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Elections 2014 : le premier bien commun est le respect de la dignité de la personne humaine

Publiée le 22-12-2013

     Municipales 2014 : les catholiques sont invités à s'engager vraiment, à poursuivre leur engagement au service du bien commun. Le 7 juin 2013, le Pape François disait avec clarté que nous vivions une "crise de la personne". Que la personne humaine était à sauver. Nous assistons non pas seulement à un ésoufflement, mais à un véritable éclatement des partis politiques. Là n'est plus l'avenir. Dans quelle direction faut-il aller ? Quelle voie s'ouvre à nous ? Quels moyens prendre ?

     Nous sommes confiants que la Providence guide l'Histoire. Que Dieu est proche de nous dans ces temps difficiles... Il sait ce dont nous avons besoin pour le service du bien commun. Ce n'est pas d'une alternative, comme d'une solution palliative, d'un subtile mélange, dont nous avons besoin. Notre temps attend et est prêt à aller, à marcher, à accueillir une nouvelle voie en politique, dans le service du bien commun. Cette nouvelle voie nous permettra de sortir des impasses dans lesquelles nous nous trouvons, dans lesquelles nous nous sommes mis par nos lachetés, compromissions avec l'esprit du monde, dénoncées plusieurs fois par le Pape Benoit XVI et le Pape François.

     C'est l'heure prophétique de la Doctrine Sociale de l'Eglise... de la traduction de la loi naturelle, grammaire commune à tous les hommes... il est l'heure d'être sel de la terre, lumière pour les hommes de notre temps. Il est l'heure de mettre beaucoup plus intensément, sereinement et joyeusement, la saveur de l'Evangile dans le service du bien commun. De se former sur ce que vit et propose l'Eglise depuis plus d'un siècle sur le service, l'engagement du bien commun. Une immense richesse prophétique, qui ne demande qu'à jaillir, qu'à fleurir. Cela dépend de nous. Sans renier, sans rougir de notre foi. Notre pays, nos villages, nos contrées attendent ce service au nom même de notre foi en Jésus-Christ. Oui, un printemps s'annonce, dont on voit déjà poindre les premiers bourgeons, les premiers fruits... promesse d'une saison généreuse, d'une récolte abondante.

     Le Saint-Père François répondait à une quetion, le 7 juin 2013, au sujet de la politique. Puisse cette réponse du Pape nous inspirer tous : "S’impliquer dans la politique est une obligation pour un chrétien. Nous chrétiens, nous ne pouvons pas « jouer à Ponce Pilate », nous en laver les mains : nous ne pouvons pas. Nous devons nous impliquer dans la politique, parce que la politique est l’une des formes les plus élevées de la charité, parce qu’elle recherche le bien commun. Et les laïcs chrétiens doivent travailler en politique. Vous me direz : « Mais ce n’est pas facile ! ». Mais il n’est pas facile non plus de devenir prêtre. Il n’y a pas de choses faciles dans la vie. Ce n’est pas facile, la politique est devenue trop corrompue : mais moi je me demande: elle s’est corrompue, pourquoi ? Parce que les chrétiens ne se sont pas impliqués en politique dans un esprit évangélique ? Avec une question que je te laisse : c’est facile de dire « c’est la faute à untel ». Mais moi, qu’est-ce que je fais ? C’est un devoir ! Travailler pour le bien commun est le devoir d’un chrétien ! Et tant de fois, la voie pour travailler est la politique. Il y a d’autres voies : professeur, par exemple, est une autre voie. Mais l’activité politique pour le bien commun est l’une des voies. Cela est clair."

     Ci-dessous : formation, propositions, expériences, témoignages :

 

Municipales 2014 : Où sont les Catholiques ? Qui va monter au créneau ?

