plus cher, a perdu la vie dans une catastrophe d’une extrême violence, ou bien se trouve pour longtemps hospitalisé, le corps défiguré des conséquences d’un terrible incendie qui a frappé l’imagination du monde entier. Et cela au moment le plus imprévu, en un jour où tout le monde se réjouissait et faisait la fête pour s’échanger des vœux de joie et de bonheur.
Que dire en pareille circonstance ? Quel sens donner à de tels événements ? Où trouver une consolation à la hauteur de ce que vous éprouvez ?... une consolation qui ne soit pas de vaines paroles superficielles mais qui touche en profondeur et ranime l’espérance ? Il n’y a qu’une parole, frères et sœurs, qui convienne : celle du Fils de Dieu sur la Croix – dont vous êtes si proches aujourd’hui – et qui, du profond de son abandon et de sa peine cria vers le Père : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46).
La réponse du Père à la supplique de son Fils se fait attendre trois jours, dans le silence. Mais quelle réponse ! Jésus ressuscite glorieux, vivant pour toujours dans la joie et la lumière éternelle de Pâques.
Je ne peux pas vous expliquer, frères et sœurs, pourquoi il vous est demandé, à vos proches comme à vous-mêmes, de traverser une telle épreuve. L’affection et les paroles humaines de compassion que je vous adresse aujourd’hui paraissent bien limitées et impuissantes. En revanche, le Successeur de Pierre que vous êtes venus rencontrer aujourd’hui vous l’affirme avec force et conviction : votre espérance n’est pas vaine car le Christ est vraiment ressuscité ! La Sainte Église en est témoin et l’annonce avec certitude. Saint Paul, qui l’avait vu vivant, le disait au chrétiens de Corinthe : « Si nous avons mis notre espérance dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis » (1 Co 15, 19.20).
Chers frères et sœurs, rien ne pourra jamais vous séparer de l’amour du Christ (cf. Rm 8, 35), de même vos proches qui souffrent ou que vous avez perdu. La foi qui nous habite éclaire les moments les plus sombres et les plus douloureux de nos vies d’une lumière irremplaçable, qui nous aide à continuer courageusement la route vers le but. Jésus nous précède sur ce chemin de mort et de résurrection qui demande patience et persévérance. Soyez assurés de sa proximité et de sa tendresse, Il n’est pas loin de ce que vous vivez, au contraire, Il le partage et le porte avec vous. De même l’Église tout entière le porte avec vous. Soyez assurés de sa prière – et de ma prière personnelle – pour le repos de vos défunts, pour le soulagement de ceux que vous aimez et qui souffrent, et pour vous-mêmes qui les accompagnez de votre tendresse et de votre amour.
Votre cœur est aujourd’hui transpercé, comme le fut celui de Marie au pied de la Croix, Marie qui voyait son Fils. Notre Dame des Douleurs est toute proche de vous en ces jours, et c’est à elle que je vous confie. Adressez-lui sans retenue vos larmes et cherchez auprès d’elle le réconfort maternel qu’elle pourra vous donner. Comme Marie, vous saurez attendre avec patience, dans la nuit de la souffrance mais la certitude de la foi, que se lève un jour nouveau ; et vous retrouverez la joie.
En signe de réconfort, je vous donne à chacun, ainsi qu’à tous vos proches qui souffrent, la Bénédiction Apostolique.
Le service diplomatique n’est pas une profession, mais une vocation pastorale: c’est l’art évangélique de la rencontre, qui recherche des voies de réconciliation là où les hommes élèvent des murs et des méfiances. Notre diplomatie, en effet, naît de l’Evangile: elle n’est pas tactique, mais elle est une charité réfléchie; elle ne cherche ni vainqueurs ni vaincus, ne construit pas de barrières, mais rétablit des liens authentiques.
Les diplomates du Pape sont appelés à être des ponts: des ponts invisibles pour soutenir, des ponts solides lorsque les événements semblent difficiles à contenir, et des ponts d’espérance lorsque le bien vacille.
A l’image de saint Antoine Abbé, votre patron, qui sut transformer le silence du désert en un dialogue fécond avec Dieu, soyez des prêtres à la spiritualité profonde, afin de puiser dans la prière la force de la rencontre avec les autres.
17 janvier 2026 - Message du Pape Léon XIV aux participants à la ‘‘Marche pour la vie’’ de Washington D.C. le 23 janvier 2026. Message publié sur le site du Vatican, le 22 janvier 2026
J’adresse de cordiales salutations à tous ceux d’entre vous qui participent à la March for Life 2026. J’exprime également ma profonde reconnaissance et je vous assure de ma proximité spirituelle tandis que vous vous rassemblez pour ce témoignage public éloquent, afin d’affirmer que « la protection du droit à la vie constitue le fondement indispensable de tout autre droit humain » (Discours aux membres du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, 9 janvier 2026).
En effet, « une société est saine et progresse seulement lorsqu’elle protège la sacralité de la vie humaine et s’emploie activement à la promouvoir » (ibid.). À ce propos, je voudrais vous encourager, en particulier vous les jeunes, à continuer de veiller à ce que la vie soit respectée à toutes ses étapes, par des efforts appropriés à chaque niveau de la société, y compris par le dialogue avec les responsables civils et politiques.
Que Jésus, qui a promis d’être avec nous toujours (cf. Mt 28,20), vous accompagne aujourd’hui tandis que vous marchez avec courage et pacifiquement au nom des enfants à naître. En les défendant, sachez que vous accomplissez le commandement du Seigneur de le servir dans les plus petits de nos frères et de nos sœurs (cf. Mt 25,31-46).
Dans ces sentiments, je vous confie tous, ainsi que ceux qui vous soutiennent par leurs prières et leurs sacrifices, à l’intercession de Marie Immaculée, Patronne des États-Unis d’Amérique, et je vous accorde bien volontiers ma Bénédiction apostolique, en gage d’abondantes grâces célestes.
Du Vatican, le 17 janvier 2026
Léon PP. XIV
18 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
L’approbation, le consensus et la visibilité revêtent souvent une importance excessive, au point d’influencer les idées, les comportements et les états d’esprit des personnes, de causer des souffrances et des divisions, de produire des modes de vie et des relations éphémères, décevants et emprisonnants. En réalité, nous n’avons pas besoin de ces “succédanés de bonheur”. Notre joie et notre grandeur ne reposent pas sur des illusions passagères de succès et de popularité, mais sur le fait de nous savoir aimés et désirés par notre Père qui est aux cieux.
C’est l’amour dont nous parle Jésus : celui d’un Dieu qui, aujourd’hui encore, vient parmi nous non pas pour nous émerveiller avec des effets spéciaux, mais pour partager nos peines et prendre sur lui nos fardeaux, nous révélant qui nous sommes vraiment et ce que nous valons à ses yeux.
18 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière Mariale de l’Angelus
Que le Seigneur ne nous trouve pas distraits à son passage. Ne gaspillons pas notre temps et notre énergie à courir après ce qui n’est qu’apparence. Apprenons de Jean le Baptiste à garder l’esprit vigilant, à aimer les choses simples et les paroles sincères, à vivre avec sobriété et profondeur d’esprit et de cœur, à nous contenter du nécessaire et à trouver possiblement chaque jour un moment privilégié, où nous pouvons nous arrêter en silence pour prier, réfléchir, écouter, en somme pour “faire le désert” afin de rencontrer le Seigneur et rester avec Lui
18 janvier 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière Mariale de l’Angelus
Notre engagement en faveur de l’unité doit aller de pair avec celui en faveur de la paix et de la justice dans le monde
19 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la Délégation Œcuménique Finlandaise à l’occasion de la fête de Saint Henri
A une époque où les personnes sont souvent tentées par un sentiment de désespoir, nous avons la mission essentielle, en tant que messagers chrétiens d’espérance, d’apporter la lumière du Seigneur dans les lieux les plus sombres du monde.
19 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la Délégation Œcuménique Finlandaise à l’occasion de la fête de Saint Henri
Encouragés et renforcés par la grâce de Jésus Christ, qui est la véritable incarnation de l’espérance pour tous, nous sommes appelés et envoyés pour témoigner de cette vérité salvatrice à travers des paroles constructives et des actions charitables.
22 janvier 2026 - MESSAGE DU PAPE LÉON XIV pour la Journée Internationale de la Fraternité Humaine 2026 . Publié par le Vatican le 4 février 2026
Ce qu’il y a de plus précieux et d’universel dans notre humanité : notre fraternité, ce lien indestructible qui unit tous les êtres humains, créés à l’image de Dieu.
25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026
Être chrétien n’est pas avant tout un ensemble de pratiques ou d’idées : c’est une vie en union avec le Christ, dans laquelle nous sommes rendus participants de la relation filiale qu’Il vit avec le Père dans l’Esprit Saint. Cela signifie demeurer dans le Christ comme les sarments en la vigne (cf. Jn 15, 4), immergés dans la vie trinitaire.
25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026
Etre « un dans le Christ » nous appelle à toujours garder les yeux tournés vers le Seigneur, afin qu’Il soit vraiment au centre de la vie personnelle et communautaire, de toute parole, action, relation interpersonnelle, de sorte que nous puissions dire avec émerveillement : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).
25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026
Plus nous serons unis dans le Christ, plus nous pourrons accomplir ensemble la mission qu’Il nous confie.
25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026
L’unité des disciples n’est pas une fin en soi : elle est ordonnée à la mission.
25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026
La Bonne Nouvelle que nous sommes envoyés annoncer au monde n’est pas un idéal abstrait : c’est l’Évangile de l’amour fidèle de Dieu, incarné dans le visage et la vie de Jésus-Christ.
25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026
Le monde a encore besoin de ces courageux témoins du Christ, et les communautés ecclésiales ont encore besoin de nouvelles vocations missionnaires, que nous devons toujours garder à cœur et pour lesquelles nous devons sans cesse prier le Père.
25 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 100ème Journée Mondiale des Missions 18 octobre 2026
« l’amour n’est pas aimé », comme l’a dit saint François d’Assise, vers qui nous tournons notre regard tout particulièrement 800 ans après son entrée au ciel. Laissons-nous contaminer par son désir de vivre dans l’amour du Seigneur et de le transmettre à nos proches comme à ceux qui sont loin, car, comme il l’affirmait, « il faut beaucoup aimer l’amour de Celui qui nous a tant aimés » (Saint Bonaventure de Bagnoregio, Leggenda maggiore, chap. IX, 1 ; Fonti francescane, 1161).
25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs
Alors que nous sommes réunis auprès de la dépouille mortelle de l’Apôtre des Gentils, nous nous rappelons que sa mission est aussi celle de tous les chrétiens d’aujourd’hui : annoncer le Christ et inviter tout le monde à avoir confiance en lui. En effet, toute véritable rencontre avec le Seigneur est un moment qui transforme, qui donne une nouvelle vision et une nouvelle orientation pour accomplir la tâche d’édifier le Corps du Christ (cf. Ep 4, 12).
25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs
Il est du devoir commun de tous les chrétiens de dire au monde, avec humilité et joie : « Regardez le Christ ! Approchez-vous de Lui ! Accueillez sa Parole qui illumine et console ! » (Homélie de la messe pour le début du Pontificat, 18 mai 2025).
25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs
Puisse aujourd’hui encore le Saint-Esprit trouver en nous l’intelligence docile pour communiquer d’une seule voix la foi aux hommes et aux femmes de notre temps !
25 janvier 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière des Vêpres en la solennité de la conversion de Saint Paul Apôtre, basilique Saint Paul Hors les Murs
Dans le passage de la Lettre aux Éphésiens nous entendons sans cesse répéter le qualificatif “un” : un seul corps, un seul Esprit, une seule espérance, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu (cf. Ep 4, 4-6). Comment ces paroles inspirées pourraient-elles ne pas nous toucher profondément ? Comment notre cœur pourrait-il ne pas brûler sous leur impact ?
28 janvier 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
L'apôtre Paul exhorte à plusieurs reprises son disciple et collaborateur Timothée : « O Timothée, garde le dépôt qui t'a été confié » (1Tm 6, 20 ; cf. 2 Tm 1, 12.14). La constitution dogmatique Dei Verbum fait écho à ce texte paulinien lorsqu'elle dit : « La sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu, confié à l’Église », interprété par le « Magistère vivant de l’Église dont l’autorité s’exerce au nom de Jésus Christ » (n° 10). Le terme « dépôt » est, dans son sens originel, de nature juridique et impose au dépositaire le devoir de conserver le contenu, qui dans ce cas est la foi, et de le transmettre intact.
Le « dépôt » de la Parole de Dieu est encore aujourd'hui entre les mains de l'Église et nous tous, dans les différents ministères ecclésiaux, devons continuer à le préserver dans son intégrité, comme une étoile polaire pour notre cheminement dans la complexité de l'histoire et de l'existence.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
Je sais que souvent ce ministère se déroule dans la fatigue, dans des situations complexes et dans un dévouement silencieux dont seul Dieu est témoin.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
Le temps que vit l’Église nous invite à nous arrêter ensemble pour une réflexion sereine et honnête. Non pas tant pour nous en tenir à des diagnostics immédiats ou à la gestion des urgences, mais pour apprendre à lire en profondeur le moment que nous vivons, en reconnaissant, à la lumière de la foi, les défis et aussi les possibilités que le Seigneur ouvre devant nous. Sur ce chemin, il devient de plus en plus nécessaire d’éduquer notre regard et de nous exercer au discernement, afin de pouvoir percevoir plus clairement ce que Dieu est déjà en train d’accomplir, souvent de manière silencieuse et discrète, au milieu de nous et de nos communautés.
Cette lecture du présent ne peut faire abstraction du cadre culturel et social dans lequel la foi est aujourd’hui vécue et exprimée. Dans de nombreux milieux, nous constatons des processus avancés de sécularisation, une polarisation croissante du discours public et une tendance à réduire la complexité de la personne humaine, en l’interprétant à partir d’idéologies ou de catégories partielles et insuffisantes. Dans ce contexte, la foi risque d’être instrumentalisée, banalisée ou reléguée au rang de l’insignifiant, tandis que s’affirment des formes de coexistence qui font abstraction de toute référence transcendante.
