L'Agence française de la biomédecine viole les principes éthiques de la recherche médicale


Déclaration de Mgr Jean Laffitte*

26 juin 2006

La nouvelle des premières autorisations de recherche sur l'embryon données en France le 20 juin dernier par l'Agence de la biomédecine à six équipes françaises de chercheurs est un nouveau pas vers la banalisation et le mépris de la vie humaine, réduite à un simple matériau biologique et traitée comme telle.

Survenant logiquement quelques jours après le vote au Parlement européen du financement de la recherche sur les cellules-souche provenant en particulier des embryons surnuméraires, cette mesure de l'Agence de la biomédecine est une violation des principes éthiques qui ont toujours prévalu dans le domaine de la recherche médicale, à savoir :

• le principe qui interdit de faire prévaloir les intérêts de la recherche au détriment de la vie humaine,

• et le principe qui interdit de conduire des expériences sur des êtres humains incapables d'exprimer un consentement, et pour lesquels ne serait licite qu'une recherche pouvant bénéficier directement au bien du sujet soumis à l'investigation.

* Mgr Jean Laffitte est vice-président de l'Académie pontificale pour la vie.