     Le 7 juin dernier, le Saint-Père disait : "S’impliquer dans la politique est une obligation pour un chrétien. Nous chrétiens, nous ne pouvons pas « jouer à Ponce Pilate », nous en laver les mains : nous ne pouvons pas. Nous devons nous impliquer dans la politique, parce que la politique est l’une des formes les plus élevées de la charité, parce qu’elle recherche le bien commun. Et les laïcs chrétiens doivent travailler en politique. Vous me direz : « Mais ce n’est pas facile ! ». Mais il n’est pas facile non plus de devenir prêtre. Il n’y a pas de choses faciles dans la vie. Ce n’est pas facile, la politique est devenue trop corrompue : mais moi je me demande: elle s’est corrompue, pourquoi ? Parce que les chrétiens ne se sont pas impliqués en politique dans un esprit évangélique ? Avec une question que je te laisse : c’est facile de dire « c’est la faute à untel ». Mais moi, qu’est-ce que je fais ? C’est un devoir ! Travailler pour le bien commun est le devoir d’un chrétien ! Et tant de fois, la voie pour travailler est la politique. Il y a d’autres voies : professeur, par exemple, est une autre voie. Mais l’activité politique pour le bien commun est l’une des voies. Cela est clair."

     Les paroles du Pape François sont à méditer. Vraiment. Pour de vrai !

A l'approche des Municipales, je ne peux pas ne pas me poser une question : Où sont les catholiques qui s'engagent en politique ? Ils sont trop peu ! Qu'ils soient bénis pour leur engagement ! ! Voulons-nous oui ou non sortir de l'impasse, ou allons-nous encore continuer de descendre ce longue fleuve tranquille, confortablement aveuglés par notre indifférence, par notre égoïsme, sans même plus nous rendre compte, incapables de nous rendre compte, car devenus membres du clan des "aveugles volontaires" ne voulant en rien être dérangés, secoués par l'Histoire,  qu'une génération de jeunes est en train de nous passer devant... avec pour seule consolation pour nous qui resterons sur le trottoir, un "bon pour l'euthanasie" que nous laissons, par notre lâcheté, pieusement se mettre en place ? Ils veulent vivre nos jeunes, presque tous rescapés de la pilule ou de l'avortement ! Ils veulent écrire l'Histoire et non la subir. Ils ne supportent plus que des pseudos adultes et pseudos responsables, catholiques au rabais, se laissent systématiquement entrainés comme une couverture que l'on tire, sur le terrain de l'Ennemi, par une apostasie silencieuse. Apostasie générale dénoncée courageusement le 28 novembre par le Saint-Père. Apostasie de Dieu, qui conduit inévitablement à l'apostasie de l'homme lui-même, l’auto-suicide de l'homme lui-même. Ne pas parler de Dieu, conduit à renier l'homme, la personne humaine, le mariage H/F. Mais simplement "des valeurs". Ca n'engage pas à grand chose, mais "ça fait bien" dans les salons. C'est crédible.  C'est un bon produit. C'est précisément ce que le Pape François dénonce "Ce n’est pas facile, la politique est devenue trop corrompue : mais moi je me demande: elle s’est corrompue, pourquoi ? Parce que les chrétiens ne se sont pas impliqués en politique dans un esprit évangélique ". C'est-à-dire que nous pouvons parler de tout dans notre service du Bien commun, sauf de Dieu. Nous entendons trop de catholiques dire que nous sommes "a-confessionnels". Ce qui est exactement ce que dénonce le Pape. Comme si la foi était une affaire privée. Benoit XVI a largement dénoncé ce relativisme.  D'où ce cri d'alarme des Papes Benoit XVI et François : "Quel avenir voulons-nous pour l'homme ?"... "Il y a urgence à sauver la personne humaine". Qui écoutera ?
     Nos jeunes veulent passer devant. Sont en train de passer devant. C'est ce que Jean Paul II prophétisait dans son discours à l'UNESCO, en juin 1980. Ils veulent passer devant aussi, parce qu'ils sont conscients que c'est au nom d'une force intérieure pour certains, au nom de  leur Baptême, qu'ils sont appelés à se lever, à s'engager, dans cette page d'Histoire que vit notre France ! Pendant les GAV, combien ont prié ? Pendant les heures des Veilleurs, des Sentinelles, combien de chapelets priés ? Ils sont conscients que ce n'est pas seulement et principalement sur des forces humaines, que ce n'est pas par de savants calculs d'images que nous sortirons de l'impasse. Cela freinera, retardera même la Lumière de nous éclairer, de nous brûler, de nous saisir intérieurement. Oui, il y a quelque chose de bien plus profond que des calculs seulement et principalement de la raison. Il y a urgence d'un supplément d'âme, qui implique sagesse, discernement ! Et l'année 2013 a montré que l'âme profonde de la France s'était définitivement réveillée. La "mémoire d'Amour"(Benoit XVI) code génétique de la France, sa vocation, sa mission prophétique à travers l'Histoire, oui, cette réalité s'est réveillée. Qui de nous aurait pensé un seul instant ce que nous avons vécu en 2013 ? Qui de nous oserait dire, que ce sont seulement des forces humaines, qui nous ont ouvert une porte dans le service du Bien commun. Et donc, de sortir de l'impasse, sans pour autant tomber dans un messianisme temporel.