À cela s’ajoute un changement culturel profond qui ne peut être ignoré : la disparition progressive des références communes. Pendant longtemps, la graine chrétienne a trouvé un terrain largement préparé, car le langage moral, les grandes questions sur le sens de la vie et certaines notions fondamentales étaient, au moins en partie, partagés. Aujourd’hui, ce substrat commun s’est considérablement affaibli. Bon nombre des présupposés conceptuels qui, pendant des siècles, ont facilité la transmission du message chrétien, ne sont plus évidents et, dans bien des cas, ne sont même plus compréhensibles. L’Évangile ne se heurte pas seulement à l’indifférence, mais aussi à un horizon culturel différent, où les mots n’ont plus le même sens et où la première annonce ne peut être considérée comme acquise.
Cependant, cette description n’épuise pas ce qui se passe réellement. Je suis convaincu – et je sais que beaucoup d’entre vous le perçoivent dans l’exercice quotidien de votre ministère – qu’au cœur de nombreuses personnes, en particulier des jeunes, s’ouvre aujourd’hui une nouvelle inquiétude. L’absolutisation du bien-être n’a pas apporté le bonheur escompté ; une liberté détachée de la vérité n’a pas généré la plénitude promise ; et le progrès matériel, à lui seul, n’a pas réussi à combler le désir profond du cœur humain.
En effet, les propositions dominantes, ainsi que certaines lectures herméneutiques et philosophiques qui ont voulu interpréter la destinée de l’homme, loin d’offrir une réponse suffisante, ont souvent laissé un sentiment accru de lassitude et de vide. C’est précisément pour cette raison que nous constatons que de nombreuses personnes commencent à s’ouvrir à une recherche plus honnête et plus authentique, une recherche qui, accompagnée de patience et de respect, les conduit à nouveau à la rencontre du Christ. Cela nous rappelle que pour le prêtre, ce n’est pas le moment de se replier sur soi-même ou de se résigner, mais d’être fidèle et généreusement disponible. Tout cela naît de la reconnaissance que l’initiative vient toujours du Seigneur, qui est déjà à l’œuvre et nous précède par sa grâce.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
Se dessine le type de prêtres dont l’Église tout entière a besoin en ce moment. Certainement pas des hommes définis par la multiplication des tâches ou par la pression des résultats, mais des hommes configurés au Christ, capables de soutenir leur ministère à partir d’une relation vivante avec Lui, nourrie par l’Eucharistie et exprimée dans une charité pastorale marquée par le don sincère de soi. Il ne s’agit pas d’inventer de nouveaux modèles ni de redéfinir l’identité que nous avons reçue, mais de proposer à nouveau, avec une intensité renouvelée, le sacerdoce dans son essence la plus authentique — être alter Christus —, en laissant Dieu façonner notre vie, unifier notre cœur et donner forme à un ministère vécu dans l’intimité avec Dieu, le dévouement fidèle à l’Église et le service concret aux personnes qui nous ont été confiées.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
Le prêtre ne vit pas pour s’exhiber, mais pas non plus pour se cacher. Sa vie est appelée à être visible, cohérente et reconnaissable, même si elle n’est pas toujours comprise.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
Le prêtre n’est jamais une fin en soi. Toute sa vie est appelée à renvoyer à Dieu et à accompagner le passage vers le Mystère, sans usurper sa place.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
En arrivant au seuil d’une cathédrale, nous comprenons qu’il ne convient pas que tout entre à l’intérieur, car c’est un espace sacré. Le seuil marque un passage, une séparation nécessaire. Avant d’entrer, quelque chose reste à l’extérieur. Le sacerdoce se vit également ainsi : être dans le monde, mais sans être du monde (cf. Jn 17, 14). C’est à ce carrefour que se situent le célibat, la pauvreté et l’obéissance ; non pas comme un renoncement à la vie, mais comme la forme concrète qui permet au prêtre d’appartenir entièrement à Dieu sans cesser de marcher parmi les hommes.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
La vie sacerdotale ne se soutient pas d’elle-même, mais dans le témoignage apostolique reçu et transmis dans la Tradition vivante de l’Église, et gardé par le Magistère (cf. 1 Co 11, 2 ; 2 Tm 1, 13-14). Lorsque le prêtre reste ancré dans ce fondement, il évite de construire sur le sable des interprétations partielles ou des accents circonstanciels, et s’appuie sur le roc solide qui le précède et le dépasse (cf. Mt 7, 24-27).
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
Célébrez les sacrements avec dignité et foi, en étant conscients que ce qui s’y produit est la véritable force qui édifie l’Église et qu’ils sont la fin ultime à laquelle tout notre ministère est ordonné. Mais n’oubliez pas que vous n’êtes pas la source, mais le canal, et que vous avez aussi besoin de boire de cette eau. C’est pourquoi, ne cessez pas de vous confesser, de toujours revenir à la miséricorde que vous annoncez.
28 janvier 2026 - Lettre du Pape Léon XIV au presbyterium de l’archidiocèse de Madrid à l’occasion de l’Assemblée presbytérale « Convivium ». Publiée sur le site du Vatican le 9 février 2026
Sur l’autel, par vos mains, le sacrifice du Christ s’actualise dans la plus haute action confiée à des mains humaines ; dans le tabernacle, demeure Celui que vous avez offert, confié à nouveau à vos soins. Soyez des adorateurs, des hommes de prière profonde, et enseignez à votre peuple à faire de même.
29 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi
En vérité, nombreux sont les jeunes qui vivent désormais sans aucune référence à Dieu et à l’Eglise; et si, d’une part, cela provoque en nous croyants une profonde douleur, d’autre part, cela doit nous conduire à redécouvrir «la douce et réconfortante joie d’évangéliser» , qui est au cœur même de la vie et de la mission de l’Epouse du Christ.
29 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour la Doctrine de la Foi
Le fondement de la vie du Corps du Christ est l’amour du Père, qui nous a été révélé dans le Fils fait homme, présent et œuvrant en nous par le don de l’Esprit; c’est pourquoi «ce n’est pas l’Eglise qui attire, mais le Christ, et si un chrétien ou une communauté ecclésiale attire, c’est parce qu’à travers ce “canal” passe la sève vitale de la Charité qui jaillit du Cœur du Sauveur»
29 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de prière contre la Traite des êtres humains. Publié le 6 février 2026 sur le site du Vatican
La paix véritable commence par la reconnaissance et la protection de la dignité donnée par Dieu à chaque personne.
29 janvier 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la Journée Mondiale de prière contre la Traite des êtres humains. Publié le 6 février 2026 sur le site du Vatican
La prière est la “petite flamme” que nous devons préserver au milieu de la tempête, car elle nous donne la force de résister à l’indifférence face à l’injustice.
31 janvier 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Political Innovation Hackathon: one humanity, one planet »
Je vous invite à réfléchir au fait qu’il n’y aura pas de paix sans mettre fin à la guerre que l’humanité se fait à elle-même lorsqu’elle écarte les plus faibles, lorsqu’elle exclut les pauvres, lorsqu’elle demeure indifférente face au réfugié et à l’opprimé. Seul celui qui prend soin des plus petits peut accomplir des choses vraiment grandes. Mère Teresa de Calcutta, sainte des derniers et prix Nobel de la paix, affirmait à ce sujet que « le plus grand destructeur de la paix est l’avortement » (cf. Discours au National Prayer Breakfast, 3 février 1994). Sa voix demeure prophétique : aucune politique ne peut en effet se mettre au service des peuples si elle exclut de la vie ceux qui sont sur le point de venir au monde, si elle ne secourt pas ceux qui sont dans la misère matérielle et spirituelle.
1er février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus.
L’illusion réside dans le manque de foi au Christ : il est le pauvre qui partage sa vie avec tous, le doux qui persévère dans la souffrance, l’artisan de paix persécuté jusqu’à la mort sur la croix.
1er février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus.
Les Béatitudes deviennent pour nous un test du bonheur, et nous amènent à nous demander si nous le considérons comme une conquête que l’on achète ou comme un don que l’on partage ; si nous le plaçons dans des objets qui se consomment ou dans des relations qui nous accompagnent.
1er février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus.
« A cause du Christ” (cf. v. 11) et grâce à Lui que l’amertume des épreuves se transforme en joie des rachetés : Jésus ne parle pas d’une consolation lointaine, mais d’une grâce constante qui nous soutient toujours, surtout à l’heure de l’affliction.
1er février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière mariale de l’Angelus
Chaque jour on recense des victimes civiles d’actions armées qui violent ouvertement la morale et le droit. Les morts et les blessés d’hier et d’aujourd’hui seront véritablement honorés lorsque cette injustice intolérable prendra fin.
2 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Présentation de Jésus au Temple
Du côté de Dieu, le fait que Jésus soit présenté comme le fils d’une famille pauvre dans le grand cadre de Jérusalem nous montre comment Il s’offre à nous dans le plein respect de notre liberté et dans le partage total de notre pauvreté. En effet, il n’y a rien de contraignant dans son agir, mais seulement la puissance désarmante de sa gratuité désarmée.
2 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Présentation de Jésus au Temple
Vos fondateurs et fondatrices, dociles à l’action du Saint-Esprit, vous ont laissé de merveilleux modèles pour vivre concrètement cette mission. Dans une tension constante entre la terre et le ciel, ils se sont laissés conduire avec foi et courage, de la Table eucharistique, les uns vers le silence des cloîtres, les autres vers les défis de l’apostolat, d’autres encore vers l’enseignement dans les écoles ou la misère des rues, d’autres enfin vers les fatigues de la mission. Et avec la même foi, ils sont à chaque fois retournés, humblement et avec sagesse, au pied de la Croix et devant le Tabernacle pour tout offrir, et retrouver en Dieu la source et la fin de toutes leurs actions. Avec la force de la grâce, ils se sont également lancés dans des entreprises risquées, se faisant présence priante dans des milieux hostiles et indifférents, main généreuse et épaule amicale dans des contextes de déclin et d’abandon, témoignage de paix et de réconciliation au milieu de situations de guerre et de haine, prêts même à subir les conséquences d’une action à contre-courant qui les rendait dans le Christ « signe de contradiction » (Lc 2, 34), parfois jusqu’au martyre.
2 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe de la Présentation de Jésus au Temple
Aujourd’hui encore, par la profession des conseils évangéliques et les multiples services de charité que vous offrez, vous êtes appelés à témoigner que Dieu est présent dans l’histoire comme salut pour tous les peuples (cf. Lc 2, 30-31), et cela dans une société où la foi et la vie semblent s’éloigner de plus en plus l’une de l’autre, au nom d’une conception fausse et réductrice de la personne. Vous êtes appelés à témoigner que le jeune, le vieillard, le pauvre, le malade, le prisonnier occupent d’abord une place sacrée sur son Autel et dans son Cœur, et qu’en même temps chacun d’eux est un sanctuaire inviolable de sa présence, devant lequel il convient de s’agenouiller pour le rencontrer, l’adorer et le glorifier.
En témoignent les nombreux “avant-postes de l’Évangile” que beaucoup de vos communautés maintiennent dans les contextes les plus divers et les plus difficiles, même au milieu des conflits. Elles ne partent pas, elles ne fuient pas. Elles restent, dépouillées de tout, pour être un rappel, plus éloquent que mille paroles, du caractère sacré et inviolable de la vie dans sa plus pure essence, se faisant l’écho, par leur présence – même là où grondent les armes et où semblent prévaloir l’arrogance, l’intérêt et la violence – des paroles de Jésus : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car […] leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père » (Mt 18, 10).
4 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
L'origine divine de l'Écriture rappelle que l'Évangile, confié au témoignage des baptisés, tout en embrassant toutes les dimensions de la vie et de la réalité, les transcende : il ne peut être réduit à un simple message philanthropique ou social, mais c’est l'annonce joyeuse de la vie pleine et éternelle que Dieu nous a donnée en Jésus.
4 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Rendons grâce au Seigneur qui, dans sa bonté, ne laisse pas notre vie manquer de la nourriture essentielle de sa Parole, et prions pour que nos paroles, et plus encore notre vie, n'obscurcissent pas l'amour de Dieu qui y est raconté.
5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026
Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.
5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026
Il existe un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère.
5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026
L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.
5 février 2026 – Message du Pape Léon XIV pour le Carême 2026. Publié sur le site du Vatican le 13 février 2026
Je voudrais vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.
5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026
Évangéliser consiste avant tout à rendre Jésus-Christ présent et accessible.
5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026
Toute action de l’Église doit chercher à introduire l’être humain dans une relation vivante avec lui, qui éclaire l’existence, interpelle la liberté et ouvre à un chemin de conversion, disposant à accueillir le don de la foi comme réponse à l’Amour qui donne sens et soutient la vie dans toutes ses dimensions.
5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026
Aucune culture, aussi précieuse soit-elle, ne peut s’identifier purement et simplement à la Révélation ni devenir le critère ultime de la foi.
5 février 2026 - Message du Saint-Père aux participants au Congrès théologique pastoral sur l'événement de Guadalupe [Mexico, 24-26 février 2026] – publié sur le site du Vatican le 24 février 2026
Aujourd’hui, la transmission de la foi ne peut plus être présumée, en particulier dans les grands centres urbains et dans des sociétés plurielles, marquées par des visions de l’homme et de la vie qui tendent à reléguer Dieu dans la sphère privée ou à s’en passer.
6 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie
Le désir des parents de donner la vie à leurs enfants ne naît pas du besoin d’avoir quelque chose, mais du désir de donner, de partager la surabondance d’amour et de joie qui habite en eux, et c’est là que toute œuvre de formation trouve également ses racines.
6 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée plénière du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie
Regardez Marie : en nous donnant le Christ, elle « a œuvré par charité pour que naissent dans l’Église des fidèles, membres de ce Chef » (saint Augustin, De sancta virginitate 6, 6). Imitez sa foi et confiez-vous toujours à son intercession.
8 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au personnel des Services de la « Floreria » et d'entretien des bâtiments, avec leurs familles
La basilique Saint-Pierre est un lieu sacré qui demande d’être gardé avant tout comme un temple de contemplation, de recueillement et d’émerveillement spirituel.
