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La science invalide la théorie du gender

Publiée le 02-09-2011

27 Août 2011 | Pierre-Olivier Arduin

L'imposition d'une théorie extra-scientifique dans un enseignement scientifique n'est pas le moindre des paradoxes de la controverse nationale née après l'introduction de la « théorie du gender » dans le programme officiel des lycées français en vigueur à la rentrée. Le plus étonnant dans cette affaire est que la science est en réalité bien moins démunie qu'on ne le pense pour démonter les présupposés idéologiques de ce courant de pensée.

 

« Oui, garçons et filles sont différents. Ils ont des centres d'intérêt différents, des niveaux d'activité différents, des seuils sensoriels différents, des forces physiques différentes, des styles relationnels différents, des capacités de concentration différentes et des aptitudes intellectuelles différentes ! ». Ce que tous les parents du monde savent d'expérience en vivant au quotidien avec leur progéniture, l'Américaine Lise Eliot, neurobiologiste aguerrie, l'écrit noir sur blanc dans un livre événement « Cerveau rose, cerveau bleu. Les neurones ont-ils un sexe ? » qui sort ces jours-ci en France[1]. Le Figaro Magazine y consacre un dossier passionnant et publie en exclusivité les meilleures feuilles d'un livre dont il faut reconnaître qu'il tombe à pic en pleine polémique sur l'introduction du « gender » dans les nouveaux programmes de sciences de la vie et de la terre (SVT) de 1ere [2].

Dissociation entre genre et sexe

L'idéologie du « gender » prétend en effet que les « genres » masculin et féminin seraient exclusivement le produit de préjugés socioculturels sans aucune relation avec la dimension sexuelle de la personne. Conséquence immédiate d'un tel raisonnement, l'identité sexuelle, déconnectée du corps biologique sexué, peut être librement construite par les individus. Quant aux différences observées entre les garçons et les filles, elles ne seraient que des stéréotypes de l'éducation qu'il s'agit désormais d'éradiquer. Les Suédois sont d'ailleurs passés à l'acte en créant cette année une école maternelle d'un « nouveau genre » – pardonnez-moi l'expression – d'où est banni tout savoir identitaire masculin ou féminin. Répondant au doux nom d'Egalia, cet établissement révolutionnaire va jusqu'à prôner la suppression des « genres » grammaticaux et des pronoms « il » ou « elle » : « Les enfants sont appelés par une forme neutre du terme « ami ». Toute connotation masculin/féminin a été méthodiquement éradiquée du paysage. Plus de rose, plus de bleu, plus de livres de contes de fées, atrocement sexistes, il est vrai. Au coin bibliothèque, les enfants trouvent des histoires de couples homosexuels et de familles monoparentales [3]».

Dans un document pénétrant publié en 2004 sur le thème de la collaboration de l'homme et de la femme dans le monde contemporain, la Congrégation pour la doctrine de la foi alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger avait décrypté les fondements de cette déconstruction anthropologique, expliquant que « la racine immédiate de cette tendance devait être recherchée dans la tentative de la personne de se libérer de ses conditionnement biologiques. Selon cette perspective anthropologique, la nature humaine n'aurait pas en elle-même des caractéristiques qui s'imposeraient de manière absolue : chaque personne pourrait se déterminer selon son bon vouloir, dès lors qu'elle serait libre de toute prédétermination liée à sa constitution essentielle [4]» (n. 3). Dans ce cadre, la liberté humaine devient le pouvoir subjectif de tenir pour rien ce que l'être humain est par nature, niant toute signification à la différence des sexes en tant que réalité profondément inscrite dans l'homme et la femme.

