L'Osservator Romano, le journal du Vatican, accuse le Gouvernement italien de : "trahir l'identité la plus profonde" du paysL'Osservator Romano, le journal du Vatican, n'a pas maché ses mots, il accuse le gouvernement italien de : "trahir l'identité la plus profonde de l'Italie" suite à la levée du veto italien sur le financement de la recherche sur l'embryon humain. L'éditorial du journal du Vatican a accusé le gouvernement de M. Prodi en ces termes : "une intrusion abusive dans le domaine de valeurs non négociables" et de verser dans "une laïcité mal comprise" dans le seul but de s'assurer le soutien "des composantes les plus radicales de la majorité". A vouloir "singer de manière grotesque les expériences étrangères", le gouvernement "finit par trahir l'identité la plus profonde de l'Italie", a déclaré le journal du Vatican. Cet éditorial véhément intervient suite au retrait du soutien italien à une "déclaration d'éthique" - signée également par l'Autriche, la Pologne, l'Allemagne, la Slovaquie et Malte - qui refuse tout financement de l'Union européenne aux recherches sur les cellules souches embryonnaires. Catholique pratiquant, M. Prodi n'avait pas apprécié que son ministre de la Recherche Fabio Mussi se prononce unilatéralement à Bruxelles en faveur de la recherche sur les cellules souches. Après deux semaines de débats dans une majorité avec des tendances très variés (des communistes au chrétiens centristes), ont abouti à un compromis: l'Italie lèvera son veto à Bruxelles, mais la loi interdisant ce type de recherche dans la Péninsule ne sera pas remise en cause. Un mois après son entrée en fonction, cette majorité de centre-gauche au pouvoir montre de sérieux désaccords sur les questions de société telles que les unions homosexuelles ou la recherche sur l'embryon. La conférence épiscopale italienne et le Vatican, qui ont fait de la défense de la vie "de sa conception à sa mort naturelle" un principe intangible ne sont pas rassurés par les émissaires envoyés par le gouvernement en vue de les rassurer. Au nom de ce principe, les évêques italiens soutenus par le pape Benoît XVI avaient appelé les Italiens à boycotter en juin 2005 un référendum d'initiative populaire visant à libéraliser la procréation médicalement assistée et la recherche sur l'embryon dans la Péninsule. La faible participation à ce scrutin (mois de 30% alors qu'un quorum de 50% était nécessaire pour qu'il soit valide) a été interprétée par l'Eglise comme une approbation de sa position par les électeurs. |