8 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au personnel des Services de la « Floreria » et d'entretien des bâtiments, avec leurs familles
La foi et la prière donnent leur plein sens à tout ce que nous faisons.
8 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au personnel des Services de la « Floreria » et d'entretien des bâtiments, avec leurs familles
Dans les moments d’épreuve, rappelons-nous que nous sommes les membres d’un seul corps, dont la finalité est le témoignage de l’Évangile selon le commandement du Seigneur, Bon Pasteur et Chef de l’Église.
8 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière mariale de l’Angelus
Continuons à prier pour la paix. Les stratégies de puissance économique et militaire – l’histoire nous l’enseigne – ne donnent pas d’avenir à l’humanité. L’avenir réside dans le respect et la fraternité entre les peuples.
11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.
L'Église est le lieu propre de l'Écriture Sainte. Sous l'inspiration du Saint-Esprit, la Bible est née du peuple de Dieu et est destinée au peuple de Dieu. Elle a pour ainsi dire son habitat dans la communauté chrétienne : c'est en effet dans la vie et dans la foi de l'Église qu'elle trouve l'espace où révéler sa signification et manifester sa force.
11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.
« L'ignorance de l'Écriture est en effet ignorance du Christ ». [1] Cette célèbre expression de saint Jérôme nous rappelle le but ultime de la lecture et de la méditation de l'Écriture : connaître le Christ et, à travers Lui, entrer en relation avec Dieu, relation qui peut être comprise comme une conversation, un dialogue.
11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.
Lorsque nous lisons la Bible dans une attitude intérieure de prière : alors Dieu vient à notre rencontre et entre en conversation avec nous.
11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.
Ce que l'Église désire ardemment, c'est que la Parole de Dieu puisse atteindre chacun de ses membres et en nourrir le cheminement de foi.
11 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale.
Nous vivons entourés de tant de paroles, mais combien d'entre elles sont vides ! Parfois, nous entendons aussi des paroles sages, mais qui ne touchent pas notre destin ultime. La Parole de Dieu, en revanche, répond à notre soif de sens, de vérité sur notre vie. Elle est la seule Parole toujours nouvelle : en nous révélant le mystère de Dieu, elle est inépuisable, elle ne cesse jamais d'offrir ses richesses.
11 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux pèlerins francophones lors de l’Audience Générale
A l’école de Marie, Mère de l’Église, accueillons le Christ, Parole vivante de Dieu, qui réalise notre conversion intérieure, renouvelant notre esprit et notre cœur pour vivre selon l’Évangile.
15 février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Jésus nous enseigne que la vraie justice, c’est l’amour et que, dans chaque précepte de la Loi, nous devons saisir une exigence d’amour. En effet, il ne suffit pas de ne pas tuer physiquement une personne si ensuite je la tue avec des mots, ou si je ne respecte pas sa dignité (cf. vv. 21-22). De même, il ne suffit pas d’être formellement fidèle à son conjoint et de ne pas commettre d’adultère si cette relation manque de tendresse réciproque, d’écoute, de respect, de prise en charge de l’autre et de cheminement conjoint dans un projet commun (cf. vv. 27-28.31-32). À ces exemples, que Jésus lui-même nous offre, nous pourrions en ajouter d’autres encore. L’Évangile nous donne cet enseignement précieux : une justice minimale ne suffit pas, il faut un grand amour, possible grâce à la force de Dieu.
15 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse Sainte Marie Regina Pacis, à Ostia.
Le Seigneur dit: «Vous avez entendu qu’il a été dit aux ancêtres: Tu ne tueras point; et si quelqu’un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien! moi je vous dis: Quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal; mais s’il dit à son frère: “Crétin!”, il en répondra au Sanhédrin; et s’il lui dit: “Renégat!”, il en répondra dans la géhenne de feu» (Mt 5, 21-22). Il indique ainsi, comme voie de plénitude de l’homme, une fidélité à Dieu fondée sur le respect et sur le soin de l’autre dans son caractère sacré inviolable, qui doit être cultivé dans le cœur avant même que dans les gestes et dans les paroles. C’est là, en effet, que naissent les sentiments les plus nobles, mais aussi les profanations les plus douloureuses: les fermetures, les envies, les jalousies, de sorte que si quelqu’un pense du mal de son frère, en nourrissant de mauvais sentiments à son égard, c’est comme s’il le tuait déjà au fond de lui. Ce n’est pas un hasard si saint Jean affirme: «Quiconque hait son frère est un homicide» (Jn 3, 15).
Comme ces paroles sont vraies! Et s’il nous arrivait à nous aussi de juger les autres et de les mépriser, rappelons-nous que le mal que nous voyons dans le monde puise ses racines précisément là où le cœur devient froid, dur et pauvre de miséricorde.
15 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse Sainte Marie Regina Pacis, à Ostia.
Saint Augustin enseignait que «la paix [il n’est pas] difficile de la posséder. […] Voulons-nous la posséder? Sans travail elle est à nous, nous la tenons» (Sermon 357, 1). Et cela parce que notre paix est le Christ, elle se conquiert en se laissant conquérir et transformer par Lui, en lui ouvrant notre cœur, et en l’ouvrant, avec sa grâce, à tous ceux qu’Il place lui-même sur notre chemin.
18 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l’Association « Pro Petri Sede »
L’Évêque de Rome, en effet, a reçu du Christ la charge de rassembler dans l’unité le peuple fidèle, et d’annoncer l’Évangile du Salut par toute la terre ; et le charisme de ses Successeurs implique la liberté souveraine de pouvoir le faire. Or l’annonce du Royaume est entravée en bien des lieux dans le monde, et de bien des manières. Combien il est donc important, dans les temps troublés que nous vivons, que “Pierre” garde sa totale liberté pour dire la vérité, dénoncer l’injustice, défendre les droits des plus faibles, promouvoir la paix, et surtout annoncer Jésus-Christ mort et ressuscité, seul horizon possible d’une humanité réconciliée.
18 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Lorsque Dieu agit dans l'histoire, il implique dans son activité les personnes qui sont les destinataires de son action. C'est par l'Église que Dieu atteint son objectif d'unir les personnes à lui et de les réunir entre elles.
18 février 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
L'union avec Dieu trouve son reflet dans l'union des personnes humaines.
18 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux pèlerins francophones, au terme de l’Audience Générale
Appartenir à l’Église est une grâce qu’il vous appartient de faire fructifier car elle est une présence sanctifiante au milieu d’une humanité encore fragmentée, mais qui aspire à l’unité.
18 février 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux jeunes, malades et nouveaux époux, au terme de l’Audience Générale
Au début du Carême, je vous exhorte à vivre avec un intense esprit de prière ce temps liturgique afin d’arriver, intérieurement renouvelés, à la célébration du grand Mystère de la Pâques de Jésus-Christ, révélation suprême de l’amour miséricordieux de Dieu
18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin
Le mal ne vient pas de prétendus ennemis, mais qu’il a atteint les cœurs, qu’il est présent dans la vie de chacun et qu’il doit être affronté en assumant courageusement ses responsabilités. Nous devons admettre qu’il s’agit d’une attitude à contre-courant mais qui, alors qu’il est si naturel de se déclarer impuissant face à un monde en feu, constitue une véritable alternative, honnête et attirante.
18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin
Certes, le péché est personnel, mais il prend forme dans les milieux réels et virtuels que nous fréquentons, dans les attitudes avec lesquelles nous nous conditionnons mutuellement, souvent au sein de véritables “structures de péché” d’ordre économique, culturel, politique et même religieux. Opposer le Dieu vivant à l’idolâtrie – nous enseigne l’Écriture – c’est oser la liberté et la retrouver à travers un exode, un cheminement.
18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin
Ce n’est pas un hasard si de nombreux jeunes, même dans des contextes sécularisés, ressentent plus que par le passé l’appel de ce jour, le Mercredi des Cendres. Ce sont eux, en effet, les jeunes, qui saisissent distinctement qu’un mode de vie plus juste est possible et qu’il existe des responsabilités quant à ce qui ne va pas dans l’Église et dans le monde.
18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin
Il y a soixante ans, quelques semaines après la fin du Concile Vatican II, saint Paul VI voulut célébrer publiquement le rite des cendres, rendant visible à tout le monde, lors d’une Audience générale dans la Basilique Saint-Pierre, le geste que nous sommes sur le point d’accomplir aujourd’hui. Il en parla comme d’une « cérémonie pénitentielle sévère et impressionnante » (Paul VI, Audience générale, 23 février 1966), qui heurte le sens commun et en même temps rejoint les questions de la culture. Il disait : « Nous, les modernes, nous pouvons nous demander si cette pédagogie est encore compréhensible. Nous répondons par l’affirmative. Parce qu’il s’agit d’une pédagogie réaliste. Elle est un rappel sévère à la vérité. Elle nous ramène à la vision juste de notre existence et de notre destin ».
Cette « pédagogie pénitentielle » – disait Paul VI – « surprend l’homme moderne sous deux aspects » : le premier est « celui de son immense capacité d’illusion, d’autosuggestion, de tromperie systématique de lui-même sur la réalité de la vie et ses valeurs ». Le second aspect est « le pessimisme fondamental » que le Pape Montini constatait partout : « La plupart des témoignages humains que nous offrent aujourd’hui la philosophie, la littérature, le spectacle – disait-il – concluent en proclamant la vanité inéluctable de toute chose, l’immense tristesse de la vie, la métaphysique de l’absurde et du néant. Ces témoignages sont une apologie des cendres ».
Nous pouvons aujourd’hui reconnaître la prophétie que contenaient ces paroles et sentir dans les cendres qui nous sont imposées le poids d’un monde en feu, de villes entières détruites par la guerre : les cendres du droit international et de la justice entre les peuples, les cendres d’écosystèmes entiers et de la concorde entre les personnes, les cendres de la pensée critique et des anciennes sagesses locales, les cendres de ce sens du sacré qui habite toute créature.
18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin
« Où donc est leur Dieu ? », se demandent les peuples. Oui, très chers amis, l’histoire nous le demande, et avant cela, notre conscience : appeler la mort par son nom, en porter les signes, mais témoigner de la résurrection. Reconnaître nos péchés pour nous convertir est déjà un présage et un témoignage de résurrection : cela signifie en effet ne pas s’arrêter dans les cendres, mais se relever et reconstruire. Alors, le Triduum pascal, que nous célébrerons au sommet du cheminement du Carême, libérera toute sa beauté et sa signification. Il le fera en nous ayant engagés, par la pénitence, dans le passage de la mort à la vie, de l’impuissance aux possibilités de Dieu.
18 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe des Cendres célébrée en la Basilique Sainte Sabine, en l’Aventin
Les martyrs d’hier et d’aujourd’hui brillent comme des pionniers de notre chemin vers Pâques. L’ancienne tradition romaine des stations de Carême – dont celle d’aujourd’hui est la première – est instructive : elle renvoie autant au mouvement, en tant que pèlerins, qu’à la pause – statio – auprès des “mémoires” des martyrs sur lesquelles s’élèvent les basiliques de Rome. N’est-ce pas une invitation à nous mettre sur les traces des témoignages admirables dont le monde entier est désormais parsemé ? Reconnaître les lieux, les histoires et les noms de ceux qui ont choisi la voie des Béatitudes et en ont assumé les conséquences jusqu’au bout. Une myriade de semences qui, alors qu’elles semblaient perdues, ensevelies dans la terre, ont préparé la moisson abondante qu’il nous appartient de récolter. Le Carême, comme nous le suggère l’Évangile, en nous libérant du désir d’être vus à tout prix (cf. Mt 6, 2.5.16), nous apprend plutôt à voir ce qui naît, ce qui grandit, et nous pousse à le servir. C’est l’harmonie profonde qui s’établit dans le secret de celui qui jeûne, prie et aime avec le Dieu de la vie, notre Père et celui de tous. C’est vers Lui que nous réorientons, avec sobriété et joie, tout notre être, tout notre cœur.
19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome
Les paroles que l’apôtre Paul adresse à Timothée sont éclairantes: «Je t’invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi» (2 Tm 1, 6). Ces paroles sont adressées non seulement à chaque personne, mais aussi à la communauté, et aujourd’hui, nous pouvons sentir qu’elles sont adressées à nous: Église de Rome, rappelle-toi de raviver le don de Dieu!
Que signifie raviver ? Paul adresse cette exhortation à une communauté qui a perdu d’une certaine manière la fraîcheur des origines et l’élan pastoral ; avec le contexte qui change et le temps qui passe, on constate une certaine lassitude, quelques déceptions ou frustrations, et une certaine déchéance spirituelle et morale. Et alors, l’apôtre dit à Timothée et à cette communauté : rappelle-toi de raviver le don que tu as reçu. Ce verbe utilisé par Paul — raviver — évoque l’image de la braise sous les cendres et, comme le disait le Pape François, «suggère l’image de celui qui souffle sur le feu pour en raviver la flamme» (Catéchèse, 30 octobre 2024).
19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome
Le feu allumé est le don irrévocable que le Seigneur nous a fait, c’est l’Esprit qui a tracé le chemin de notre Église, l’histoire et la tradition que nous avons reçues et ce que nous réalisons, de façon ordinaire, dans nos communautés. Dans le même temps, nous devons admettre avec humilité que la flamme de ce feu ne conserve pas toujours la même vitalité et a besoin d’être attisée à nouveau. Harcelés par les brusques changements culturels et par les contextes dans lesquels se déroule notre mission, en proie parfois à la fatigue et au poids de la routine, ou encore découragés par l’éloignement croissant à l’égard de la foi et de la pratique religieuse, nous ressentons le besoin que ce feu soit alimenté et ravivé.
Cela vaut en particulier pour certains domaines de la vie pastorale, que je voudrais brièvement évoquer.