Si l'être humain n'est plus défini par son sexe biologique, facteur d'oppression, il devient donc libre de construire sa propre identité sexuelle, elle-même modulable en fonction de ses préférences sexuelles. Le manuel Hachette de 1ere ES et L l'annonce sans ambages : « L'identité sexuelle est la perception subjective que l'on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle. Seul le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. L'orientation sexuelle doit être distinguée clairement du sexe biologique de la personne ». Pour le « gender », il existe des rôles sexuels, sociaux, psychologiques associés au féminin et au masculin qui relèvent de la pure construction culturelle. Nathan cite ce texte que ne renieraient pas nos amis suédois : « Les sociétés forgent des modèles et des normes associés au féminin et au masculin. Dès le plus jeune âge, chacun va inconsciemment être imprégné par un schéma identitaire auquel il doit se conformer pour être accepté et reconnu par le groupe social. Ces attitudes sont tellement intériorisées que nous reproduisons les stéréotypes sans nous en rendre compte » (p.190).

Or, cette distinction dialectique avancée sans aucune explication sérieuse par les « théoriciens du gender » entre le sexe inscrit dans le corps biologique et l'identité sexuelle, soi-disant socialement construite, est aujourd'hui invalidée par les dernières données de la science. Pour Lise Eliot qui a passé en revue l'ensemble de la littérature spécialisée et les derniers travaux des chercheurs sur ce sujet, il existe un faisceau de faits scientifiques qui tendent au contraire à montrer comment les différences entre garçons et filles, loin d'être uniquement le produit de facteurs sociaux et éducatifs, présentent également un substrat biologique[5].

L'importance du sexe génétique

Ceci n'a en fait rien de surprenant. Ainsi que l'a très bien résumé Elisabeth Montfort, dès la fécondation de l'ovocyte par le spermatozoïde, c'est-à-dire dès le premier instant du cycle vital d'un être humain, l'embryon est déterminé génétiquement comme fille ou garçon. Avant même l'apparition morphologique des organes génitaux, le sexe du zygote est génétiquement programmé. Son identité sexuelle est en effet donnée par l'association des chromosomes XX ou XY contenus dans le noyau de la première cellule. Elle ne changera plus, sera inscrite dans chaque cellule du fœtus, du nouveau-né puis de l'adulte. Aucun facteur culturel ne pourra jamais effacer l'identité sexuelle masculine ou féminine d'un être humain. D'ailleurs, comme le remarque judicieusement la porte-parole de la Fondation de Service politique, un transsexuel, même après une opération plastique pour changer ses organes génitaux, sera contraint d'absorber à vie des hormones pour tenter de contrarier le programme génétique porté par ses chromosomes sexuels. Quelle que soit l'orientation sexuelle d'une personne, un homme sera toujours intrinsèquement un homme de même qu'une femme restera toujours une femme.

Attentive à respecter les critères d'observation scientifique, l'Eglise a entériné dès 1987 ce qui s'impose finalement à tous : « Dès que l'ovule est fécondé se trouve inaugurée une vie qui n'est ni celle du père, ni celle de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. A cette évidence de toujours la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que, dès le premier instant, se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : un homme, cet homme individuel avec ses notes caractéristiques bien déterminées [et donc avec son identité sexuelle spécifique aurait-on envie de préciser aujourd'hui]. Dès la fécondation est commencée l'aventure d'une vie humaine dont chacune des grandes capacités demande du temps pour se mettre en place et se trouver prête à agir [6]».

Autrement dit, dès la conception, nous avons à faire à un zygote déjà sexuellement déterminé qui sera cet homme ou cette femme unique. Et non pas à un embryon indifférencié comme tendent à le faire accroire le nouveau programme de l'Education nationale repris en chœur par les manuels qui insistent lourdement sur cette soi-disant indistinction originelle : « Il existe un stade phénotypique indifférencié comportant les mêmes ébauches génitales chez l'embryon mâle et chez l'embryon femelle » (Bordas, pp. 168-175).

Différents dès le ventre de leur mère

Faux leur répond la neurobiologiste américaine : « Les garçons se développent plus vite que les filles, et ce, dès le début de la grossesse. Les médecins spécialistes des fécondations in vitro sont souvent capables de deviner si l'embryon sera mâle ou femelle rien qu'en se basant sur le nombre de divisions cellulaires qui se sont produites en un certain nombre d'heures depuis la fécondation: les embryons mâles ont un métabolisme plus élevé, qui accélère le début de leur croissance et la multiplication des cellules. Conséquence de leur développement plus rapide, les garçons sont plus grands, plus lourds et physiquement plus vigoureux que les filles au moment de la naissance - avec des crânes plus épais et, oui, des cerveaux plus gros ».

