Accueil > Evénements > Actualité > Préservatif : la leçon d'éthique de Benoît XVI - PO Arduin

Actualité

Imprimer la page

Préservatif : la leçon d'éthique de Benoît XVI - PO Arduin

Publiée le 25-11-2010

dans Liberté Politique du 25.11.2010

par Pierre-Olivier Arduin

Dans le livre d'entretiens Lumière du monde qui paraîtra dans les librairies françaises le 3 décembre prochain aux éditions Bayard, le pape répond à deux questions concernant la lutte contre le Sida et l'utilisation du préservatif. Des propos courageux qui confirment et approfondissent la réflexion morale d'une Église catholique « experte en humanité ».

S'il nous a semblé nécessaire d'apporter un éclairage sur l'emballement médiatique suscité par ces propos, il faut rappeler dès à présent qu'on ne saurait réduire l'entretien capital que Benoît XVI a accordé durant l'été 2010 au journaliste et écrivain bavarois Peter Seewald au seul sujet du préservatif.

 

Lors de la présentation officielle du livre au Vatican ce mardi 23 novembre, l'auteur de l'interview a déploré à ce titre une « crise du journalisme », les médias abordant l'ouvrage par le petit bout de la lorgnette, aveugles à l'appel vibrant qu'y lance le pape à l'humanité et à « un monde en train de s'effondrer [1] ».

Comme son sous-titre l'indique, « Le Pape, l'Église et les signes des temps », ce que Benoît XVI nous offre avant tout dans ce livre essentiel, c'est la hauteur de vue d'un des plus grands intellectuels catholiques européens sur les défis que l'Église doit affronter pour répondre à la quête de sens de nos contemporains et rendre Dieu à nouveau présent dans la cité des hommes.

Cela étant dit, c'est donc à la fin du chapitre 10 que le pape revient sur la polémique qui avait accompagné son voyage apostolique au Cameroun et en Angola en mars 2009. Benoît XVI avait alors été voué aux gémonies pour avoir déclaré dans l'avion qui le conduisait en Afrique qu'on ne pourrait « résoudre le fléau du Sida en distribuant des préservatifs », ajoutant qu' « au contraire, cela risque d'augmenter le problème ». Aujourd'hui le Saint-Père est encensé par les mêmes pour avoir, croient-ils, opéré un « tournant révolutionnaire en entrouvrant la porte à l'usage du préservatif [2] ».

Aucun virage

Qu'a dit le Pape ? « Il peut y avoir des cas individuels justifiés, par exemple quand une prostituée (ou un prostitué dans le texte original en allemand) utilise un préservatif, cela peut être un premier pas vers une moralisation, un premier acte de responsabilité pour développer de nouveau la conscience du fait que tout n'est pas permis et que l'on ne peut faire tout ce que l'on veut » (Lumière du monde, cité par Zenit le 21 novembre). La phrase a tourné en boucle sur tous les prompteurs que compte la planète pour faire dire à Benoît XVI ce que tous avait envie d'entendre : l'Église autorise le préservatif lorsqu'on s'en sert comme instrument prophylactique contre le VIH. Qu'en est-il vraiment ?

Contrairement à ce qu'ont pu écrire nombre de commentateurs mal avisés, Benoît XVI n'a opéré aucun virage à 180° par rapport à son analyse de 2009. Bien au contraire, il persiste et signe : « Nous ne pouvons pas résoudre le problème par la distribution de préservatifs […]. Il faut autre chose. » Ajoutant que « même dans le milieu laïc s'est développée la théorie dite “ABC” – Abstinence, Be Faithful (fidélité), Condom ¬– où le préservatif est utilisé uniquement en dernier recours lorsque les deux autres ne fonctionnent pas » (Lumière du monde, cité par Zenit le 21 novembre). Difficile d'être plus clair.