19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome
Il est nécessaire que la pastorale paroissiale replace au centre l’annonce, pour chercher des voies et des façons qui aident les personnes à entrer à nouveau en contact avec la promesse de Jésus. Dans ce contexte, l’initiation chrétienne, souvent modulée sur des rythmes scolaires, a besoin d’être revue : il faut expérimenter d’autres modalités de transmission de la foi, notamment en dehors des chemins classiques, pour chercher à toucher à nouveau les enfants, les jeunes et les familles.
19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome
Un grand nombre de jeunes — nous le savons — «vivent désormais sans aucune référence à Dieu et à l’Église» (Discours aux participants à la session plénière du Dicastère pour la doctrine de la foi, 29 janvier 2026). Il s’agit donc de saisir et de lire le profond malaise existentiel qui les habite, leur égarement, leurs multiples difficultés, ainsi que les phénomènes qui les entraînent dans le monde virtuel et les symptômes d’une agressivité préoccupante qui débouche parfois sur la violence. Je sais que vous connaissez cette réalité et vous vous engagez à l’affronter. Nous n’avons pas de solutions faciles qui nous assurent des résultats immédiats mais, dans la mesure du possible, nous pouvons rester à l’écoute des jeunes, nous rendre présents, les accueillir, partager un peu leur vie. Dans le même temps, étant donné que les problématiques concernent diverses dimensions de la vie, efforçons-nous également, en tant que paroisses, de dialoguer et d’interagir avec les institutions présentes sur le territoire, avec l’école, avec les spécialistes dans le domaine de l’éducation et des sciences humaines et avec tous ceux qui ont à cœur le destin et l’avenir de nos jeunes.
19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome
Dans un contexte social et ecclésial plus difficile et moins gratifiant, on peut courir le risque d’épuiser rapidement ses énergies, d’accumuler de la frustration et de tomber dans la solitude. Je vous exhorte à la fidélité quotidienne dans la relation avec le Seigneur et à travailler avec enthousiasme même si vous ne voyez pas à présent les fruits de l’apostolat.
19 février 2026 – Discours du Pape Léon XIV au clergé du diocèse de Rome
Surtout, je vous invite à ne jamais vous renfermer sur vous-mêmes: n’ayez pas peur de vous confronter, également sur vos fatigues et sur vos crises, en particulier avec les confrères que vous jugez en mesure de vous aider. Il nous est demandé à tous, bien évidemment, une attitude d’écoute et d’attention, à travers laquelle vivre concrètement la fraternité sacerdotale. Accompagnons-nous et soutenons-nous mutuellement.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Première question
C’est la réalité des familles et les défis auxquels nous sommes confrontés, surtout avec les jeunes d’aujourd’hui, car beaucoup viennent de familles qui ont traversé de graves crises : l’absence du père, des parents divorcés ou remariés, et pour beaucoup, l’abandon. Ce sont les difficultés auxquelles les jeunes doivent faire face dans la vie d’aujourd’hui.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Première question Le jeune prêtre peut offrir aux jeunes un modèle de vie, en montrant qu’être ami de Jésus peut véritablement enrichir leur existence.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Première question Beaucoup de jeunes vivent isolés, dans une solitude terrible, … cela ne date pas d’hier. Avec le fameux smartphone, que presque tout le monde a dans sa poche aujourd’hui, ils vivent seuls, même s’ils disent : « Non, mon ami est là », mais il n’y a aucun contact humain.
Ils vivent à distance des autres, dans une froide indifférence, inconscients de la richesse et de la valeur des relations humaines authentiques. C’est pourquoi nous devons aussi trouver des moyens d’offrir aux jeunes une autre forme d’amitié, de partage et, peu à peu, de communion, et, à partir de cette expérience, les inviter à connaître Jésus, qui nous invite à être non pas ses serviteurs, mais ses amis.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
2ème question
Concernant la réalité du monde actuel, nous n’avons pas encore abordé une réalité incontournable : l’intelligence artificielle et l’utilisation d’Internet, qui font désormais partie intégrante de la vie d’un prêtre. (D’ailleurs, je vous exhorte à résister à la tentation de préparer vos homélies à l’aide d’une intelligence artificielle.) De même que les muscles du corps s’atrophient s’ils ne sont pas sollicités, le cerveau a besoin d’être utilisé. De même, notre intelligence, votre intelligence, doit être exercée régulièrement pour ne pas perdre cette capacité. Mais elle a besoin de bien plus, car pour prononcer une véritable homélie, c’est-à-dire partager la foi, l’IA ne pourra jamais le faire !
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Voici l’essentiel : si nous pouvons offrir un service adapté à la culture locale, dans la paroisse où nous exerçons notre ministère, les fidèles souhaitent voir leur foi, leur expérience de la connaissance et de l’amour de Jésus-Christ et de son Évangile. Et c’est ce que nous devons sans cesse cultiver.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Une partie de la réponse réside dans l’importance d’une vie de prière. Non pas seulement le fait de réciter le Bréviaire le plus rapidement possible, que j’ai aussi sur mon téléphone, sans prendre le temps d’être avec le Seigneur, d’écouter la Parole de Dieu, de prier avec les Psaumes, de louer le Seigneur. Mais aussi la capacité d’entrer en dialogue, d’écouter vraiment et d’exprimer les difficultés que je porte dans mon cœur : « Pourquoi, Seigneur ? Que veux-tu de moi ? Que puis-je faire ? »
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Ce n’est pas en raison de qui je suis que j’offre ce que je suis ; c’est souvent une illusion sur Internet, sur TikTok, où nous voulons rester nous-mêmes : « J’ai beaucoup d’abonnés, beaucoup de likes, parce qu’ils voient ce que je dis… » Ne soyons pas comme ça : si nous ne transmettons pas le message de Jésus-Christ, nous nous trompons peut-être, et nous devons aussi réfléchir très attentivement, avec une grande humilité, pour voir qui nous sommes et ce que nous faisons.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Quatrième question
Si l’on vit sa vie comme un cheminement qui nous porte en avant, malgré le poids des années, et souvent – jeune ou vieux – avec la maladie et les difficultés, on aura la capacité, avec la grâce de Dieu, d’accepter la croix, les souffrances qui en découlent, car on le fera avec le même esprit de prière et de sacrifice que celui qu’on a manifesté le jour de son ordination sacerdotale, lorsqu’on a dit au Seigneur : « Oui, Seigneur, je veux te suivre en toutes choses et accepter ce que la vie me donne comme faisant partie de ta volonté. »
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Quatrième question
Commençons par la gratitude d’avoir été appelés au sacerdoce. Nous oublions souvent combien notre vocation est grande et combien elle est importante pour la vie de l’Église.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Quatrième question
Vous savez pertinemment que dans de nombreux pays – en Europe, en Italie… Au Canada, c’est déjà légal – l’euthanasie est un sujet largement débattu : la question de la fin de vie, les personnes qui ne trouvent plus de sens à leur existence, qui portent le fardeau de la maladie et qui disent : « Je ne veux plus le porter, je préfère mettre fin à mes jours. » Si nous sommes si négatifs envers notre propre vie, et parfois avec moins de souffrance que beaucoup d’autres, comment pouvons-nous leur dire : « Non, vous ne pouvez pas mettre fin à vos jours, vous devez l’accepter… » ? Mais alors, nous agissons nous-mêmes de la même manière, avec une vision très négative de tout. Autrement dit, nous devons être les premiers à témoigner de la grande valeur de la vie. Et la gratitude tout au long de la vie est essentielle.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Quatrième question
L’humilité aussi. L’humilité : cette attitude qui consiste à reconnaître que ce n’est pas moi, mais le Seigneur qui m’a donné la vie, qui nous accompagne et nous porte dans ses bras, même dans nos moments de plus grande faiblesse. Le Seigneur est là, avec nous. Et vivre avec cet esprit donne vie et espérance.
19 février 2026 – Questions-réponses du Pape Léon XIV au Clergé du diocèse de Rome
Quatrième question
Les prêtres âgés ont eux aussi un service à rendre. Même alités, s’ils ont véritablement vécu une vie de service et de sacrifice, ils savent pertinemment que leur prière peut être un grand service, un don précieux. Leur vie continue d’avoir un sens profond. Et ils peuvent encore se souvenir et accompagner de nombreuses personnes, situations et communautés qui ont besoin de leur offrande.
22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II
L’être humain est libre de reconnaître et d’accueillir l’altérité du Créateur, qui Lui-même reconnaît et accueille l’altérité des créatures.
22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II
Pour empêcher cette possibilité, le serpent insinue la prétention de pouvoir supprimer toute différence entre les créatures et le Créateur, séduisant l’homme et la femme par l’illusion de devenir comme Dieu. Satan les pousse à s’emparer de quelque chose que – selon lui – Dieu voudrait leur refuser afin de les maintenir dans un état d’infériorité. Cette fresque de la Genèse est un chef-d’œuvre inégalé qui représente le drame de la liberté.
22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II
L’Évangile semble répondre à l’ancien dilemme : puis-je réaliser pleinement ma vie en disant « oui » à Dieu ? Ou bien, pour être libre et heureux, dois-je me libérer de Lui ?
22 février 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée dans la paroisse romaine du Sacré-Cœur, près de la Gare Termini-Jean Paul II
Que Marie Auxiliatrice soutienne toujours notre chemin, qu’elle nous rende forts au moment de la tentation et de l’épreuve, afin de vivre pleinement la liberté et la fraternité des enfants de Dieu.
22 février 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
En ce temps de grâce du Carême, pratiquons- généreusement, avec la prière et les œuvres de miséricorde : faisons place au silence ; faisons taire un peu les télévisions, les radios, les smartphones. Méditons la Parole de Dieu, approchons-nous des Sacrements ; écoutons la voix du Saint-Esprit qui nous parle dans le cœur, et écoutons-nous mutuellement, dans les familles, sur les lieux de travail, dans les communautés. Consacrons du temps à ceux qui sont seuls, en particulier aux personnes âgées, aux pauvres, aux malades. Renonçons au superflu et partageons ce que nous économisons avec ceux qui manquent du nécessaire. Alors, comme le dit saint Augustin, notre prière, « appuyée ainsi sur l’humilité et la charité, sur le jeûne et sur l’aumône, sur l’abstinence et le pardon, sur le soin de faire le bien sans rendre le mal, d’éviter le mal et de faire du bien » (Sermo 206, 3), atteindra le Ciel et nous donnera la paix.
28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles
L’homme n’est pas fait pour vivre enfermé en lui-même, mais dans une relation vivante avec Dieu. Lorsque cette relation s’obscurcit ou s’affaiblit, la vie commence à se désordonner de l’intérieur. L’antinaturel n’est pas seulement ce qui est scandaleux ; il suffit de vivre en faisant abstraction de Dieu dans le quotidien, en le laissant à la marge des critères et des décisions avec lesquels on affronte l’existence.
28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles
Qu’y aurait-il de plus antinaturel qu’un séminariste ou un prêtre qui parle de Dieu avec familiarité, mais qui vit intérieurement comme si sa présence n’existait que dans les mots, et non dans l’épaisseur de la vie ? Rien ne serait plus dangereux que de s’habituer aux choses de Dieu sans vivre de Dieu.
28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles
Avoir une vision surnaturelle ne signifie pas fuir la réalité, mais apprendre à reconnaître l’action de Dieu dans les événements concrets de chaque jour ; un regard qui ne s’improvise ni ne se délègue, mais qui s’apprend et s’exerce dans les circonstances ordinaires de la vie. C’est pourquoi, si la vision surnaturelle est si décisive pour la vie chrétienne, elle l’est à plus forte raison pour celui qui agira in persona Christi, et elle mérite d’être gardée avec une attention particulière dès la phase formative, car elle est le principe qui donne unité à tout le reste.
28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles
La vie spirituelle ne porte pas du fruit à cause de ce qui se voit, mais à cause de ce qui est profondément enraciné en Dieu. Lorsque cette racine est négligée, tout finit par se dessécher intérieurement, jusqu’à ce que, silencieusement, on « meure debout ».
28 février 2026 - Aux séminaristes de différents diocèses d'Espagne, avec leurs familles
Le regard surnaturel naît de l’aspect le plus simple et le plus décisif de la vocation : demeurer avec le Maître. Jésus a appelé ceux qu’il a choisis afin qu’« ils soient avec lui » (Mc 3, 14). Tel est le fondement de toute formation sacerdotale : rester avec Lui et se laisser former de l’intérieur ; voir Dieu agir et reconnaître comment il œuvre dans sa propre vie et dans celle de son peuple.
1er mars 2026 – Méditation du Pape L éon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Place Saint-Pierre
Quand il se montre, le Seigneur révèle sa surabondance à notre regard : devant Jésus, dont le visage brille « comme le soleil » et dont les vêtements deviennent « blancs comme la lumière » (cf. v. 2), les disciples admirent la splendeur humaine de Dieu. Pierre, Jacques et Jean contemplent une gloire humble, qui ne s'exhibe pas comme un spectacle pour les foules, mais comme une confiance solennelle.
1er mars 2026 – Méditation du Pape L éon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Place Saint-Pierre
La Transfiguration anticipe la lumière de Pâques, événement de mort et de résurrection, de ténèbres et de lumière nouvelle que le Christ fait rayonner sur tous les corps flagellés par la violence, sur les corps crucifiés par la douleur, sur les corps abandonnés dans la misère. En effet, alors que le mal réduit notre chair à une marchandise d'échange ou à une masse anonyme, cette même chair resplendit de la gloire de Dieu. Le Rédempteur transfigure ainsi les plaies de l'histoire, illuminant notre esprit et notre cœur : sa révélation est une surprise de salut ! En sommes-nous fascinés ? Le vrai visage de Dieu trouve-t-il en nous un regard d'émerveillement et d'amour ?
1er mars 2026 – Méditation du Pape L éon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Place Saint-Pierre
Au désespoir de l'athéisme, le Père répond par le don de son Fils Sauveur ; de la solitude agnostique, le Saint-Esprit nous rachète en nous offrant une communion éternelle de vie et de grâce ; face à notre faible foi, se tient l'annonce de la résurrection future : voilà ce que les disciples ont vu dans la splendeur du Christ, mais pour le comprendre, il faut du temps (cf. Mt 17, 9). Un temps de silence pour écouter la Parole, un temps de conversion pour goûter la compagnie du Seigneur.