     Pendant trop longtemps, nous avons joué le rôle de Ponce Pilate : critiques systématiques, hypocrisie, l'esprit mondain nous était commode finalement. S'engager depuis son fauteuil autour de canapées qu'on mange est facile... et fini par être lâche. S'engager depuis son fauteuil avec la meilleure compagne de la vie du citoyen moyen qu'est devenue la souris d'ordinateur, est facile. Et fini par être lâche. Parce que l'engagement par time, ca me coûte pas grande chose de cliquer pour une pétition. J'ai bien conscience que bien des personnes voudraient monter au créneau et ne le peuvent pas, de par leur fonction. J'ai de même bien conscience que ces quelques lignes mériteraient bien des précisions. Mon désir ici est de frapper à la porte des coeurs.rdinateur, est facile. Et fini par être lâche. Parce que l'engagement par time, ca me coûte pas grande chose de cliquer pour une pétition.
 
     Alors, j'ose à nouveau cette question. Voulons-nous sortir de l'impasse ? Combien de fois le Seigneur a mis sur notre route des moyens pour avancer, mais par manque d'Espérance, par manque de liberté et de courage, de foi, nous nous sommes cantonnés au "moindre mal", au "moindre pire" qui nous était commode. Force est de constater que notre comportement nous a fait perdre presque toutes les batailles depuis 50 ans au moins. Divorce, contraception, avortement, la loi Taubira, et maintenant l'euthanasie : il est urgent d'ouvrir une nouvelle page en politique, sortant de ce carcan des partis ! Avec ce qui s'est passé en cette année 2013, plus rien ne sera comme avant... sauf si nous retournons dans notre sommeil.
     Permettez-moi d'aller plus loin. Où sont les catholiques qui se trouvaient dans les rues de Paris lors des manifestations ? Où sont-ils ? n'y aurait-il pas 50 catholiques à Paris ?.... ou 30, ou même 20. ou même 10 (Cf genèse 18). Qui sauvera Ninive de sa destruction ? Qui sauvera Paris de sa destruction ? L'Histoire ne nous a pas déjà montré combien de fois que Paris a été sauvée ? Qui permettra à la famille naturelle un développement durable ? Les choses bougent à travers le monde, que la France ne soit pas la dernière à poser des actes courageux en faveur de la famille ? Qui s'engagera prophétiquement en faveur du premier bien social qu'est la famille naturelle, socle de tout autre bien social, de tout dévelopmement social, de toute paix sociale ?

