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Evangéliser la Vie

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Bref historique de l'Encyclique Evangelium Vitae

Publiée le 27-11-2015

     Le “livre de l’Evangile de la Vie” des temps modernes s’est ouvert avec le Pape Pie XII par son célèbre discours aux médecins sur l’euthanasie. Le chapitre suivant a été écrit par le Pape Paul VI. Paul VI, qui a appris et reçu cet évangile, en le voyant vivre par ses propres parents. Paul VI écrira une Lettre à ses diocésains de Milan pour le Carême 1960 sur cette question de l’amour humain, du mariage, de la famille. Du respect de la vie humaine. En 1968, il publie la lumineuse et prophétique Humanae Vitae, encyclique que l’on commence à peine à découvrir. Elle devrait d’ailleurs être enseignée dans les écoles catholiques en classe de secondes. Et reprises, enrichie d’autres enseignements de l’Eglise en classe de première et de terminale. En 1973, il institue un “Comité pour la Famille”, au Vatican, qui deviendra avec Jean Paul II le Conseil Pontifical pour la Famille.

 

    Le soir du 16 octobre 1978, un nouveau chapitre s’ouvre alors que se présente au balcon de la basilique Saint-Pierre, le nouveau Pape : Jean Paul II. Ce sont des milliers de pages que le Pape va écrire sur cet évangile au cours de son pontificat. En moyenne, plus de deux interventions chaque semaine sur la question de la vie, de la famille ! Un trésor dans lequel nous pouvons et devons puiser pendant encore bien des décennies.

       L’Evangile de la Vie, c’est en tout premier lieu pour le Saint Pape, contempler le Christ. Se laisser regarder par lui. Prendre le temps de vivre la Messe jusqu’à en avoir les traits physiques de son visage changés. J’en ai été personnellement témoin plusieurs fois dans sa chapelle privée. C’est prendre le temps de l’Adoration Eucharistique quotidienne. Le Pape priait 7 heures par jour. Pour Jean Paul II, “L'Evangile de la vie est une réalité concrète et personnelle, car il consiste à annoncer la personne même de Jésus.” (EV,29) Ce n’est que dans cette Lumière que l’on peut approcher, vivre et traduire de manière concrète l’Evangile de la Vie au quoditien dans la famile, dans la cité. Y apporter une lumière prophétique pour notre temps jusque dans la recherche et la médecine. Puisque la vie humaine est un don de Dieu.

     Dans la vie de Jean Paul II, l’Evangile de la Vie est intimement lié à l’Evangile de la souffrance et à ce cri adressé à la Miséricorde (Dives in Misericordia,15), seule clé pour sortir de l’impasse de mort, du combat contre les forces du Mal, qui semblent vouloir s’imposer au point de l’emporter sur la vie. Le 13 mai 1981, le Pape tombe sous les balles, place Saint Pierre. Son sang se répand sur la Place Saint Pierre. C’est précisément ce jour qu’il avait choisi pour annoncer la création du Conseil Pontifical pour la Famille mais aussi l’Institut sur le Mariage et la Famille, à l’Université du Latran. On comprend pourquoi le Démon a esssayé de faire taire le Pape le jour anniversaire des apparitions de Notre-Dame, à Fatima.

   En avril 1991, il convoque tous les cardinaux du monde - comme le Pape François le fera en 2014 pour la Famille - pour un Consistoire Extraordinaire sur la question du respect de la vie humaine. A l’unanimité, les cardinaux demandent alors à Jean Paul II que l’Eglise puisse parler au monde sur ces questions. A la Pentecôte suivante, le Pape écrit à tous les Evêques du monde exprimant son vif désir de publier un document annonçiant déjà quel en serait le titre “l’Evangile de la Vie”. Toutes les JMJ à Denver en 1993 seront sur ce thème.

      C’est encore la création de l’Académie Pontiicale pour la Vie, il y a tout juste 20 ans, début 1994, dont il confiera la Présidence à son ami, le Professeur Lejeune. Le 24 avril 1994, il béatifie Jeanne Beretta Molla, mère de famille, médecin pédiatre qui chosira d’accueillir la vie jusqu’à en faire le don de sa propre vie quelques jours après la naissance de Jeanne-Emmanuelle, le 28 avril 1962. 1994, c’est aussi l’année de sa Lettre aux familles, de sa Lettre aux enfants.

     On ne peut oublier ses multiples paroles fortes en 1994, Année Internationale de la Famille, qui s’est retournée être une année “contre la Famille”. Je ne peux oublier les inoubliables bouleversantes paroles de Jean Paul II à l’Angelus du 29 mai 1994 : Puisque vous ne voulez pas entendre mes paroles, “il me reste cet argument de la souffrance” pour parler aux puissants de ce monde ! “Le Pape devait souffrir, comme il a du souffrir il y a 13 ans (avec l’attentat) “de même en cette année. Pourquoi en cette année de la famille. ? Parce que la famille est menacée, est agressée ;  le Pape doit être agressé, doit souffrir”.

     En la solennité de l’Annonciation 1995, le Pape signe l’Encyclique l’Evangile d ela Vie, la remettant ainsi dans le coeur et l’intelligence de nos générations. Il appelle à un rgent réveil des consciences. A l’engagement inconditionnel en faveur de la vie. Il lance ce cri “Une grande prière pour la vie qui parcourt le monde entier est une urgence”. Son appel est entendu à travers le monde par le lancement de multiples initiatives.

     Petit à petit au fur alors que le pontificat avance, le Pape ouvre son coeur et confie : “Peut-être la Povidence m’a-t-elle confié la chaire de Pierre pour être au seuil de troisième milénaire un “avocat de la vie” passionné. En effet, j’ai du faire l’expéérience de ma jeunesse, de la façon dont, au cours d’un chapitre de ce siècle tourmenté, la vie humaine a été bafouée et anéantie de façon systématique, non loin de ma vielle natale de Wadowice” (le 18 novembre 1999 à des Evêques allemands).

     Le 14 février 2000, au coeur de l’Année Sainte, le Pape ouvre encore son coeur au sujet de l’Encyclique “je considère central dans l'ensemble du Magistère de mon Pontificat et en continuité avec l'esprit de l'Encyclique Humanae vitae du Pape Paul VI, de vénérée mémoire.”

     La place manque. Je voudrais terminer en nous souvenant que le dernier voyage pastoral de Jean Paul II a até à Lourdes. Pour parler de la vie et de la famille. Que la première parole du Pape Jean Paul II au Ciel, le miracle retenu pour sa béatifiction a été la guérison d’une religieuse en France.

     Un don. Une mission. Une responsabilité pour chacun de nous de transmettre l’Evangile de la Vie, en le vivant avec cohérence en premier lieu. En le rayonnant par notre vie, notre engagement ans l’Eglise et la cité. Sans compromis.

 

 

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