Comme en 2009, la réponse donnée à Peter Seewald vise ici l'utilisation du préservatif sur le plan épidémiologique à l'échelle de populations entières. Et elle est identique : les campagnes de distribution de préservatifs ne sont pas une solution pour endiguer la propagation du virus, pire elles peuvent aggraver la situation.

Ce qu'ignorent en effet tous ceux qui instrumentalisent la pensée de Benoît XVI, soit pour il y a peu encore le disqualifier soit pour maintenant saluer un revirement qui n'existe que dans leur tête, c'est qu'il est à l'heure actuelle un des meilleurs spécialistes de la question [3]. Benoît XVI suit en effet attentivement ce dossier depuis l'apparition de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans les années quatre-vingt. Au début de son pontificat, il a eu en main un rapport extrêmement documenté sur l'usage du préservatif et la problématique du Sida émanant du Conseil pontifical pour la santé. De fait, le Vatican observe depuis longtemps la parution d'études qui écornent sévèrement la supposée efficacité du préservatif dans la prévention de la pandémie.

Plusieurs enquêtes montrent en effet que le taux d'infection augmente proportionnellement avec son utilisation. Comment est-ce possible ? Tout se passe en fait comme si l'usage du préservatif favorisait l'augmentation de conduites à risque (adultères, vagabondage sexuel, multipartenaires,…), lesquelles démultiplient les possibilités de défaillances de son utilisation, d'où un taux de contamination qui s'élève paradoxalement dans les pays qui ont tout misé sur cette technique. C'est exactement ce que dit l'un des plus grands spécialistes dans le domaine de la lutte contre l'épidémie du VIH en Afrique, Edward Green, directeur du Aids Prevention Research Project de l'Université de Harvard dans un entretien qu'il avait donné en 2009 à la revue américaine National Review :

 

« Le pape a raison, ou bien disons que tous les indices dont nous disposons vont dans le même sens que ce qu'a dit le Pape […]. Il a été prouvé que les préservatifs ne sont pas efficaces au niveau d'une population. Il y a un lien récurrent, démontré par nos meilleures études, y compris les Demographic Health Surveys financées par les États-Unis, entre une plus grande disponibilité et utilisation des préservatifs et un taux d'infection au VIH plus élevé. Ceci peut être dû en partie à un phénomène connu sous le nom de compensation du risque, ce qui signifie que si quelqu'un utilise une technique de réduction d'un risque comme le préservatif, il perd souvent le bénéfice de cette réduction en compensant ou prenant plus de risques que s'il n'avait pas utilisé cette technique » (article de Kathryn Lopez, publié en ligne le 19 mars 2009, traduction Albert Barrois) [4].

L'expérience de l'Église

Ces conclusions attestent directement du bien fondé de la perspective morale mise à l'honneur par l'Église pour juguler l'épidémie. La science entérine les réflexions éthiques d'une Église attentive à l'homme, un point sur lequel avait insisté Benoît XVI dans un discours de juin 2005 à un groupe d'Evêques africains en visite ad limina : « L'enseignement traditionnel de l'Église a démontré être la seule façon intrinsèquement sûre pour prévenir la diffusion du Sida. »

S'abstenir de relations sexuelles avant le mariage, demeurer fidèle à un conjoint qui l'est lui-même, non seulement honorent la signification et la dignité de l'amour humain mais se révèlent être l'unique solution épidémiologique durable. Et Benoît XVI sait pertinemment que l'authenticité de l'anthropologie déployée par le magistère, loin d'être théorique, a été traduite dans les faits de manière éminemment concrète avec l'exemple éclatant de l'Ouganda. Détenant le triste record du taux d'infection le plus élevé au monde au début des années quatre-vingt – 15 % de prévalence du VIH – une politique d'envergure engagée avec le soutien de l'Église, prônant l'abstinence et la fidélité, a ramené le taux d'infection à 5,4 % en 2007.