Quant aux filles, une maturation plus avancée de leurs tissus et organes à la naissance explique qu'elles sont plus à même de relever le défi de la vie en dehors de l'utérus : « Les garçons sont davantage vulnérables à tout un éventail de maladies, de problèmes cognitifs et comportementaux, et même à la mort, à la fin de la grossesse et après l'accouchement. (...) Quand une femme enceinte fait une fausse couche, il est environ 30 % plus probable que le fœtus était celui d'un garçon. Les garçons ont aussi environ 7 % de chances de plus que les filles de naître prématurément. Même les garçons nés à terme courent davantage de risques que les filles. Le taux de mortalité infantile global, aux Etats-Unis, est 22% plus élevé chez les garçons que chez les filles. (...) Tous ces facteurs expliquent comment le surplus d'embryons mâles conçus à la fécondation diminue peu à peu, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un nombre de fœtus masculins presque égal à celui des fœtus de filles. Après la naissance, néanmoins, la vulnérabilité des garçons reste un thème dominant du début de leur croissance. Ils risquent davantage que les filles de succomber à un nombre impressionnant de problèmes physiques et mentaux. Cela fait d'eux, par bien des aspects, le sexe le plus difficile à élever au début de l'enfance ».

Sur un plan strictement physiologique, on ne devient donc pas homme ou femme comme le prétend l'intitulé trompeur des nouveaux programmes, on est homme ou femme dès la conception et on nait homme ou femme avec des différences déjà bien étudiées. Ce constat s'explique évidemment par le rôle des hormones sexuelles sécrétées pendant le développement intra-utérin et qui ne sont pas les mêmes chez le fœtus masculin ou féminin. Là encore, rien d'étonnant, puisque la fabrication de ces molécules est commandée directement par des gènes dépendant du sexe.

Dans un monumental ouvrage de référence en biologie, Dee Unglaub Silverthorn, professeur de physiologie à l'Université du Texas, rappelle que « les êtres humains sont sexuellement dimorphiques ; c'est-à-dire que les hommes et les femmes sont physiquement distincts (…). Bien que chacun s'accorde sur ce fait, il existe un débat pour savoir s'ils sont également dimorphiques d'un point de vue comportemental et psychologique. Les hormones sexuelles jouent un rôle important dans le comportement des autres mammifères en agissant sur l'adulte et sur le cerveau de l'embryon en développement (…). Les fœtus humains sont exposés aux hormones sexuelles dans l'utérus, mais leur effet sur l'apparition de l'empreinte sexuelle reste encore un mystère. Le fait que les petites filles préfèrent les poupées et les garçons les pistolets en plastique est-il dû à des bases biologiques ou à une influence culturelle ? (…) De plus en plus de preuves suggèrent qu'au moins une partie de notre cerveau est influencée par les hormones sexuelles, avant même d'avoir quitté le ventre maternel [7]».

Lise Eliot ne dit pas autre chose : « Il y a des différences qui s'impriment dans le cerveau, et sans doute dans l'esprit, avant la naissance. Vous ne pouvez ni les voir à l'échographie ni les entendre dans les battements du cœur du fœtus, mais elles sont bien là : garçons et filles sont influencés dans l'utérus par différents gènes et différentes hormones qui leur sont propres ». Parmi ces influences, l'hormone sexuelle masculine : « Les parents ne savent pas à quel point la testostérone intervient tôt dans le développement de leur enfant. La première poussée de testostérone démarre six semaines après la conception, pour se terminer avant la fin du second trimestre. Ensuite, et jusqu'au moment de la naissance, le niveau de testostérone des garçons n'est guère différent de celui des filles. Une autre poussée survient alors, plus modeste que la première, qui s'étend sur les six premiers mois de la vie. En tout état de cause, la brève période de quatre mois, avant la naissance, durant laquelle les fœtus sont exposés à la testostérone, suffit à les masculiniser entre les jambes et, dans une certaine mesure, dans leurs cerveaux embryonnaires ».