     Qui se lèvera pour se présenter à Paris pour les prochaines municipales, face aux deux candidats "officiels", en mettant le développement de la famille naturelle au cœur de son action ? J'entends déjà : "Il n'a aucune chance". Qu'en savez-vous ? Ou bien, arrêtons de nous plaindre et continuons de nous faire plumer en silence !  Si tous les catholiques présents aux MANIF pour tous et ceux qui n'ont pu venir votaient vraiment pour celui/celle qui se lèvera pour ouvrir une porte, pour franchir le pas et s'engager résolument au service du bien commun, en proposant la grammaire de l'enseignement social de l'Eglise ?   Cela est possible, si "je le veux". Si nous le voulons ! Au fond, n'attendons-nous pas cela à Paris, mais dans chaque ville de notre pays ? Le moment n'est-il pas venu nous laisser profondément saisir par l'Espérance.  Nos Évêques nous y encouragent. Le réveil de la conscience, de l'âme de la France est là... Je suis bouleversé et impressionné par la force intérieure qui habite le cœur de tant de nos jeunes. Une moisson de saints, de saintes s'est levée #Veilleurs #Sentinelles. Quelle grâce pour notre pays !

Abbé Lelièvre
31 décembre 2013

 

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La Famille traverse une crise profonde - (Evangelii Gaudium)

(66) La famille traverse une crise culturelle profonde, comme toutes les communautés et les liens sociaux. Dans le cas de la famille, la fragilité des liens devient particulièrement grave parce qu’il s’agit de la cellule fondamentale de la société, du lieu où l’on apprend à vivre ensemble dans la différence et à appartenir aux autres et où les parents transmettent la foi aux enfants. Le mariage tend à être vu comme une simple forme de gratification affective qui peut se constituer de n’importe quelle façon et se modifier selon la sensibilité de chacun. Mais la contribution indispensable du mariage à la société dépasse le niveau de l’émotivité et des nécessités contingentes du couple. Comme l’enseignent les Évêques français, elle ne naît pas « du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais dela profondeur de l’engagement pris par les époux qui acceptent d’entrer dans une union de vie totale

 

(67)L’individualisme post-moderne et mondialisé favorise un style de vie qui affaiblit le développement et la stabilité des liens entre les personnes, et qui dénature les liens familiaux. L’action pastorale doit montrer encore mieux que la relation avec notre Père exige et encourage une communion qui guérit, promeut et renforce les liens interpersonnels. Tandis que dans le monde, spécialement dans certains pays, réapparaissent diverses formes de guerre et de conflits, nous, les chrétiens, nous insistons sur la proposition de reconnaître l’autre, de soigner les blessures, de construire des ponts, de resserrer les relations et de nous aider « à porter les fardeaux les uns des autres » (Ga 6,2). D’autre part, aujourd’hui, naissent de nombreuses formes d’associations pour défendre des droits et pour atteindre de nobles objectifs. De cette façon, se manifeste une soif de participation de nombreux citoyens qui veulent être artisans du progrès social et culturel.

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Avec les élections de 2014, promouvoir le premier bien commun qu'est le respect de la dignité de la personne humaine

Publiée le 22-12-2013

La naissance de Jésus a bouleversé l’histoire des hommes en lui donnant son sens ultime et son orientation définitive : Dieu est entré dans notre vie pour que nous échappions à l’enfermement du Cosmos et du péché et entrions dans sa vie qui est éternelle !

Si cet événement nous ouvre un avenir d’espérance, au-delà de la mort, il jette toutefois une vive lumière sur notre vie présente, jusque dans ses implications sociales. Par sa Nativité dans la pauvreté et l’humilité, Jésus donne aux plus petits et aux plus fragiles la première place dans la société des hommes et il nous recommande d’en prendre soin. Dans le nouveau-né de la crèche, blotti dans les bras de Marie sa mère et sous le regard attendri du juste Joseph, chacun peut entendre Dieu lui chuchoter à l’oreille : « Tu es précieux à mes yeux et je t’aime » (Is 43, 4).