1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV au terme de la prière mariale de l’Angelus
Je suis avec une profonde inquiétude ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient et en Iran, en ces heures dramatiques. La stabilité et la paix ne se construisent pas par des menaces réciproques, ni par les armes, qui sèment la destruction, la douleur et la mort, mais uniquement par un dialogue raisonnable, authentique et responsable.
Face à la possibilité d’une tragédie d'une ampleur incommensurable, j'adresse un appel pressant aux parties prenantes pour qu'elles assument leur responsabilité morale et qu'elles mettent fin à la spirale de la violence avant qu'elle ne devienne un gouffre irréparable ! Que la diplomatie retrouve son rôle et que soit promu le bien des peuples qui aspirent à une coexistence pacifique fondée sur la justice.Continuons à prier pour la paix.
… Seule la paix, don de Dieu, peut guérir les blessures entre les peuples.
1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV avec les enfants au terrain de sport Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Toujours refuser la tentation de faire du mal à l’autre. La violence n’est jamais le bon choix. Et nous devons toujours choisir le bien.
1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV avec les enfants au terrain de sport Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Il faut apprendre à se respecter les uns les autres, à dire non aux choses qui font du mal, et à toujours choisir le bien, en refusant ce qui nuit à la santé. Par exemple, le problème de la drogue qui existe aussi dans de nombreux endroits, y compris ici, dans cette région. Toujours refuser ce qui fait du mal et essayer de dire « oui » à la santé, « oui » à ce qui fait du bien. Toujours « non » à la drogue, mais toujours « oui » à ce qui fait du bien.
Et vous aussi, les jeunes, vous avez une responsabilité : être des maîtres en ce sens, avec un témoignage qui peut beaucoup aider les enfants, les adolescents, les jeunes, en essayant également d’éliminer de la rue ces problèmes qui sont si graves
1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Lorsque nous nous réunissons en communauté, il y a une force bien plus grande que chacun d’entre nous : c’est la force qui vient de l’amour de Dieu, qui fait de nous une véritable famille où nous formons une famille les uns avec les autres, où même lorsqu’un de nous est malade, est détenu, a perdu la santé, souffre, si nous sommes tous ensemble, nous nous soutenons et pouvons continuer à avancer, et c’est vraiment très beau.
1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Il est vraiment important de prier pour la paix ici, chez nous.
1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Il est important que la voix de la paroisse « réveille » un peu les réponses des autorités – la police, l’État – qui pourraient souvent faire plus pour aider à surmonter les problèmes qui existent ici. Alors, cette voix qui vient d’une communauté de fidèles d’une paroisse peut aussi s’élever et on peut essayer d’apporter des changements importants pour le bien de tous. Travaillons ensemble. Essayons de vivre notre foi ensemble et essayons d’être toujours ce témoignage.
1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Que la grâce de Dieu nous accompagne et nous aide toujours. Vivons vraiment avec une très grande confiance dans la grâce de Dieu.
1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV au Conseil paroissial lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
J’ai l’impression qu’il y a ici une communauté de foi vraiment forte, « coriace » – j’aime cette expression ! – qui tire sa force avant tout de la foi et de la conviction que, malgré toutes les difficultés, elle vit dans un quartier qui a manifestement de sérieux problèmes et en même temps, il y a cette communauté qui est un témoignage vivant, un témoignage qu’il est possible de trouver la vie, l’amour, la charité et cette fraternité.
1er mars 2026 – Paroles du Pape L éon XIV au Conseil paroissial lors de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Personne ne devrait donc se sentir seul. En rendant visite aux personnes âgées, aux malades, malgré toutes les difficultés, nous vivons vraiment ce que Jésus a voulu. Je suis nouveau dans ce diocèse de Rome en tant qu’évêque : je suis vraiment heureux de vous trouver, vous, cette communauté, et de sentir aussi cet esprit vivant dans la célébration eucharistique, qui est l’expression de la vie que vous avez et que vous partagez, et que j’espère que vous pourrez toujours offrir aujourd’hui, demain et à l’avenir. Merci beaucoup pour ce témoignage !
1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV a terme de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
On dit que les personnes qui sortent la nuit peuvent le faire parce qu’elles portent la lumière en elles et que, dans chacun de nous, le Christ, dans la foi, nous a donné la lumière : la lumière qui nous accompagne jour et nuit et qui nous aide à être aussi des témoins.
1er mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV a terme de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Merci, merci ! Encore une fois, un grand salut à vous tous ! Merci d’être ici, merci pour votre accueil ! On dit que les personnes qui sortent la nuit peuvent le faire parce qu’elles portent la lumière en elles et que, dans chacun de nous, le Christ, dans la foi, nous a donné la lumière : la lumière qui nous accompagne jour et nuit et qui nous aide à être aussi des témoins.
1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
La vie est un voyage qui demande de la confiance, qui demande de s’en remettre à la Parole de Dieu qui nous appelle et qui nous demande parfois de tout quitter. On peut alors être tenté de fuir la précarité comme un vertige qui bouleverse, alors que c’est précisément en son sein que l’on peut apprécier une promesse de grandeur inattendue. Il arrive chaque jour – parce que le monde raisonne ainsi – que nous prenions la mesure de tout, que nous nous efforcions de tout contrôler. Mais de cette manière, nous perdons l’occasion de découvrir le véritable trésor, la perle précieuse, comme nous l’enseigne l’Évangile, que Dieu a cachée de manière surprenante dans notre champ (cf. Mt 13, 44).
1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Si nous nous laissons appeler par la foi à cheminer, à prendre de nouvelles décisions de vie et d’amour, nous cesserons de craindre de perdre quelque chose, car nous sentirons que nous grandissons dans une richesse que personne ne peut nous voler.
1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Les disciples de Jésus ont eux aussi dû faire face à un voyage, celui qui les mènerait à Jérusalem (cf. Lc 9, 51). Là, dans la Ville sainte, le Maître accomplirait sa mission, donnant sa vie sur la croix et devenant pour tous et pour toujours une bénédiction. Nous savons combien Pierre et tous les autres ont résisté à l’idée de le suivre. Mais ils devaient comprendre qu’on ne peut être une bénédiction qu’en surmontant l’instinct de se défendre et en accueillant ce que Jésus confie au geste eucharistique : la volonté d’offrir son corps comme pain à manger, de vivre et de mourir pour donner la vie. Voici le dimanche, chers frères et sœurs : c’est la pause sur le chemin qui nous rassemble autour de Jésus. Jésus nous encourage à ne pas nous arrêter et à ne pas changer de direction. Il n’y a pas de plus grande promesse, il n’y a pas de trésor plus précieux que de vivre pour donner la vie !
1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
La voix qui sort de la nuée est celle du Père et ressemble à une supplication : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (v. 5). Cette voix résonne aujourd’hui pour nous : « Écoutez Jésus ! ». Et moi, très chers, parmi vous, je veux me faire l’écho de cet appel et vous dire : Je vous en prie, mes sœurs et mes frères, écoutons-le ! Il voyage avec nous, encore aujourd’hui, pour nous enseigner dans cette ville la logique de l’amour inconditionnel, de l’abandon de toute défense qui devient offense. Écoutons-le, entrons dans sa lumière pour devenir lumière du monde, à commencer par le quartier où nous vivons.
1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Lorsque nous constatons que tant de choses autour de nous ne vont pas, nous nous demandons parfois : mais ce que nous faisons a-t-il un sens ? La tentation du découragement s’insinue, avec la perte de motivation et d’élan. Au contraire, c’est précisément face au mystère du mal que nous devons témoigner de notre identité de chrétiens, de personnes qui veulent rendre perceptible le Royaume de Dieu dans les lieux et les temps où elles vivent.
1er mars 2026 – Homélie du Pape L éon XIV lors de la Messe à l’occasion de sa Visite pastorale à la paroisse Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ à Rome
Face à tout ce qui défigure l’homme et la vie, nous continuons à annoncer et à témoigner de l’Évangile, qui transfigure et donne la vie. Que la Très Sainte Vierge, Mère de l’Église, nous accompagne toujours et intercède pour nous.
2 mars 2026 - Message du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre internationale pour la paix et la réconciliation à l’Université Loyola University Chicago. Publié sur le site du Vatican le 8 mars 2026
La véritable paix n’est pas simplement l’absence de conflit, mais elle est un don de Dieu. Cette paix n’est pas comme celle que le monde nous offre (cf. Jn 14, 27), laquelle, malheureusement, est souvent imposée par la violence et la tromperie.
7 mars 2026 - Aux participants aux événements organisés par l’Ordinariat militaire pour l’Italie
Nous vivons dans une société qui risque de perdre le sens de la mémoire. Notre époque possède une capacité extraordinaire à transmettre des informations, mais une capacité toujours plus faible à les intérioriser. La mémoire est souvent « externalisée » et disponible, mais elle n’est pas toujours pleinement assumée ni mise en œuvre. Pour l’Église, au contraire, elle est une conscience vivante : non pas accumulation de données, mais appel constant à la responsabilité ; non pas nostalgie, mais racine qui engendre la prophétie. Pour les chrétiens, la mémoire a un caractère unique : elle est célébration de Dieu qui entre dans l’histoire, car la foi chrétienne se fonde sur un fait historique, et le salut n’est pas une idée, mais la personne vivante du Seigneur Jésus-Christ.
8 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Le Seigneur dit encore à son Église : « Lève les yeux et reconnais les surprises de Dieu ! ». Dans les champs, quatre mois avant la moisson, on ne voit presque rien. Mais là où nous ne voyons rien, la Grâce est déjà à l’œuvre et les fruits sont prêts à être récoltés. La moisson est abondante : peut-être les ouvriers sont-ils peu nombreux, parce qu’ils sont distraits par d’autres activités.
8 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Demandons à Marie, Mère de l’Église, de pouvoir servir, avec Jésus et comme Jésus, l’humanité assoiffée de vérité et de justice. Ce n’est pas le moment des oppositions entre un temple et un autre, entre « nous » et « les autres » : les adorateurs que Dieu recherche sont des hommes et des femmes de paix, qui l’adorent en Esprit et en vérité (cf. Jn 4, 23-24).
8 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux jeunes, lors de sa Visite dans la paroisse romaine Sainte Marie de la Présentation
Ton cœur est une porte, et Jésus te cherche.
8 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV aux jeunes, lors de sa Visite dans la paroisse romaine Sainte Marie de la Présentation
Combien il est important que nous apprenions tous à prier. À écouter Dieu, mais aussi à parler avec Dieu, avec les prières que nous avons mémorisées et que nous récitons toujours, mais aussi avec nos propres mots : parler avec Jésus, apporter à Jésus nos préoccupations, nos difficultés, les souffrances que nous vivons chaque jour. Jésus est près de nous.
8 mars 2026 – Rencontre du Pape Léon XIV avec les malades et personnes âgées lors de sa Visite à la paroisse Santa Maria della Presentazione, à Rome.
Chacun de vous, même la personne la plus âgée, la personne la plus malade, la personne la plus faible, chacun de vous a une grande valeur, car nous sommes tous créés à l’image de Dieu, nous partageons tous cette dignité d’être fils et filles de Dieu. Et souvent, le monde d’aujourd’hui voudrait nous faire oublier ce fait, mais il n’en est rien.
8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)
La soif de vie et d’amour de la Samaritaine est notre soif : celle de l’Église et de l’humanité tout entière, blessée par le péché mais encore plus intimement habitée par le désir de Dieu. Nous le recherchons comme l’eau, même lorsque nous n’en sommes pas conscients, chaque fois que nous nous interrogeons sur le sens des événements, chaque fois que nous ressentons à quel point nous manque le bien que nous voulons pour nous-mêmes et pour ceux qui nous entourent.
8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)
Comme au puits de l’Évangile, des hommes et des femmes blessés dans leur âme, offensés dans leur dignité et assoiffés d’espoir viennent dans cette paroisse. C’est à vous qu’incombe la tâche urgente et libératrice de montrer la proximité de Jésus, sa volonté de racheter notre existence des maux qui la menacent en proposant une vie juste, vraie et pleine.
8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)
À partir de l’Eucharistie, cœur battant de toute communauté chrétienne, je vous encourage à faire en sorte que les activités paroissiales soient le signe d’une Église qui, comme une mère, prend soin de ses enfants, sans les condamner, mais en les accueillant, en les écoutant et en les soutenant face au danger.
8 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à la paroisse Sainte Marie de la Présentation (Rome)
Que la parole de l’Évangile, qui jaillit en nous comme une source de vérité, aide chacun à ouvrir les yeux, afin de savoir évaluer avec sagesse ce qui est bien et ce qui est mal, formant ainsi des consciences libres et adultes.
11 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience générale
Dieu, qui a créé le monde et l'humanité et qui désire sauver chaque homme et chaque femme, accomplit son œuvre de salut dans l'histoire en choisissant un peuple concret et en habitant parmi lui. C'est pourquoi il appelle Abraham et lui promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et le sable de la mer (cf. Gn 22, 17-18). Avec les enfants d'Abraham, après les avoir affranchis de l'esclavage, Dieu fait alliance avec eux, les accompagne, prend soin d'eux et les rassemble lorsqu'ils s'égarent. Ainsi, l'identité de ce peuple est donnée par l'action de Dieu et par la foi en lui. Il est appelé à être une lumière pour les autres nations, comme un phare qui attirera tous les peuples, toute l'humanité (cf. Is 2, 1-5).
11 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience générale
Avant toute tâche ou fonction, ce qui importe donc véritablement dans l'Église, c'est d'être greffés sur le Christ, d'être, par grâce, enfants de Dieu. C'est aussi le seul titre honorifique que nous devrions rechercher en tant que chrétiens.
11 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience générale
C’est un grand signe d’espérance – surtout à notre époque, marquée par tant de conflits et de guerres – de savoir que l’Église est un peuple où des femmes et des hommes de nationalités, de langues et de cultures différentes coexistent par la force de la foi : c’est un signe inscrit au cœur même de l’humanité, un rappel et une prophétie de cette unité et de cette paix auxquelles Dieu le Père appelle tous ses enfants.
