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Bioéthique: "Les hommes politiques sont-ils hors la loi?"

Publiée le 07-12-2013

      Dans un tribune publiée par l'hebdomadaire Valeurs actuelles et intitulée "Les hommes politiques sont-ils hors la loi?",  Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, explique que les lois issues de la volonté générale et les lois non écrites sont aujourd'hui "l'objet d'assauts de tous les bords politiques". 

     Alors que dans la société grecque, "les lois non écrites, transmises par les anciens, témoignaient des conditions requises pour vivre en paix dans la société", ce n'est plus le cas aujourd'hui. En effet, et à contrario, précise Jean-Marie Le Méné, "c'est de la transgression des lois non écrites que les hommes politiques d'aujourd'hui tirent une grande partie de leur légitimité". Une transgression qui a pu être constatée à l'occasion des campagnes électorales au cours desquelles ont notamment été faites des promesses "d'atteintes multiples à la vie commençante ou à la vie finissante". Des mesures qui, aujourd'hui, sont mise en place. Ainsi en est-il de "la libéralisation de la recherche détruisant l'embryon humain en juillet", de la "banalisation de l'avortement comme droit ordinaire en septembre" ou encore "dépistage eugéniste recentré sur la cible  de la trisomie 21 et annoncée dans les mois qui viennent". Et des transgressions pourraient également intervenir en matière de procréation médicalement assistée, de gestation pour autrui ou d'euthanasie. 

     La "coupe [serait-elle] pleine"?, il ne semble pas. En effet, dans un récent article relatif au retour de Nicolas Sarkozy en politique, (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 18 novembre 2013), la notion de "progrès" de la société, "matrice" de son projet, engloberait notamment la recherche sur l'embryon. Or, la recherche sur l'embryon vient d'être libéralisée, "une libéralisation à la fois libertaire et liberticide par les socialistes, après un combat homérique de l'opposition". Par conséquent, s'interroge le président de la Fondation Jérôme Lejeune, "que peut-on faire de plus dans le registre du 'déshumanisme' ou de pire dans celui du désaveu de son propre camp?".

     Au regard de ces transgressions, souligne Jean-Marie Le Méné, "rappeler qu'on est loin de la sagesse des Grecs est un euphémisme".

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Valeurs actuelles (Jean-Marie Le Méné) 5/12/2013 - Genethique 5.12.2013

 

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