Noël, c’est une lumière qui se lève sur un monde dominé par la « culture du déchet » (Pape François), où les plus faibles, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, en passant par tous les stades du développement, sont continuellement sacrifiés aux intérêts égoïstes des puissants. Je pense aux chrétiens du Moyen Orient, en particulier aux enfants de Syrie ou à la situation des chrétiens de Centrafrique (1) qui vivront ce Noël dans la terreur et l’angoisse. En contemplant l’Enfant Jésus de Bethléem, nous sommes appelés à convertir notre regard et à nous engager concrètement en faveur des plus pauvres, ceux qui sont rejetés ou laissés sur le bord de la route.

Les prochaines échéances électorales – municipales et européennes – nous donneront ainsi l’occasion de participer de manière responsable à la promotion du Bien commun qui peut seul garantir la dignité de toute personne humaine sans exception, à commencer par les plus petits. Si l’on doit saluer le dévouement et l’abnégation de nombreux élus de proximité, en particulier dans les zones rurales, nous ne serons pas moins attentifs à soutenir des candidats clairvoyants sur les grands défis sociétaux de l’heure et pour lesquels la mobilisation des citoyens a connu, ces derniers mois en France, une ampleur sans précédent. Qu’on pense à l’initiative citoyenne européenne, « Un de nous », pour protéger l’embryon (2) ; ou bien à la « Manif pour tous » pour promouvoir le mariage et la famille et défendre les droits de l’enfant, sans condamner quiconque ; ou encore la révolte fiscale emblématique des « bonnets rouges » pour défendre l’emploi et les petites et moyennes entreprises étranglées par une politique économique qui fait de la fiscalité son arme principale et dont les intérêts dépassent largement nos frontières régionales et nationale. Autant d’illustrations de ce sursaut des consciences qui a sonné le réveil de la France réelle ou de la société civile face aux visées d’un microcosme politico-médiatique exposé à la tentation de l’intérêt et du pouvoir.

L’itinéraire de l’Etoile de Noël à travers la ville de Bayonne, du 1er au 31 décembre, s’achèvera opportunément dans notre cathédrale. C’est là que ce symbole trouvera tout son sens. Jadis elle avait guidé des Mages venus d’Orient jusqu’à la crèche de Bethléem. Contre toute attente, quand ils virent l’enfant avec Marie sa Mère, ces « Rois » qui étaient puissants par le savoir, le pouvoir et la richesse, se prosternèrent devant lui et l’adorèrent (cf. Lc 2, 10). Ils se détournèrent définitivement de la prétention à changer le monde par leurs propres forces et ils se mirent humblement au service de la seule Révolution jamais capable de sauver les hommes, celle que le Christ accomplit par sa mort et sa résurrection, en vue de bâtir la civilisation de la paix et de l’amour.

Joyeux Noël à tous !
Bonne et sainte année 2014 !

+ Marc AILLET,
Évêque de Bayonne, Lescar et Oloron.

 

(1) Je recommande à la générosité des fidèles, l’Association Alliance Internationale (liée à la Communauté des Béatitudes dont le monastère de Bangui s’efforce de soulager la détresse des populations qui s’y sont regroupées), 60 avenue du Général Compans, 31700 Blagnac (chèques à libeller à l‘ordre de AAI Bangui).

(2) Cette pétition a réuni près de deux millions de signatures opposées au financement de recherches qui détruisent les embryons humains en Europe. Cette mobilisation sans précédent n’est sans doute pas pour rien dans le rejet, le 10 décembre dernier, au Parlement européen, du « rapport Estrela » qui prétendait promouvoir, au sein de l’Union, un prétendu « droit à l’avortement », la P.M.A au profit des couples homosexuels et l’idéologie du « gender ».

 

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Evangelii Gaudium : Le respect de la vie de l'enfant à naître...

