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La sédation terminale jusqu’à la mort est, de fait, une euthanasie déguisée

Publiée le 18-12-2014

France Renaissance a analysé le rapport et la proposition de loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie. Sur la sédation terminale, voici ce que l'institut écrit :

"Cette sédation terminale, mesure phare du projet de loi, est introduite dans l’article 3 : « le médecin applique le traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès. »

La première condition est extrêmement significative de l’esprit de la loi, et permet de répondre un peu plus précisément aux questions posées par le choix du terme de dignité à l’article premier. Il est en effet stipulé qu’une personne peut demander au médecin de procéder à la sédation finale, accompagnée d’un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, afin de ne pas « prolonger inutilement sa vie ». Il serait ici encore intéressant de connaître la position du législateur et du juge sur le terme « inutilement ». Dès lors comment juger si une vie est utile ? Faut-il le faire et qui doit le faire ?

L’utilité d’une vie est-elle le critère de dignité de la vie humaine ? En cas de litige, quel sera « l’esprit du législateur » retenu par le juge pour trancher ?

Est également stipulé : « un traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès associé à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie ». Les législateurs le précisent toute sédation doit s’accompagner automatiquement de l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation. Une sédation finale sans arrêt de l’alimentation et de l’hydratation constitue pour le législateur « une pratique malheureuse ».

Dès lors, doit-on considérer que le but de cette sédation est de soulager la souffrance, ou au contraire de masquer les conséquences d’une mort par la faim et la soif ?

La mort par arrêt d’alimentation et d’hydratation est-elle conforme au droit à la fin de vie dans la dignité instauré par l’article 1 de la PPL ?

Lors de l’injection des sédatifs, la volonté du soignant est-elle de soulager, ou alors de tuer, conjointement à l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielle ?

Ce projet de loi est officiellement décrié par les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté comme l’ADMD, le jugeant à juste titre profondément hypocrite. Ce projet vise à légaliser des pratiques euthanasiques qui refusent de dire leur nom. La sédation terminale jusqu’à la mort est une euthanasie déguisée, elle vise délibérément à provoquer la mort. Dès lors les arguments seront prêts pour un basculement à court terme vers une loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté. Ce projet de loi en annonce les prémices. S’il est adopté en l’état, c’est l’euthanasie qui est légalisée."

 

 

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