12 mars 2026 – discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Chaire de l'accueil » :
En un temps marqué par de profondes transformations culturelles et sociales, les jeunes, qui sont naturellement l’avenir de la société et de l’Église, en constituent en réalité déjà le présent vivant et fécond.
12 mars 2026 – discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Chaire de l'accueil » :
Nous tenons pour acquise la présence de Jésus dans notre existence, jusqu’au moment où soudain il semble qu’il ne soit plus là où nous l’avions laissé. Nous ressentons alors un sentiment de perte. En réalité, ce n’est pas lui qui s’est perdu, mais nous qui nous sommes éloignés. Lorsque cela arrive, nous sommes appelés à le chercher avec confiance, avec le courage d’emprunter des chemins inexplorés, en regardant le monde avec des yeux nouveaux, remplis d’espérance. Ainsi, nous cesserons de chercher un Dieu à notre mesure pour le rencontrer là où il demeure. Chercher Jésus signifie donc passer de la sécurité de nos convictions à la responsabilité de la rencontre, en apprenant à voir et à accueillir la présence de Dieu qui est toujours « au-delà ».
12 mars 2026 – discours du Pape Léon XIV aux participants à la Rencontre « Chaire de l'accueil » :
Que la Très Sainte Vierge Marie et saint Joseph vous gardent et intercèdent pour vous.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Que le quatrième sacrement soit toujours mieux connu, correctement célébré et ainsi vécu sereinement et efficacement par tout le peuple saint de Dieu.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
La possibilité répétée de recevoir ce sacrement ne correspond pas toujours, chez les baptisés, un réel empressement à y recourir : c’est comme si l’infini trésor de la miséricorde de l’Église restait « inutilisé », à cause d’une distraction répandue parmi les chrétiens qui, bien souvent, demeurent longtemps en état de péché plutôt que de s’approcher du confessionnal avec simplicité de foi et de cœur pour accueillir le don du Seigneur ressuscité.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Ce fut le IVᵉ Concile du Latran, en 1215, qui établit que chaque chrétien est tenu de se confesser sacramentellement au moins une fois par an ; et le Catéchisme de l’Église catholique, après le Concile Vatican II, a confirmé cette norme (cf. CEC, n° 1457), qui est aussi loi de l’Église : « Tout fidèle parvenu à l’âge de discrétion est tenu par l’obligation de confesser fidèlement ses péchés graves au moins une fois par an » (CIC 989).
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Le sacrement de la réconciliation est un « laboratoire d’unité » : il rétablit l’unité avec Dieu, par le pardon des péchés et l’infusion de la grâce sanctifiante. Cela engendre l’unité intérieure de la personne et l’unité avec l’Église ; c’est pourquoi il favorise aussi la paix et l’unité dans la famille humaine.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
On pourrait se demander : les chrétiens qui portent de graves responsabilités dans les conflits armés ont-ils l’humilité et le courage de faire un sérieux examen de conscience et de se confesser ?
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Mais – demandons-nous encore – l’homme, petite et simple créature, peut-il vraiment « rompre l’unité » avec le Créateur ? Cette image n’est-elle pas partielle et, en définitive, appauvrissante de la Révélation que Jésus nous a faite de Dieu ?
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Le péché rompt l’unité spirituelle avec Dieu : il consiste à lui tourner le dos. Cette possibilité dramatique est aussi réelle que le don de la liberté que Dieu lui-même a fait aux êtres humains. Nier la possibilité que le péché rompe réellement l’unité avec Dieu revient en réalité à méconnaître la dignité de l’homme, qui est – et demeure – libre et donc responsable de ses actes.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Très chers jeunes prêtres et ordinands, soyez toujours conscients de la très haute mission que le Christ lui-même, à travers l’Église, vous confie : reconstruire l’unité des personnes avec Dieu par la célébration du sacrement de la réconciliation. La vie entière d’un prêtre peut s’accomplir pleinement dans la célébration assidue et fidèle de ce sacrement. En effet, combien de prêtres sont devenus saints dans le confessionnal ! Pensons seulement à saint Jean-Marie Vianney, à saint Léopold Mandić et, plus récemment, à saint Pio de Pietrelcina et au bienheureux Michał Sopoćko.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
L’Église accueille les personnes comme « maison de miséricorde » parce qu’elle accueille d’abord continuellement son Seigneur dans la Parole écoutée et proclamée et dans la grâce des sacrements.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Pour cette raison, dans la célébration de la confession sacramentelle, tandis que les pénitents sont réconciliés avec Dieu et avec l’Église, l’Église elle-même se construit : elle est enrichie par la sainteté renouvelée de ses enfants repentants et pardonnés.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
Dans le confessionnal, chers frères, nous collaborons à l’édification continue de l’Église : une, sainte, catholique et apostolique ; et ce faisant nous donnons aussi de nouvelles énergies à la société et au monde.
13 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV, aux participants au cours annuel sur le for interne, organisé par la Pénitencerie apostolique
L’unité avec Dieu et avec l’Église est enfin le présupposé de l’unité intérieure des personnes, aujourd’hui si nécessaire dans ce temps de fragmentation que nous traversons. Cette unité intérieure apparaît comme un désir réel surtout chez les jeunes générations. Les promesses non tenues d’un consumérisme débridé et l’expérience frustrante d’une liberté détachée de la vérité peuvent se transformer, par la miséricorde divine, en occasions d’évangélisation : en faisant apparaître le sentiment d’inachèvement, elles permettent de susciter ces questions existentielles auxquelles seul le Christ répond pleinement. Dieu s’est fait homme pour nous sauver, et il le fait aussi en éduquant notre sens religieux, notre irrépressible désir de vérité et d’amour, afin que nous puissions accueillir le Mystère en qui « nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17,28).
14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican
Saint Thomas en particulier, en se basant sur le droit romain, définit la justice comme « constans et perpetua voluntas ius suum unicuique tribuendi », c’est-à-dire comme volonté constante et perpétuelle et donner à chacun ce qui lui est dû [2]. Avec cette définition, le Docteur Angélique met en lumière le caractère stable et objectif de la justice, qui ne dépend pas d’intérêts contingents, mais s’enracine dans la vérité de chaque personne et dans la recherche du bien commun. Ce n’est pas par hasard qu’il affirme que « iustitia ad bonum commune ordinatur » [3]
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[2] Cf. Dig. 1.1.10; Saint Thomas D’Aquin, Summa Theologiae, II-II, q. 58, a. 1
[3] Saint Thomas D’Aquin, Summa Theologiae, II-II, q. 58, a. 5
14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican
Là où il n’y a pas une véritable justice, il ne peut y avoir non plus de droit authentique car le droit naît de la reconnaissance de la vérité de l’être et de la dignité de chaque personne.
14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican
La justice, est la vertu cardinale qui nous appelle « à respecter les droits de chacun et à établir dans les relations humaines l’harmonie qui promeut l’équité à l’égard des personnes et du bien commun » [5]. Cette reconnaissance ouvre la voie à la charité, car ce n’est que lorsque les relations sont ordonnées selon la vérité que cette communion qui est le fruit suprême de l’amour devient possible. La restauration de la justice devient donc la condition de l’avènement de la charité, qui est don de l’Esprit et le principe d’unité de l’Église. Dans cette perspective, l’on comprend aussi comment l’amour et la vérité ne peuvent être séparées : c’est uniquement en aimant que l’on connaît la vérité, et l’amour de la vérité conduit à découvrir la charité comme son accomplissement.
14 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV lors de l’Inauguration de l'Année judiciaire du Tribunal de l'État de la Cité du Vatican
Que la justice soit toujours éclairée par la vérité et accompagnée par la miséricorde, car toutes deux trouvent leur plénitude en Christ. Ainsi, le droit, appliqué avec droiture et dans un esprit ecclésial, devient un instrument précieux pour édifier la communion et renforcer l’unité du Peuple de Dieu.
15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Dieu a envoyé son Fils, lumière du monde, pour ouvrir les yeux des aveugles et éclairer notre vie.
15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Nous pouvons dire que nous sommes tous « aveugles de naissance », car, seuls, nous ne parvenons pas à voir en profondeur le mystère de la vie. C’est pourquoi Dieu s’est fait chair en Jésus, afin que la boue de notre humanité, pétrie du souffle de sa grâce, puisse recevoir une lumière nouvelle, capable de nous faire voir enfin les autres, Dieu et nous-mêmes dans la vérité.
15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Il est frappant de constater qu’au fil des siècles s’est répandue l’opinion, encore présente aujourd’hui, selon laquelle la foi serait une sorte de “saut dans le noir”, un renoncement à penser, de sorte qu’avoir la foi signifierait croire “aveuglément”. L’Évangile nous dit au contraire qu’au contact du Christ, les yeux s’ouvrent, au point que les autorités religieuses demandent avec insistance à l’aveugle guéri : « Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » (Jn 9, 10) ; et encore : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? » (v. 26).
15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Guéris par l’amour du Christ, nous sommes appelés à vivre un christianisme “les yeux ouverts”. La foi n’est pas un acte aveugle, une abdication de la raison, un repli dans quelque certitude religieuse qui nous éloigne du monde. Au contraire, la foi nous aide à regarder « du point de vue de Jésus, avec ses yeux : elle est une participation à sa façon de voir » (Enc. Lumen fidei, n. 18) et, par conséquent, elle nous demande d’“ouvrir les yeux”, comme Lui le faisait, en particulier sur les souffrances des autres et sur les blessures du monde.
15 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Aujourd’hui, notamment, face aux nombreuses questions que se pose le cœur humain et aux situations dramatiques d’injustice, de violence et de souffrance qui marquent notre époque, une foi éveillée, attentive et prophétique est nécessaire, une foi qui ouvre les yeux sur les ténèbres du monde et y apporte la lumière de l’Évangile à travers un engagement pour la paix, la justice et la solidarité.
15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière de l’Angelus
Au nom des chrétiens du Moyen-Orient et de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté, je m’adresse aux responsables de ce conflit : cessez le feu ! Que les voies du dialogue s’ouvrent à nouveau ! La violence ne pourra jamais conduire à la justice, à la stabilité et à la paix que les peuples attendent.
15 mars 2026 - Paroles du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec les enfants et les jeunes sur le terrain de sport à la paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo
Le Sacré-Cœur de Jésus. Le cœur, que représente-t-il ? L’amour, la charité, cette expression si grande de Dieu infini ; et chez Dieu, ce qui est infini, c’est son amour, sa grâce, sa miséricorde.
15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec le Conseil Paroissial à la paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo
Devant l’autel se trouve la fontaine baptismale. C’est un beau signe, surtout pendant le Carême, qui dans la tradition de l’Église est un temps de préparation au baptême. C’est le désir de nombreuses personnes de s’approcher du Christ. Mais il faut se purifier pour venir à lui dans la plénitude de la communion : c’est le chemin de la charité et de l’amour de Dieu.
15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV lors de la rencontre avec le Conseil Paroissial à la paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo
Devant l’autel se trouve l’image de ceux qui pensent voir mais qui sont aveugles, et de ceux qui, par la grâce de Dieu, commencent à voir et comprennent que la vie est bien plus grande que ce que l’on perçoit à la surface. Souvent il faut quelqu’un qui accompagne, qui aide à faire l’expérience de Jésus.
15 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV saluant la paroisse au terme de sa visite. Paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo
C’est une joie de célébrer avec vous l’Eucharistie, notre foi et notre communion.
15 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de sa Visite dans la paroisse romaine isse du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo
Actuellement, dans le monde, beaucoup de nos frères et sœurs souffrent à cause de conflits violents, provoqués par la prétention absurde de résoudre les problèmes et les divergences par la guerre, alors qu’il faut dialoguer sans relâche pour la paix. Certains vont même jusqu’à prétendre impliquer le nom de Dieu dans ces choix de mort, mais Dieu ne peut être enrôlé par les ténèbres. Il vient plutôt, toujours, apporter lumière, espérance et paix à l’humanité, et c’est la paix que doivent rechercher ceux qui l’invoquent.
15 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de sa Visite dans la paroisse romaine isse du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo
Au-delà de tout abîme dans lequel l’homme peut tomber à cause de ses péchés, le Christ vient apporter une lumière plus forte, capable de le libérer de l’aveuglement du mal, afin qu’il commence une vie nouvelle.
La rencontre entre Jésus et l’aveugle de naissance (cf. Jn 9, 1-41) peut en effet être comparée à la scène d’un accouchement, grâce auquel celui-ci, comme un enfant qui vient au monde, découvre un monde nouveau, en se voyant lui-même, en voyant les autres et la vie avec les yeux de Dieu (cf. 1 S 16, 9).
Demandons-nous donc : en quoi consiste ce regard ? Que révèle-t-il ? Que signifie « regarder avec les yeux de Dieu » ?
Selon le récit de l’évangéliste Jean, cela signifie avant tout dépasser les préjugés de ceux qui, face à un homme qui souffre, ne voient qu’un paria à mépriser, ou un problème à éviter, en se repliant dans la tour d’ivoire d’un individualisme égoïste. On entend si souvent des phrases du genre : « Tant que tout allait bien, ils étaient nombreux à être mes amis ; mais au moment de l’épreuve, beaucoup sont partis, ont disparu ! ». Jésus n’agit pas ainsi : il regarde l’aveugle avec amour, non pas comme un être inférieur ou une présence gênante, mais comme une personne chère et ayant besoin d’aide. Ainsi, leur rencontre devient une occasion pour que l’œuvre de Dieu se manifeste en chacun.
Dans le « signe », dans le miracle, Jésus révèle sa puissance divine et l’homme, comme s’il retraçait les gestes de la création – la boue, la salive –, retrouve pleinement sa beauté et sa dignité de créature faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. Ainsi, en recouvrant la vue, il devient témoin de la lumière.