Dédaignée par les agences onusiennes, la stratégie développée par les autorités de ce pays constitue pour les Occidentaux une véritable leçon. La réussite est telle qu'elle a fait l'objet d'une publication dans la prestigieuse revue américaine Science en 2004 [5]. Benoît XVI qui a suivi de près l'évolution de la maladie dans ce pays avait fait part de sa satisfaction devant l'ambassadeur de l'Ouganda le 14 décembre 2006 : « La collaboration entre l'Église et la société civile a produit de nombreux fruits bénis en Ouganda en particulier dans la lutte contre le HIV/SIDA où les statistiques confirment la valeur concrète d'une politique de prévention fondée sur l'abstinence et la promotion de la fidélité au sein du mariage. » Qui osera rappeler que le taux d'infection dans la ville de New York est supérieur à celui observé dans plusieurs pays africains majoritairement… catholiques ?

Dans la mise au point publiée cette semaine par le Saint-Siège concernant l'interprétation des paroles de Benoît XVI sur le préservatif, le père Lombardi enfonce le clou :

« L'abstinence et la fidélité sont deux éléments beaucoup plus déterminants et fondamentaux pour la lutte contre le Sida alors que le préservatif apparaît en dernier lieu comme une échappatoire quand les deux autres font défaut. Il doit donc être clair que le préservatif n'est pas la solution au problème [6] ».

Une sorte de drogue

Poursuivant son raisonnement en délaissant le champ proprement dit de l'épidémiologie et des politiques sanitaires pour lutter contre le Sida, le pape prend ensuite de l'altitude en traçant le chemin de vérité qui s'offre à l'homme :

« Se concentrer uniquement sur le préservatif veut dire banaliser la sexualité, et cette banalisation représente justement la raison dangereuse pour laquelle de si nombreuses personnes ne voient plus l'expression de leur amour dans la sexualité, mais seulement une sorte de drogue qu'ils s'administrent à eux-mêmes » (Lumière du monde).

Le propos du pape accuse ici sévèrement les promoteurs du safe sex (sexe sans risques) et du tout préservatif qui avilissent la dignité de la sexualité humaine, expression d'une communion interpersonnelle entre un homme et une femme qui se promettent fidélité. « C'est pourquoi, ajoute Benoît XVI, la lutte contre la banalisation de la sexualité fait partie d'un grand effort pour que la sexualité soit évaluée de manière positive et puisse exercer son effet positif sur l'être humain dans sa totalité » (Lumière du monde).

Le préservatif introduit objectivement un mensonge au plus intime de la communion entre un homme et une femme. Il fait mentir en partie le langage des corps, le prive de sa vérité plénière et altère la structure spécifique de l'acte sexuel comme donation réciproque. Un peu plus loin dans le livre, Benoît XVI en profite d'ailleurs pour réaffirmer que « les perspectives d'Humanae vitae restent valides [6] ». Il conforte ainsi « les minorités profondément convaincues de l'exactitude de ces perspectives [qui] pourront ainsi être pour d'autres un modèle fascinant à suivre » tout en les convoquant à rendre toujours mieux raison de cette grande vision :

« Nous devons faire tout le bien possible et nous soutenir et nous supporter mutuellement. Exprimer tout cela aussi du point de vue pastoral, théologique et conceptuel dans le contexte de la sexologie actuelle et de la recherche anthropologique est une grande tâche à laquelle il faut se consacrer davantage et mieux » (Lumière du monde).

La loi de la gradualité

Après avoir déployé une anthropologie positive et dynamique de l'essence de la sexualité humaine, le pape revient sur le terrain de la transmission du VIH par voie sexuelle et, selon les termes du porte-parole du Saint-Siège, « considère une situation exceptionnelle où l'exercice de la sexualité représente un véritable risque pour la vie de l'autre » (Note du père Lombardi) :

« Il peut y avoir des cas individuels justifiés, précise le Saint-Père, par exemple quand une prostituée (ou un prostitué dans le texte original en allemand) utilise un préservatif, cela peut être un premier pas vers une moralisation, un premier acte de responsabilité pour développer de nouveau la conscience du fait que tout n'est pas permis et que l'on ne peut faire tout ce que l'on veut ».

