Accueil > Evénements > Actualité > IVG et homosexualité ne sont pas des droits de l'homme reconnus en droit international

Actualité

Imprimer la page

IVG et homosexualité ne sont pas des droits de l'homme reconnus en droit international

Publiée le 04-11-2013

NEW YORK, 1er novembre (C-FAM) Quelques Etats dont la Russie, l’Ethiopie, la Pologne qui se sont exprimés au micro lors d’une rencontre diplomatique au siège de l’Onu, retransmise en direct sur internet, pour déclarer que l’IVG et l’homosexualité n’étaient pas des droits de l’homme reconnus en droit international.

Les diplomates ont sévèrement critiqué l’obsession dont a fait montre le bureau de l’Onu pour les droits de l’homme à l’égard des droits des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenres (LGBT).

La Russie a pris pour exemple un livret publié par le Bureau du Haut commissaire aux droits de l’homme (OHCHR), épicentre du militantisme LGBT à l’Onu. Le document de 60 pages, intitulé « Born Free and Equal » (nés libres et égaux) prétend faire la liste des « obligations juridiques fondamentales » regardant l’homosexualité. Par exemple, les Etats auraient l’obligation de créer une catégorie de droit d’asile bénéficiant aux personnes LGBT et aux couples homosexuels mariés.

La mise en œuvre de ces recommandations « conduirait inévitablement à une violation des droits de l’enfant », a déclaré la Russie.

La directrice du Haut bureau, Navi Pillay, a elle aussi subi de sévères critiques. Le budget et l’énergie que dépense le haut bureau pour les droits de l’homme sur la question de l’orientation sexuelle sont « disproportionnellement élevés », a noté la Russie. « Il y a actuellement dans le monde d’autres problèmes régler » dans le domaine des droits fondamentaux.

La déclaration de la Russie a montré que les critiques à son encontre concernant sa nouvelle législation qui pénalise la propagande homosexuelle pour protéger l’enfance, n’a pas changé son opinion dans le domaine. Quelques militants LGBT ont appelé publiquement à boycotter les jeux olympiques de Sochi, en Russie.

La question de l’homosexualité est un sujet délicat pour de nombreux pays. Le représentant nigérien y a fait référence : « La question des droits de certaines personnes d’une certaine tendance » est incompatible avec le droit, les religions et coutumes de son pays.

Ce sont des « questions de préférence personnelle et de mode de vie, a-t-il déclaré. Elles n’ont pas leur place dans le vocabulaire des Nations Unies concernant la protection des droits de l’homme ».

Mme Pillay a répondu que la Déclaration Universelle des droits de l’homme et les différents traités de protections protège tout le monde et non pas « tout le monde sauf les personnes LGBT ».

Certains diplomates semblaient avoir anticipé cette réponse. Agissant en tant que délégué des nations africaines, l’Ethiopie a souligné son engagement pour le respect des droits et libertés de l’homme universellement reconnus, et qui s’appliquent à toute personne.

Mais elle s’est dite « inquiète devant la tendance croissante » à créer de nouveaux droits, concepts et catégories, ainsi que des standards qui ne sont reconnus » ni dans les conventions internationales, ni par tous les Etats membres.

Le ton courtois avec lequel l’Ethiopie s’est exprimée était très loin de la « haine » dont on a accuse généralement les pays qui sont en désaccord avec les militants LGBT. Le Groupe africain a poliment lancé un appel « au respect entier de la souveraineté nationale et des valeurs culturelles », et à laisser « aux Etats la capacité de faire des choix de manière démocratique et d’une manière qui leur soit acceptable ».

D’autres Etats ont contesté le vocabulaire utilisé pour la promotion de l’avortement. La Pologne a fait la liste de ses initiatives développées dans le but d’améliorer la santé sexuelle et reproductive, une notion qui dans ce pays, inclut le respect de la vie de l’enfant-à-naître. Faisant subtilement référence aux tactiques des gouvernements pro-IVG, la Pologne a déclaré qu’elle n’essayait pas d’influencer les décisions des autres gouvernements sur cette question.

Certains Etats ont souligné que leur positionnement dans ce domaine s’appliquait à tous les sujets abordés à l’Onu.

La Pologne a fait consigner officiellement, pour toutes les futures rencontres à l’Onu, qu’elle s’opposait à toute interprétation des droits sexuels et reproductifs, ou des services de santé, qui inclurait l’avortement sur demande. Et de noter que ces termes ne sont définis dans aucun accord international.

Aucun élément de l’agenda principal de l’Onu ne « devrait créer, à la charge d’une seule partie, une obligation de considérer l’avortement comme une forme légitime de santé ou de droit reproductif », a déclaré le représentant maltais, membre de l’Union Européenne.

Alors que de nombreuses personnes à l’Onu axent leur travail sur la question des droits fondamentaux, le Saint Siège se doit souvent de réexpliquer le fondement de ces droits. L’IVG n’est jamais sans danger, ni pour l’enfant, ni pour sa mère, a déclaré Monseigneur Chullikatt.

« Sans le droit à la vie, les autres droits n’ont aucun sens ».

 

 

< Voir toutes les actualités

Archives