Certes, cela implique un effort : il doit s’habituer à tant de choses qui lui étaient auparavant inconnues, apprendre à distinguer les couleurs et les formes, redéfinir ses relations, et ce n’est pas facile. Au contraire, l’hostilité qui l’entoure grandit, le provoque, et même ses parents n’ont pas le courage de le défendre (cf. Jn 9, 18-23). Il semble presque, de manière absurde, que ceux qui l’entourent veuillent effacer ce qui s’est passé. Mais ce n’est pas tout : lors de l’interrogatoire auquel est soumis l’aveugle qui voit désormais, c’est surtout Jésus qui est jugé, accusé d’avoir violé le sabbat pour le guérir.
16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles
Aucune innovation technologique ne peut remplacer la créativité, le discernement critique et la liberté de pensée. Et si le défi de notre époque est celui de l’intelligence artificielle, je pense à la nécessité de réguler la communication selon le paradigme humain et non technologique. Ce qui signifie, en fin de compte, savoir faire la distinction entre les moyens et les fins.
16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles
Les traits distinctifs qui vous ont caractérisés dès le début sont la laïcité et le pluralisme des sources d’information, même au sein de la télévision d’État. La laïcité comprise comme un rejet des préjugés idéologiques et comme une vision ouverte de la réalité.
16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles
Nous savons tous combien il est difficile de se laisser surprendre par les faits, par les rencontres, par les regards et les voix des autres ; combien la tentation est forte de ne rechercher, de ne voir et de n’écouter que ce qui confirme nos propres opinions. Mais il ne peut y avoir de bonne communication, ni de véritable liberté ni de pluralisme sain, sans cette ouverture.
16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles
Les médias doivent se prémunir contre le risque de devenir de la propagande. Et la tâche des journalistes, qui consiste à vérifier l’information pour ne pas devenir le porte-parole des puissants.
16 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de la rédaction du TG2 de la RAI-Radio-télévision italienne à l'occasion de ses 50 ans de fondation, avec leurs familles
C’est à vous qu’il revient de montrer les souffrances que la guerre inflige toujours aux populations ; de montrer le visage de la guerre et de la raconter à travers le regard des victimes, afin de ne pas la transformer en jeu vidéo.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Ceux qui regardent Jésus découvrent que la vie est vraiment belle si on le suit. Pour connaître cette beauté, les yeux du corps ou les critères esthétiques ne suffisent pas : il faut la contemplation et l’intériorité. Seulement celui qui s’arrête, écoute, prie et accueille son regard, peut dire avec confiance : « Je lui fais confiance, avec Lui la vie peut être vraiment belle, je veux parcourir le chemin de cette beauté ».
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Outre la bonté, ce qui distingue les saints, c’est la beauté spirituelle lumineuse qui rayonne de ceux qui vivent en Christ.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Augustin perçoit la présence de Dieu au plus profond de son âme, ce qui implique d’avoir compris et vécu l’importance de prendre soin de son intériorité comme espace de relation avec Jésus, comme moyen d’expérimenter la beauté et la bonté de Dieu dans sa propre vie.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Ce n’est que si nos milieux rayonnent d’une foi vivante, d’une prière constante et d’un accompagnement fraternel, que l’appel de Dieu pourra s’épanouir et mûrir, devenant un chemin de bonheur et de salut pour chacun et pour le monde.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Saint Augustin nous rappelle combien il est important d’apprendre à s’arrêter, à construire des espaces de silence intérieur pour pouvoir écouter la voix de Jésus-Christ.
Chers jeunes, écoutez cette voix ! Écoutez la voix du Seigneur qui vous invite à vivre une vie pleine, épanouie, en mettant à profit vos talents (cf. Mt 25, 14-30) et en clouant à la Croix glorieuse du Christ vos limites et vos faiblesses. Arrêtez-vous donc pour l’adoration eucharistique, méditez assidûment la Parole de Dieu pour la vivre chaque jour, participez activement et pleinement à la vie sacramentelle et ecclésiale.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Connaître le Seigneur signifie avant tout apprendre à lui faire confiance, ainsi qu’à sa Providence, qui surabonde en chaque vocation.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
La vie, en effet, se révèle comme une confiance et un abandon continus au Seigneur, même lorsque ses plans bouleversent les nôtres.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
C’est précisément grâce à la lumière et à la force de son Esprit, même à travers les épreuves et les crises, que nous pouvons voir notre vocation mûrir, refléter de plus en plus la même beauté de Celui qui nous a appelés, une beauté faite de fidélité et de confiance, malgré les blessures et les chutes.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Rester avec Jésus, laisser agir l’Esprit Saint dans nos cœurs et dans les situations de la vie, et tout relire à la lumière du don reçu, tout cela signifie grandir dans la vocation.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Comme il est précieux d’avoir un guide spirituel sûr qui accompagne la découverte et le développement de notre vocation ! Combien sont importants le discernement et la vérification à la lumière du Saint-Esprit, afin qu’une vocation puisse se réaliser dans toute sa beauté.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
La vocation n’est pas une possession immédiate, quelque chose qui est “donné” une fois pour toutes : c’est plutôt un chemin qui se développe de manière analogue à la vie humaine, dans lequel le don reçu, en plus d’être préservé, doit se nourrir d’une relation quotidienne avec Dieu pour pouvoir grandir et porter ses fruits.
16 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV pour la 63ème Journée Mondiale de prière pour les vocations, le 26 avril 2026. Publié sur le site du Vatican, le 25 mars 2026
Chers frères et sœurs, très chers jeunes, je vous encourage à cultiver votre relation personnelle avec Dieu à travers la prière quotidienne et la méditation de sa Parole. Arrêtez-vous, écoutez, confiez-vous : de cette manière, le don de votre vocation mûrira, vous rendra heureux et portera des fruits abondants pour l’Église et pour le monde.
18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »
Dans de nombreux pays, les inégalités dans le domaine de la santé augmentent : de moins en moins de personnes peuvent se soigner grâce aux services proposés. Un regard urgent doit aussi être porté sur la santé mentale, en particulier celle des jeunes, car les blessures invisibles de la psyché ne sont pas moins lourdes que celles qui sont visibles.
18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »
La santé ne peut être un luxe réservé à quelques-uns, mais elle est une condition essentielle pour la paix sociale. Une couverture sanitaire universelle n’est pas seulement un objectif technique à atteindre, elle est avant tout un impératif moral pour les sociétés qui veulent se dire justes. La protection et les soins de santé doivent être accessibles aux plus vulnérables, car cela est exigé par leur dignité, et aussi pour éviter qu’une injustice ne devienne une semence de conflits.
18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »
« Le Seigneur dit à Caïn : “Où est Abel, ton frère ?” Il répondit : “Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ?” » (Genèse 4,9). Dans la parabole du bon Samaritain, nous trouvons la réponse : oui, tu es le gardien de ton frère, parce que tu es appelé à prendre soin de son humanité.
18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »
Chaque homme et chaque femme, en particulier le chrétien, est appelé à fixer son regard sur celui qui souffre, sur la douleur des personnes seules, sur ceux qui, pour diverses raisons, sont marginalisés et considérés comme des “déchets”, car sans eux, nous ne pourrons pas construire des sociétés justes, à taille humaine.
18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »
Il est illusoire de penser qu’en ignorant ces frères et ces sœurs, il serait plus facile d’atteindre le bonheur.
18 mars 2026 - Aux participants à l'évènement « Oggi chi è il mio prossimo - Today who is my neighbor »
Prendre soin de l’humanité d’autrui aide à vivre la sienne.
18 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Le Baptême nous rend capables d’adorer Dieu en esprit et en vérité et de « professer devant les hommes la foi que par l’Église ils ont reçue de Dieu » (LG, 11).
18 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Réveillons en nous la conscience et la gratitude d’avoir reçu le don de faire partie du Peuple de Dieu ; ainsi que la responsabilité que cela implique.
19 mars 2026 – Message du Pape Léon XIV à l’occasion du 10ème anniversaire de Amoris Laetitia. Et convocation des Présidents des Conférences des Evêques du monde en octobre 2026 à Rome.
Notre époque est marquée par des transformations rapides qui, plus encore qu’il y a dix ans, rendent nécessaire une attention pastorale particulière aux familles, auxquelles le Seigneur confie la tâche de participer à la mission de l’Église d’annoncer et de témoigner l’Évangile. [6] Il existe en effet des lieux et des circonstances où l’Église « ne peut devenir le sel de la terre » [7] que par l’intermédiaire des fidèles laïcs et, en particulier, des familles. C’est pourquoi l’engagement de l’Église dans ce domaine doit être renouvelé et approfondi, afin que ceux que le Seigneur appelle au mariage et à fonder une famille puissent vivre leur amour conjugal dans le Christ et que les jeunes se sentent attirés par l’intensité de la vocation matrimoniale dans l’Église.
[6] Cf. Exhort. ap. Familiaris consortio (22 novembre 1981), 17.
[7] Conc. Œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, 33.
21 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée générale du Mouvement des Focolari
Tout charisme dans l’Église exprime un aspect de l’Évangile que l’Esprit Saint met en lumière à un moment donné de l’histoire, pour le bien de l’Église et du monde entier.
21 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux participants à l'Assemblée générale du Mouvement des Focolari
« Que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi » (Jn 17,21).
Ce ferment d’unité est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, car le poison de la division et de la conflictualité tend à contaminer les cœurs et les relations sociales, et doit être combattu par le témoignage évangélique de l’unité, du dialogue, du pardon et de la paix. À travers vous aussi, Dieu a préparé, au fil des décennies, un grand peuple de paix, appelé en ce moment de l’histoire à faire contrepoids et rempart face aux nombreux semeurs de haine qui ramènent l’humanité vers des formes de barbarie et de violence.
22 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
C’est dans le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et vivant en nous par la grâce du baptême, que ces événements trouvent leur accomplissement, pour notre salut et pour la plénitude de la vie.
Sa grâce illumine ce monde, qui semble constamment en quête de nouveauté et de changement, même au prix de sacrifier des choses importantes – temps, énergies, valeurs, affections – comme si la renommée, les biens matériels, les divertissements, les relations éphémères pouvaient combler notre cœur ou nous rendre immortels. C’est le symptôme d’un besoin d’infini que chacun de nous porte en soi, mais dont la réponse ne peut être confiée à ce qui est éphémère. Rien de fini ne peut étancher notre soif intérieure, car nous sommes faits pour Dieu, et nous ne trouvons pas la paix tant que nous ne nous reposons pas en Lui (cf. Confessions, I, 1.1).
22 mars 2026 – Méditation du Pape Léon XIV lors de la prière mariale de l’Angelus
Le récit de la résurrection de Lazare nous invite donc à prêter l’oreille à ce besoin profond et, avec la force de l’Esprit Saint, à libérer nos cœurs des habitudes, des conditionnements et des modes de pensée qui nous enferment, tels des rochers, dans le tombeau de l’égoïsme, du matérialisme, de la violence et de la superficialité. Dans ces lieux, il n’y a pas de vie, mais seulement la désorientation, l’insatisfaction et la solitude.
À nous aussi, Jésus crie : « Viens dehors ! » (Jn 11, 43), nous exhortant à sortir, régénérés par sa grâce, de ces espaces étroits, pour marcher dans la lumière de l’amour, comme des femmes et des hommes nouveaux, capables d’espérer et d’aimer à l’image de sa charité infinie, sans calcul ni mesure.
22 mars 2026 – Paroles du Pape Léon XIV au terme de la prière Mariale de l’Angelus
Je continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient, ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence. Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes sans défense, victimes de ces conflits. Ce qui les blesse, blesse l’humanité tout entière. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri lancé vers Dieu ! Je réitère avec force l’appel à persévérer dans la prière, afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine.
23 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux dirigeants et au personnel de la compagnie aérienne ITA Airways
Les vols papaux sont l’un des symboles les plus éloquents de la mission des successeurs de Pierre à l’époque contemporaine. En particulier, lors de ses voyages apostoliques, le Pape apparaît à tous comme un messager de paix : ses routes sont ce qu’elles devraient toujours être, c’est-à-dire des ponts de dialogue, de rencontre et de fraternité. Les avions devraient toujours être des instruments de paix, jamais de guerre ! Personne ne devrait avoir peur que du ciel arrivent des menaces de mort et de destruction. Après les tragiques expériences du XXe siècle, les bombardements aériens auraient dû être bannis pour toujours ! Pourtant — comme nous le savons — ils existent encore, et le développement technologique, en soi positif, est mis au service de la guerre. Ce n’est pas un progrès, c’est une régression !
25 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Le Concile enseigne que la structure hiérarchique n’est pas une construction humaine, fonctionnelle à l’organisation interne de l’Église en tant que corps social (cf. LG, 8), mais une institution divine visant à perpétuer la mission confiée par le Christ aux Apôtres jusqu’à la fin des temps.
25 mars 2026 – Enseignement du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Prions le Seigneur afin qu’il envoie à son Église des ministres qui soient ardents de charité évangélique, dévoués au bien de tous les baptisés et courageux missionnaires partout dans le monde.
28 mars 2026 – Salutation du Pape Léon XIV à la population de Monaco, depuis le Palais Princier.
Dans la Bible, comme vous le savez, ce sont les petits qui font l’histoire !
28 mars 2026 – Salutation du Pape Léon XIV à la population de Monaco, depuis le Palais Princier.
Il faut avoir confiance en la providence de Dieu, même lorsque le sentiment d’impuissance ou d’insuffisance prévaut, car nous croyons que le Royaume de Dieu est semblable à une minuscule graine qui devient un arbre (cf. Mt 13, 31-32). Cette foi ne change le monde que si nous assumons nos responsabilités historiques.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco
Le Christ est le centre dynamique, le cœur de notre foi,
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco
Il me semble toutefois nécessaire de souligner un deuxième aspect : l’annonce de l’Évangile comme défense de l’homme. En souhaitant que tout le monde accueille la bonne nouvelle de l’amour du Père, Jésus se pose en “avocat”, afin surtout de défendre ceux qui sont considérés comme abandonnés par Dieu, qui sont jugés, oubliés et marginalisés. Il se fait la voix et le visage du Dieu miséricordieux qui « défend le droit de tous les opprimés » (Ps 103, 6).
