Excommuniée pour avortement : Message de Mgr Fort, évêque d'OrléansExcommuniée pour avortement : Message de Mgr Fort, évêque d'Orléans Violée dès l'âge de 6 ans, enceinte à 9 ans, une petite fille a été la victime du comportement odieux de son beau-père. La mère de cette enfant et le médecin qui ont décidé de la faire avorter l'ont fait en considérant que c'était un moindre mal. Ils ne voyaient pas comment une enfant de 9 ans pouvait être capable de devenir physiquement et moralement la mère de deux enfants. Face à un tel drame, on est saisi de stupeur et de douleur. S'il faut qu'une parole soit dite, elle doit être une parole de compassion et de miséricorde. Les avortements sont toujours des mises à mort d'innocents qui ne demandaient qu'à naître et à vivre. Le Concile Vatican II les qualifie de crimes. Le Droit canonique déclare que ceux qui les commettent se mettent eux-mêmes en rupture avec la communauté catholique, ce qu'on appelle une «excommunication latae sententiae». Nous savons aussi qu'il y a des situations dramatiques extrêmes dans lesquelles nous ne pouvons pas justifier le mal qui est commis en disant que c'est un bien, mais nous devons être capables de vraie compassion, de compréhension et de miséricorde pour ceux qui ont commis ce mal. On ne peut cependant exploiter ces situations extrêmes pour banaliser l'avortement comme, malheureusement, certains tendent à le faire. L'avortement fait toujours deux victimes, l'enfant et sa mère. Tout doit être fait pour ne pas en arriver là. Reconnaissons que, dans le domaine du respect de la vie, nous manquons souvent de détermination, de courage et de vigilance. Il y a plus et mieux à faire aujourd'hui pour éduquer les jeunes en matière de sexualité et de vie amoureuse, mais aussi pour dénoncer le laxisme et les dérives perverses de certains adultes. +André FORT Evêque d'Orléans le 12 mars 2009 |