(54) "le commandement de “ne pas tuer” pose une limite claire pour assurer la valeur de la vie humaine"

(213). Parmi ces faibles, dont l’Église veut prendre soin avec prédilection, il y a aussi les enfants à naître, qui sont les plus sans défense et innocents de tous, auxquels on veut nier aujourd’hui la dignité humaine afin de pouvoir en faire ce que l’on veut, en leur retirant la vie et en promouvant des législations qui font que personne ne peut l’empêcher. Fréquemment, pour ridiculiser allègrement la défense que l’Église fait des enfants à naître, on fait en sorte de présenter sa position comme quelque chose d’idéologique, d’obscurantiste et de conservateur. Et pourtant cette défense de la vie à naître est intimement liée à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement. Elle est une fin en soi, et jamais un moyen pour résoudre d’autres difficultés. Si cette conviction disparaît, il ne reste plus de fondements solides et permanents pour la défense des droits humains, qui seraient toujours sujets aux convenances contingentes des puissants du moment. La seule raison est suffisante pour reconnaître la valeur inviolable de toute vie humaine, mais si nous la regardons aussi à partir de la foi, « toute violation de la dignité personnelle de l’être humain crie vengeance en présence de Dieu et devient une offense au Créateur de l’homme ».

(214). Précisément parce qu’il s’agit d’une question qui regarde la cohérence interne de notre message sur la valeur de la personne humaine, on ne doit pas s’attendre à ce que l’Église change de position sur cette question. Je veux être tout à fait honnête à cet égard. Cette question n’est pas sujette à de prétendues réformes ou à des “modernisations”. Ce n’est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine. Mais il est vrai aussi que nous avons peu fait pour accompagner comme il convient les femmes qui se trouvent dans des situations très dures, où l’avortement se présente à elles comme une solution rapide à leur profonde angoisse, en particulier quand la vie qui croît en elles est la conséquence d’une violence, ou dans un contexte d’extrême pauvreté. Qui peut ne pas comprendre ces situations si douloureuses ?"

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Enseignement du Pape Benoit XVI sur la question du bien commun

 

 

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Versailles : la famille au coeur d'une liste pour les élections

Communiqué - 15.12.2013 :

"Dans la suite logique de la Manif pour tous et des évènements qui ont émaillé l’année 2013, l’association « Versailles Familles Avenir » vient d’être créée à Versailles.

L’association constituée de familles de Versailles veut peser afin de placer la famille au cœur de la campagne électorale des municipales.

Les familles subissent depuis un an une véritable agression à l’échelle nationale : mariage dénaturé, fiscalisation des enfants avec la baisse du plafond du coefficient familial, enseignement du gender et atteinte à la liberté de l’éducation avec la réforme du rythme scolaire.

Conformément à son objet social l’association veut mettre en avant  et défendre les points non négociables  à Versailles dans le cadre de la politique municipale :

- la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à la mort naturelle;

- la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'unions radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable;

- la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

C’est pourquoi notre association se donne quatre missions :

-          Etre force de proposition pour les listes qui se présenteront à Versailles et proposer des mesures constructives pour défendre la famille et faire de la ville un rempart contre les mesures anti-familiales

-          Constituer un réseau de parents et de familles dans Versailles afin de créer une forte vigilance dans le cadre des enseignements diffusant l’idéologie du genre

-          Anticiper avec efficacité la réforme des rythmes scolaires à Versailles en espérant que la Municipalité élue en 2014 vérifiera avec efficacité les activités proposées

-          Peser afin que l’objection de conscience se traduise dans les faits dans le cadre des demandes de « mariage » entre personne de même sexe.

Dans les semaines et mois qui viennent, les membres de notre association se rapprocheront des candidats afin de présenter les mesures qu’elle estime nécessaires pour la défense de la Famille à Versailles

Contact: Versailles Familles Avenir

49 bd de la Reine, 78000 Versailles - 06 82 86 22 14 versaillesfamillesavenir@gmail.com

 

 

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