Benoît XVI prend des hommes et des femmes blessés là où ils en sont, soutenant un premier pas fragile qui peut être la première étape d'une croissance morale. Le pape rappelle dans toute sa force la loi morale seule susceptible de libérer l'homme et de lui montrer le vrai bien auquel il est appelé. Mais il est également attentif à ne pas éteindre la mèche qui fume encore et, tout en reconnaissant le caractère intrinsèquement désordonné d'une sexualité non conjugale, ne condamne pas les personnes qui se livrent à « une sorte de drogue qu'ils s'administrent à eux-mêmes ».

Il n'est pas anodin que le pape prenne l'exemple de la prostitution, une pratique qui enferme les personnes dans leurs souffrances, leurs errances, leurs culpabilités plus ou moins consciemment exprimées. Peu importe qu'il s'agisse d'un homme, d'une femme ou d'un transsexuel comme l'a déclaré le père Lombardi après avoir demandé à Benoît XVI si son propos s'appliquait seulement à un prostitué masculin, le fait de prendre en considération la vie de l'autre est un premier pas dans la maturation éthique balbutiante de la personne (AP, Le Figaro, 23 novembre 2010).

Benoît XVI ne fait ici que s'appuyer sur ce que l'Église nomme « loi de gradualité ». Ce concept a été exposé en 1981 sous la plume de Jean-Paul II dans l'exhortation apostolique Familiaris consortio [7]. On a oublié que le cardinal Joseph Ratzinger fut justement le rapporteur général du synode des évêques sur la famille en 1980 à l'origine des travaux préparant la matière de l'exhortation et qu'il défendit cette notion comme « une idée nouvelle du synode devenue l'une des perspectives permanentes, présentes dans tous les problèmes particuliers [8] ».

La loi de gradualité n'est pas une gradualité de la loi morale comme s'il y avait plusieurs niveaux d'exigence que chacun aménagerait à sa guise. La notion de gradualité s'applique au cheminement existentiel de croissance des sujets et non à la loi morale qui elle ne comporte pas de degrés. La conscience subjective ne peut être le juge ultime de la loi objective ni justifier ses fautes sous prétexte que le bien lui semble hors d'atteinte. Comme l'explique Benoît XVI à Peter Seewald à propos des orientations d'Humanae vitae : « Nous sommes pécheurs. Mais nous ne devons pas assumer ce fait comme un exemple contre la vérité quand cette haute morale n'est pas vécue » (Lumière du monde).

Toutefois, chacun se dirige vers cette loi à un rythme différent. Pour Olivier Bonnewijn qui a admirablement exploré ce thème dans Ethique sexuelle et familiale (Ed. de l'Emmanuel, 2006),

« l'aventure de la grâce et de la liberté, qui se déroule dans des situations et des circonstances précises, diffère considérablement d'une personne à l'autre. La loi de gradualité désigne les lois de croissance qui commandent au développement de toute vie humaine et qui supposent le passage par des degrés encore marqués d'imperfections […]. La loi de gradualité désigne le chemin qui graduellement conduit au respect du bien, la voie qui, d'étape en étape, mène à l'accomplissement humain promu par les normes éthiques. Elle offre une médiation pédagogique entre vérité du bien et historicité de sa réalisation personnelle » (p. 226).

