Accueil > Evénements > Actualité > chercheur : il perd son emploi pour ne pas travailler sur des f½tus avortés

Actualité

Imprimer la page

chercheur : il perd son emploi pour ne pas travailler sur des f½tus avortés

Publiée le 23-08-2012

     Le Dr Thomas Sardella, employé par une université britannique, s'est vu proposer un travail par un groupe de recherche de San Diego, aux Etats-Unis, concernant un programme de recherches qui devait porter sur un prélèvement de tissus sur un bébé avorté à huit semaines de gestation. Son employeur le mit devant ce choix : accepter de travailler avec l’équipe de San Diego ou voir son contrat avec l’université s’achever. Il a refusé le chantage :

(photo : avec son épouse)

   « Comment aurais-je pu regarder ces cellules dans le microscope et oublier qu’elles avaient été prises sur un enfant en même temps qu’on lui avait pris sa vie ? [...] Comment me persuader moi-même que ces êtres humains de 8 semaines n’avaient pas le droit de vivre, et que ma carrière, mon salaire et ma famille étaient plus importants que leurs vies ? Alors j’ai décidé de perdre mon emploi. »

Quelques temps après, l’université lui a proposé un nouveau contrat, qui comportait lui aussi une recherche sur les cellules d’enfants avortés de 10 à 13 semaines de gestation. Sardella refusa. Il ajoute :

    « Par la suite je n’ai pas pu réagir à nombre d’offres d’emploi en Grande-Bretagne et ailleurs car elles affichaient clairement que les recherches à accomplir porteraient sur des cellules souches embryonnaires ou sur des tissus prélevés sur des embryons avortés. J’ai été choqué par leur nombre ! Peut-être est-ce lié à la crise financière ? Peut-être plus de mères acceptent-elles que leurs enfants soient utilisés pour la recherche ? Je n’en sais rien, mais je peux vous dire qu’il y a sept ans, ni moi ni mes amis ne rencontrions ce type de recherche. »

Il a finalement trouvé un poste qui lui proposait des recherches ne portant pas atteinte à la vie.

 

 

< Voir toutes les actualités

Archives