Je pense alors à une Église appelée à se faire “avocate”, c’est-à-dire à défendre l’homme : tout l’homme et tous les êtres humains.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco
Annoncez l’Évangile de la vie, de l’espérance et de l’amour ; apportez à tout le monde la lumière de l’Évangile afin que la vie de chaque homme et de chaque femme soit défendue et promue, de sa conception à sa fin naturelle ; offrez de nouveaux repères capables d’endiguer ces poussées de sécularisme qui risquent de réduire l’homme à l’individualisme et de fonder la vie sociale sur la production de richesses.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco
Une foi vivante est toujours prophétique, capable de susciter des questions et de présenter des défis : défendons-nous vraiment l’être humain ? Protégeons-nous la dignité de la personne en préservant la vie à toutes ses étapes ? Le modèle économique et social actuel est-il vraiment juste et empreint de solidarité ? Est-il animé par l’éthique de la responsabilité qui nous aide à dépasser la « logique de l’échange d’équivalents et du profit comme fin en soi » (Benoît XVI, Enc. Caritas in veritate, n. 38), pour construire une société plus juste ?
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la prière du bréviaire, en la Cathédrale de l’Immaculée Conception, à Monaco
Garder les yeux fixés sur Jésus-Christ, notre avocat auprès du Père, suscite une foi enracinée dans une relation personnelle avec Lui, une foi qui se fait témoignage capable de transformer la vie et de renouveler la société. Cette foi doit être annoncée avec des moyens et des langages nouveaux, y compris numériques, et chacun doit y être initié et formé avec persévérance et créativité.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Le bien est plus fort que le mal, même lorsque, parfois, il semble dans l’immédiat avoir le dessous.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Le témoignage de la foi est une semence qui peut atteindre et féconder des cœurs et des lieux éloignés, bien au-delà de nos propres attentes et possibilités.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
La foi rencontre des défis et des obstacles, mais rien ne peut en ternir la beauté et la vérité.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Les époques moderne et postmoderne nous ont enrichis de nombreuses choses positives qui nous offrent des opportunités et des possibilités, jusque-là inconnues à bien des égards : du domaine culturel à celui de la médecine et de la santé, du domaine technique à celui de la communication. Elles nous confrontent cependant aussi à de grands défis que nous ne pouvons pas ignorer et que nous devons affronter avec lucidité et conscience.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Nous vivons dans un monde qui semble toujours pressé, avide de nouveautés, qui cultive une fluidité sans attaches, marqué par un besoin presque compulsif de changements constants : dans les modes, l’apparence, les relations, les idées et même dans les dimensions de la personne qui constituent son identité même.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Ce qui donne de la solidité à la vie, c’est l’amour : l’expérience fondamentale de l’amour de Dieu avant tout, puis, par ricochet, l’expérience éclairante et sacrée de l’amour mutuel. Si d’un côté s’aimer demande d’être ouvert à la croissance et donc au changement, cela exige d’un autre côté de la fidélité, de la constance et une disposition au sacrifice quotidien. C’est seulement de cette manière que l’inquiétude trouve la paix …et que le vide intérieur est comblé, non pas par des choses matérielles et éphémères, ni même par des marques d’approbation virtuelles que sont des milliers de like, ni par des appartenances contraignantes, artificielles, voire parfois violentes. Il est nécessaire de débarrasser la porte du cœur de toutes ces choses afin que l’air sain et oxygénant de la grâce revienne en rafraîchir et revitaliser les pièces, et que le vent puissant du Saint-Esprit recommence à gonfler les voiles de notre existence, en la poussant vers le vrai bonheur.
Tout cela, chers amis, a besoin de la prière, de moments de silence, d’écoute, pour faire taire la frénésie de l’action et de la parole, des messages, des reels, des chats, et pour approfondir et savourer la beauté d’être véritablement et concrètement ensemble. À ce propos, saint Carlo Acutis parlait de l’Eucharistie comme d’une “autoroute vers le Ciel” et de l’adoration eucharistique comme d’un bain de soleil, capable de faire bronzer l’âme.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Les paroles et les gestes de témoignage et d’espérance ne s’improvisent pas, et nous ne les donnons pas de nous-mêmes. Ils viennent d’une relation profonde avec Dieu, dans laquelle nous trouvons les réponses fondamentales de la vie. Si le canal de son action est ouvert en nous, et s’il y a réciprocité, alors nous faisons de cette relation d’amour un don commun et partagé, et nous pouvons avoir confiance que les paroles justes et la force nécessaire pour agir viendront, au moment opportun.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
On peut interpréter cette phrase magnifique, mais parfois mal comprise, de saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux » (In litteram Ioannis ad Parthos, 7, 8). Aime, c’est-à-dire sois un don gratuit pour Dieu et pour les autres ; sois proche, ne t’éloigne pas, même lorsque tu ne peux pas résoudre tous les problèmes ni régler toutes les difficultés. Reste, avec amour et avec foi. C’est toi qui en apportes la véritable beauté, quand tu sais regarder dans les yeux ceux qui souffrent ou ceux qui se sentent invisibles dans les lumières de la ville.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Le monde a besoin de votre témoignage pour surmonter les dérives de notre époque et en affronter les défis, et surtout pour redécouvrir la douce saveur de l’amour de Dieu et du prochain.
28 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV et dialogue, avec les jeunes, à Monaco.
Portez l’Évangile dans vos choix professionnels, dans votre engagement social et politique, pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, en diffusant la culture de l’attention aux autres. Vivez tout comme une mission et faites de toute chose un don à Dieu qui vous veut les uns pour les autres amis dans le Christ, et fidèles compagnons de route.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
Si les hommes oublient la Loi qui commande de ne pas tuer, Dieu n’oublie pas la promesse qui prépare le monde au salut.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
De même qu’au commencement des temps Dieu donna la vie à l’être à partir du néant, de même, à la plénitude des temps, Il rachètera toute vie de la mort qui ruine la création.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
La joie de la foi et la force de notre témoignage découlent de cette rédemption, en tout lieu et en tout temps.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
L’histoire de Jésus résume en effet le destin de chacun de nous, à commencer par les plus petits et les opprimés.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
Encore aujourd’hui, combien de calculs sont faits dans le monde pour tuer des innocents ; combien de fausses raisons sont revendiquées pour les éliminer ! Cependant face à l’insistance du mal la justice éternelle de Dieu se dresse, qui sans cesse nous délivre de nos tombeaux, comme pour Lazare, et nous donne une vie nouvelle. Il convertit la dureté du cœur en transformant le pouvoir en service, en manifestant le véritable nom de sa toute-puissance : miséricorde.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
C’est la miséricorde qui sauve le monde : elle prend soin de chaque existence humaine, depuis son apparition dans le sein maternel jusqu’au moment où elle se flétrit, et dans toute ses fragilités.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
La voix des prophètes, témoigne de la manière dont Dieu accomplit son dessein de salut. Ézéchiel annonce que l’œuvre divine commence par une libération (Ez 37,23) et s’accomplit par la sanctification du peuple (cf. v. 28) : un chemin de conversion. Il ne s’agit pas d’une initiative privée ou individuelle, mais d’une initiative qui nous engage tous, qui transforme nos relations avec Dieu et avec notre prochain.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
La libération prend avant tout la forme d’une purification des « idoles immondes » (v. 23). Que sont-elles ? Par ce terme, le prophète désigne toutes ces choses qui asservissent le cœur, qui l’achètent et le corrompent. Le mot idole signifie “petite idée”, c’est-à-dire une vision réduite qui diminue non seulement la gloire du Tout-Puissant, en le transformant en objet, mais aussi l’esprit de l’homme. Les idolâtres sont des personnes à la vue courte : ils regardent ce qui captive leur yeux en les aveuglant. Les grandes et bonnes choses de cette terre se changent en idoles qui deviennent des servitudes, non pas pour ceux qui en sont privés, mais pour ceux qui s’en repaissent, laissant le prochain dans la misère et la tristesse. L’affranchissement des idoles libére d’un pouvoir qui se fait domination, de la richesse qui devient convoitise, de la beauté qui porte à vanité.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
Dieu ne nous abandonne pas dans ces tentations. Il vient au secours de l’homme, faible et triste, qui croit que les idoles du monde lui sauveront la vie.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
Le Seigneur change l’histoire du monde en nous appelant de l’idolâtrie à la vraie foi, de la mort à la vie.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
Chaque vie brisée est une blessure infligée au Corps du Christ. Ne nous habituons pas au fracas des armes, aux images de guerre ! La paix n’est pas un simple équilibre des forces, elle est l’œuvre de cœurs purifiés, l’œuvre de ceux qui voient dans l’autre un frère à protéger, et non un ennemi à abattre.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
Rendez heureux beaucoup de personnes par votre foi en manifestant la joie authentique, celle qui ne se gagne pas par un pari, mais qui se partage par la charité. La source de cette joie est l’amour de Dieu : amour pour la vie naissante et indigente, à accueillir et à soigner sans cesse ; amour pour la vie jeune et âgée, à encourager dans les épreuves de chaque âge ; amour pour la vie, en bonne santé comme malade, parfois solitaire, qui a toujours besoin d’être accompagnée avec attention.
28 mars 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de la Messe célébrée à Monaco au stade Louis II.
Donner la vie de Dieu. Une tâche sublime et impossible sans donner notre vie au prochain. Une tâche passionnante et féconde, lorsque l’Évangile éclaire nos pas.
29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre
Alors que Jésus parcourt le chemin de la croix, nous nous mettons à sa suite, nous suivons ses pas. Et en marchant avec Lui, nous contemplons sa passion pour l’humanité, son cœur qui se brise, sa vie qui se fait un don d’amour.
29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre
Nous regardons Jésus, qui se présente comme le Roi de la paix, alors qu’autour de Lui la guerre se prépare. Lui reste ferme dans la douceur, tandis que les autres s’agitent dans la violence. Il s’offre comme une caresse pour l’humanité, tandis que d’autres brandissent épées et bâtons. Il est la lumière du monde, alors que les ténèbres s’apprêtent à recouvrir la terre. Il est venu apporter la vie, alors que le plan visant à le condamner à mort s’accomplit.
En tant que Roi de la paix, Jésus veut réconcilier le monde dans l’étreinte du Père et abattre les murs qui nous séparent de Dieu et de notre prochain, car « C’est lui qui est notre paix » (Ep 2,14).
29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre
En tant que Roi de la paix, alors qu’Il était chargé de nos souffrances et transpercé pour nos fautes, Il « n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche » (Is 53, 7). Il n’a pas pris les armes, Il ne s’est pas défendu, Il n’a mené aucune guerre. Il a manifesté le doux visage de Dieu, qui refuse toujours la violence, et au lieu de se sauver lui-même, Il s’est laissé clouer à la croix, pour embrasser toutes les croix plantées à toutes les époques et en tous lieux dans l’histoire de l’humanité.
29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre
Frères et sœurs, voici notre Dieu : Jésus, Roi de la paix. Un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre, qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et rejette celle-ci en disant : « Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang » (Is 1, 15).
29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre
En le regardant, Lui qui a été crucifié pour nous, nous voyons les crucifiés de l’humanité. Dans ses plaies, nous voyons les blessures de tant de femmes et d’hommes d’aujourd’hui. Dans son dernier cri adressé au Père, nous entendons les pleurs de ceux qui sont abattus, de ceux qui sont sans espoir, de ceux qui sont malades, de ceux qui sont seuls. Et surtout, nous entendons le gémissement de douleur de tous ceux qui sont opprimés par la violence et de toutes les victimes de la guerre.
29 mars 2026 – Homélie de Léon XIV lors de la Messe des Rameaux. Place Saint-Pierre
Le Christ, Roi de la paix, s’écrie encore depuis sa croix : Dieu est amour ! Ayez pitié ! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères !
30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Scolastica à Subiaco ; à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Maria del Monte à Cesena et aux moniales bénédictines de l'Abbaye de Santa Scolastica à Bari
Dans un monde souvent marqué par le repli sur soi et l’individualisme, la vie monastique devient un modèle pour tout le peuple de Dieu.
30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Scolastica à Subiaco ; à la communauté monastique de l’Abbaye de Santa Maria del Monte à Cesena et aux moniales bénédictines de l'Abbaye de Santa Scolastica à Bari
Chers frères et sœurs, merci pour le bien immense et caché que vous faites à l’Église, par votre offrande, par votre prière incessante, par votre service, par le témoignage de votre vie. Continuez cette œuvre, qui est « œuvre de Dieu » (cf. saint Benoît, Règle, 43, 3).
30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League
Par le Mystère pascal, le Seigneur nous montre que même les circonstances les plus difficiles et exigeantes peuvent être transformées de l’intérieur par la force de l’amour.
30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League
Peut-être que la souffrance ne peut pas toujours être évitée ou éliminée, mais elle peut recevoir un sens rédempteur qui non seulement rend la dignité perdue, mais ouvre aussi la porte à une vie nouvelle.
30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League
La Résurrection de Jésus est la source ultime d’espérance pour tous ceux qui croient en lui et attendent la promesse de la vie éternelle.
30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League
La victoire du Seigneur ressuscité sur la mort révèle également que le cœur de toute autorité authentique est le service, car Jésus n’est pas venu « pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 28).
30 mars 2026 – Discours du Pape Léon XIV aux membres de l'Illinois Municipal League
Imiter la docilité du Christ à la volonté du Père vous ouvrira davantage au véritable dynamisme du service et vous permettra d’apporter à vos concitoyens la paix qui nous a été donnée par le Christ ressuscité.
1er avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Plus le don est grand, plus l’engagement l’est aussi.
1er avril 2026 – Homélie du Pape Léon XIV lors de l’Audience Générale
Que la Pâque que nous nous apprêtons à célébrer renouvelle en nous la grâce d’être, comme Marie de Magdala, comme Pierre et Jean, des témoins du Ressuscité !
1er avril 2026 – Paroles du Pape Léon XIV en langue française, au terme de l’Audience Générale
Demandons au Seigneur de renouveler nos sociétés par le ferment de l’Évangile. Que les fidèles appelés à vivre au cœur du monde soient animés par l’Esprit du Christ pour accomplir leur mission et travailler à l’avènement de son règne.