« Reprise de conscience »

Il ne s'agit pas ici d'une éthique de situation s'abritant derrière une logique du « moindre mal » comme on l'a lu ici ou là. Sans excuser le mal moral d'un acte sexuel désordonné, le pape dit que l'usage du préservatif par la personne qui se prostitue permet ici de ne pas surajouter un deuxième acte mauvais – infecter autrui par un virus mortel – à un premier geste lui-même mauvais – une relation sexuelle privée de sa valeur et de sa dignité. Un geste auquel sa volonté n'a malheureusement pas encore la force de renoncer. C'est un tout petit pas « sur le chemin de la reprise de conscience », qui signifie que la personne comprend « que tout n'est pas autorisé et qu'on ne peut pas faire tout ce qu'on veut », précise Benoît XVI dans sa réponse.

Mais ce premier pas n'est qu'un balbutiement, il ne peut être « la façon d'affronter le mal de l'infection du HIV », ajoute le pape. Seule « l'humanisation de la sexualité » – et c'est par ces mots qu'il conclut sa réponse – est capable de structurer la personne autour de valeurs comme l'amour de l'autre ou le don de soi. Benoît XVI ne dit donc pas qu'il faut réserver à un groupe humain, ici celui des prostitué(e)s, une espèce de sous-morale. Il prend en compte ce petit pas qui consiste à se soucier de la vie de l'autre et appelle à partir de là les personnes impliquées à cheminer sans se lasser, à surmonter les obstacles pour se libérer d'une emprise aliénante pour elles-mêmes et autrui.

L'analyse du père Lombardi est très juste : « Benoît XVI nous donne avec courage une contribution importante de clarification et d'approfondissement sur une question longuement débattue. » Une « contribution originale, parce que, d'une part, elle tient à la fidélité aux principes moraux et fait preuve de lucidité en refusant un chemin illusoire “comme la confiance dans le préservatif” ; mais elle manifeste d'autre part une vision compréhensive et prévoyante, attentive à découvrir les petits pas – même si ce sont les premiers et qu'ils sont encore confus – d'une humanité souvent spirituellement et culturellement très pauvre, vers un exercice plus humain et responsable de la sexualité ».

Benoît XVI nous offre ainsi une formidable leçon d'éthique, pleine de vérité et de compassion. Il rappelle la splendeur de cette vérité parce qu'elle est la garantie de notre bonheur. Mais loin de la froideur inhumaine d'une objectivité abstraite dans laquelle certains veulent enfermer l'Église.

---------------------------------

 

[1] Anita Bourdin, « Lumière du monde ou la question de l'avenir de la planète », Zenit, 23 novembre 2010.
[2] Jean-Yves Nau, Préservatif : le pape décapote un peu, Slate.fr, 21 novembre 2010. Dans cet article simpliste et provocateur, l'auteur qui nous a habitués à plus de finesse ne semble avoir d'autre motif que de régler ses comptes avec l'Église catholique.
[3] Pierre-Olivier Arduin, « Tempête autour du sida » in Christophe Geffroy (dir.), Pour Benoît XVI, La Nef, Hors-série n. 24, mai 2009, p. 39-48.
[4] Pour une revue exhaustive des meilleures données scientifiques sur la question, cf. Olivier Noël,
La fidélité contre le Sida : ce qu'a dit Harvard, Décryptage – Libertepolitique.com, 3 avril 2009 et Albert Barrois, Le Pape a scientifiquement raison, Décryptage – Libertepolitique.com, 27 mars 2009.
[5] R.L. Stoneburner, D. Low-Beer, “Population-level HIV declines and behavioral risk avoidance in Uganda”, Science, 2004; 304: 714-718.
[6] Federico Lombardi, « Note concernant les paroles du pape sur le préservatif », Zenit, 21 novembre 2010.
[7] Cf. Jesus Colina, Zenit 21 novembre 2010.
[8] Jean-Paul II, Exhortation apostolique Familiaris consortio, 22 novembre 1981, n. 34.
[9] Cité par Olivier Bonnewijn, Éthique sexuelle et familiale, Editions de l'Emmanuel, 2006, p. 225. On lira avec un immense profit le chapitre « Cheminement éthique, selon quelle gradualité ? », p. 219-241.


 

< Voir toutes les actualités

Archives