« Il doit y avoir un gène de la bagnole sur le chromosome Y ! »

Comment expliquer que quel que soit l'endroit du monde où l'on fait le test, les petits garçons se ruent à une écrasante majorité sur un camion, une petite voiture, un ballon ou tout autre jouet typiquement masculin quand on leur offre le choix entre ces objets et une poupée ? De même que les fillettes jetteront immanquablement leur dévolu sur la dînette, le poupon ou la mallette de maquillage ? Tous les parents du monde font ce constat universel, au point de s'écrier : « Il doit y avoir un gène de la bagnole sur le chromosome Y ! », rapporte avec humour la scientifique américaine.

Selon elle, les « influences génétiques et hormonales pré et postnatales ont projeté les enfants sur des trajectoires légèrement différentes. Longtemps avant qu'ils n'entrent en contact avec notre culture très codifiée entre masculin et féminin, leurs cerveaux sont préparés à ne pas réagir tout à fait de la même manière à certains aspects de notre environnement. Et une fois le processus amorcé, ils s'épanouissent selon un modèle rose ou bleu qui caractérisera de bien des façons la suite de leur développement ».

Sur le mode de la vulgarisation scientifique, cette conclusion de la neurobiologiste américaine rejoint étonnamment l'analyse anthropologique de la Congrégation pour la doctrine de la foi dans sa Lettre précédemment citée : « La sexualité caractérise l'homme et la femme non seulement sur le plan physique mais aussi sur le plan psychologique et spirituel, marquant chacune de leurs expressions. Elle ne peut être réduite à un simple donné biologique insignifiant; elle est plutôt une composante fondamentale de la personnalité, une de ses façons d'exister, de se manifester, de communiquer avec les autres, de ressentir, d'exprimer et de vivre l'amour humain [8]» (n. 8). « Ainsi, le masculin et le féminin se révèlent comme faisant ontologiquement partie de la création » (n. 12).

La spécificité des valeurs féminines

Le document romain insiste par ailleurs sur l'existence de valeurs spécifiquement féminines, au premier chef la « capacité de l'autre » : « La femme garde l'intuition profonde que le meilleur de sa vie est fait d'activités ordonnées à l'éveil de l'autre, à sa croissance, à sa protection, malgré le fait qu'un certain discours féministe revendique les exigences «pour elle-même ». Cette intuition est liée à sa capacité physique de donner la vie. Vécue ou en puissance, une telle capacité est une réalité qui structure la personnalité féminine en profondeur. Elle permet à la femme d'acquérir très tôt la maturité, le sens de la valeur de la vie et des responsabilités qu'elle comporte (…). C'est elle enfin qui, même dans les situations les plus désespérées — et l'histoire passée et présente en témoigne—, confère une capacité unique de faire face à l'adversité, de rendre la vie encore possible même dans des situations extrêmes, de conserver avec obstination un sens de l'avenir et enfin de rappeler, à travers les larmes, le prix de toute vie humaine » (n. 13).

Loin de contredire cette profonde réflexion de l'Eglise, le pédopsychiatre Stéphane Clerget lui donne une nouvelle crédibilité : « Selon moi, l'enfant pense aussi en fonction de son corps et de sa génitalité. Les filles perçoivent très vite que leur génitalité est à l'intérieur d'elles, c'est-à-dire qu'elles auront plus tard un bébé dans le ventre. Cela ne favorise-t-il pas les activités introspectives, l'imaginaire? Les garçons, eux, réalisent que leur génitalité est extérieure. Ils sont plus dans la projection: ils lancent des projectiles, tirent au pistolet; tandis que les filles, elles, tirent davantage pour ramener à elles: elles tirent les cheveux, par exemple. Pour moi, c'est la métaphore de leur corps sexué. Et pourquoi les garçons jouent-ils à la guerre et pas les filles? Lorsqu'ils réalisent, vers 4 ans, qu'ils ne pourront jamais avoir un bébé dans leur ventre, qu'ils ne pourront pas donner la vie, c'est un drame. Ils décident alors de donner la mort, qui est un pouvoir équivalent à celui de donner la vie. Voilà des explications psychologiques qui ne sont pas liées à l'éducation mais bien à la réalité biologique. Les différences anatomiques influent sur la psychologie [9]».

Au début de la polémique suscitée par l'introduction de la théorie du « gender » dans les programmes officiels de l'Education nationale, il nous était apparu comme particulièrement dangereux d'offrir une « caution scientifique » à un courant de pensée qui relève au mieux du débat critique d'idées, au pire de la propagande idéologique.

Après mûre réflexion, il apparaît en outre que les présupposés de ce courant de pensée sont totalement invalidés par les dernières recherches scientifiques. Or, la mission d'un professeur de sciences de la vie et de la terre est justement de s'appuyer sur des faits éprouvés par l'exigence de la démarche scientifique et certainement pas devenir le porte-parole de théories minoritaires et controversées. L'Etat ne peut s'arroger le droit de faire du cours de SVT un lieu d'imposition d'une approche idéologique qui s'oppose à la rigueur intellectuelle de l'étude du réel.

Aussi le ministre de l'Education nationale s'honorerait-il à demander sans tarder le retrait des manuels incriminés, garantir que les nouvelles « compétences exigibles » de la circulaire du 30 septembre 2010 ne fassent l'objet d'aucune évaluation ni pendant l'année scolaire ni lors de l'épreuve de SVT du baccalauréat qui se tiendra dès 2012 et engager une concertation avec tous les acteurs concernés afin de procéder à la réécriture correcte du programme pour la rentrée 2013.

 


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[1] Lise Eliot, Cerveau rose, cerveau bleu. Les neurones ont-ils un sexe ?, Robert Laffont, 2011. En librairie le 8 septembre.

[2] Sophie Roquelle, « Garçons, filles : pourquoi sont-ils si différents ? », Le Figaro Magazine, 20-21 août 2011.

[3] Emilie Lanez, Le Point, 21 juillet 2011.

[4] Congrégation pour la doctrine de la foi, Lettre aux évêques de l'Eglise catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'Eglise et dans le monde, 31 mai 2004.

[5] Sophie Roquelle, « Les neurones ont-ils un sexe ? Les meilleurs extraits », Le Figaro Magazine, 20-21 août 2011.

[6] Cardinal Joseph Ratzinger, Congrégation pour la doctrine de la foi, Instruction Donum Vitae sur le respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation, Réponses à quelques questions d'actualité, 22 février 1987. Nous revient également en mémoire ce discours audacieux du bienheureux Jean-Paul II donné en 1998 devant l'Académie pontificale pour la Vie : « Le génome apparaît comme l'élément structurant et constructif du corps en ses caractéristiques tant individuelles qu'héréditaires : il marque et conditionne l'appartenance à l'espèce humaine, le lien héréditaire et les notes biologiques et somatiques [donc sexuelles, NDPOA] de l'individualité. Son influence dans la structure de l'être corporel est déterminante dès le premier instant de la conception. C'est sur la base de vérité intérieure du génome, déjà présente au moment de la procréation où les patrimoines génétiques du père et de la mère s'unissent, que l'Eglise s'est donnée pour tâche de défendre la dignité humaine de tout individu dès le premier instant où il surgit ».

[7] Dee Unglaub Silverthorn, « Physiologie humaine, une approche intégrée », 4e Edition, 2007, p. 788.

[8] Lettre aux évêques de l'Eglise catholique sur la collaboration de l'homme et de la femme dans l'Eglise et dans le monde, 31 mai 2004 qui reprend des réflexions de la Congrégation pour l'Education catholique, Orientations éducatives sur l'amour humain, 1er novembre 1983, nn. 4-5.

[9] Sophie Roquelle, « Entretien avec Stéphane Clerget », Le Figaro Magazine, 20-21 août 2011.

 

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