Dans notre actualité :
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■ La découverte d'une fresque de Saint Paul
■ P Après la confirmation scientifique que l'Apôtre des nations repose bien à Saint-Paul-hors-les-murs, on a appris que la plus ancienne représentation connue de l’apôtre Paul, remontant à la fin du IVe siècle, a été découverte (photo ci-contre). Cette image est apparue le 19 juin dernier à l’occasion des fouilles en cours dans une catacombe qui porte le nom de sainte Thècle, au bord de la via Ostiense qui va de Rome à la mer, non loin de la basilique de l'apôtre. En nettoyant aux rayons laser la voûte d’une alcôve, les archéologues ont vu réapparaître à la lumière un riche décor de fresques. Au centre de la voûte, l'image du Bon Pasteur, entourée de quatre médaillons représentant les visages de Paul, le mieux conservé, de Pierre et probablement de deux autres apôtres.
le Salon Beige |
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■ Cameroun: les évêques contre "l'avortement médicalisé"
■ Les évêques camerounais ont dénoncé la possibilité de recourir à "l'avortement médicalisé", offerte par le protocole de Maputo, un texte sur les droits des femmes ratifié en mai par le Cameroun, dans une déclaration reçue lundi par l'AFP à Yaoundé.
"L'avortement est un crime" pour les croyants, affirme la Conférence épiscopale nationale du Cameroun dans cette déclaration datée de samedi.
Les évêques dénoncent l'article 14 du protocole de Maputo qui autorise le recours à "l'avortement médicalisé en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du foetus".
Les prélats estiment que cet article "porte (...) atteinte à la vie humaine en donnant des droits reproductifs abusifs à la femme" et "est une porte ouverte à la légalisation de l'avortement", autorisé au Cameroun seulement en cas de viol ou lorsque la vie de la femme est en danger.
Tout en "approuvant" l'esprit du protocole qui vise à "protéger la femme des injustices sociales et des abus de toutes sortes", les évêques appellent à "défendre la vie" et à "éradiquer l'avortement, les moyens contraceptifs artificiels et tous les abus portant atteintes à la dignité de la personne humaine".
Selon le cardinal Christian Tumi, archevêque de Douala (sud), "une pétition contre l'avortement" circule par ailleurs dans les paroisses.
"Cette pétition qui a déjà recueilli plus de 7.000 signatures sera (transmise) au président de la République", a-t-il affirmé à l'AFP.
Le protocole de Maputo a été ratifié le 28 mai par le Cameroun, six ans après son adoption en 2003 au Mozambique par les Etats membres de l'Union africaine
AFP - 29.6.2009 |
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■ Le Pape donne la finalité de cette Année du Sacerdoce
lors de l'Angelus, hier :
La Providence divine a voulu que, il y a quelques jours justement, le 19 juin, en la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, une autre année spéciale a été inaugurée, l'Année sacerdotale, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort - dies natalis - de Jean-Marie Vianney, le saint curé d'Ars. Une impulsion spirituelle et pastorale supplémentaire qui, j'en suis sûr, ne manquera pas d'apporter de nombreux bienfaits au peuple chrétien et spécialement au clergé.
Quelle est la finalité de l'Année sacerdotale ? Comme je l'ai écrit dans la lettre que j'ai envoyée à ce sujet aux prêtres, elle vise à contribuer à promouvoir l'engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres en vue d'un témoignage évangélique plus fort et plus incisif, dans le monde d'aujourd'hui.
L'apôtre Paul constitue à ce sujet un modèle splendide à imiter non pas tant dans sa vie concrète - qui a été en effet extraordinaire - mais dans l'amour du Christ, dans le zèle pour annoncer l'Evangile, dans le dévouement aux communautés, dans l'élaboration de synthèses efficaces de théologie pastorale. Saint Paul est un exemple de prêtre totalement identifié à son ministère - comme le sera aussi le saint curé d'Ars -, conscient de porter un trésor inestimable, c'est-à-dire le message du salut, mais de le porter dans un « vase d'argile » (cf. 2 Cor 4,7) ; c'est pourquoi il est fort et humble en même temps, intimement persuadé que tout est du mérite de Dieu, tout est de sa grâce. « L'amour du Christ nous possède », écrit l'Apôtre, et ceci peut bien être la devise de tout prêtre, que l'Esprit « saisit » (cf. Ac 20,22) pour faire de lui un administrateur fidèle des mystères de Dieu (cf. 1 Cor 4,1-2): le prêtre doit être entièrement du Christ et entièrement de l'Eglise, à laquelle il est appelé à se dévouer avec un amour sans partage, comme un époux fidèle envers son épouse.
Chers amis, avec celle des saints apôtres Pierre et Paul, invoquons maintenant l'intercession de la Vierge Marie, afin qu'elle obtienne du Seigneur pour les prêtres des bénédictions abondantes pendant cette année sacerdotale à peine commencée. Que la Vierge que saint Jean-Marie Vianney a tant aimée et a fait aimer de ses paroissiens, aide chaque prêtre à raviver le don de Dieu qui est en lui en vertu de la sainte ordination, afin qu'il grandisse en sainteté et soit prêt à témoigner, jusqu'au martyre si nécessaire, de la beauté de sa consécration totale et définitive au Christ et à l'Eglise.
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■ Appel de l'ancienne secrétaire de l'Evangile de la Vie
■ Notre ancienne secrétaire de l’Evangile de la Vie jusqu ‘en 2008, changeant de région pour prendre avec son mari sa retraite, propose à la vente sa maison prête à recevoir une famille :
Maison contemporaine 1983 de 310m², lumineuse, beaux volumes, calme. Deux parties mitoyennes indépendantes, l’une privée, l’autre professionnelle :
1 Partie privée : entrée, vestiaire wc, cuisine, séjour 50 m² cheminée, suite parentale, salle de jeux. Etage : loggia, 4 chambres, douche, salle de bains, wc, combles aménageables.
2 Partie professionnelle : entrée, salle d’attente, bureau avec salle d’eau, wc, chambre, salle de bains, cuisine. Cette partie peut être transformée aisément en un T3 très agréable et totalement autonome.
Jardin arboré 1692 m².
Idéal pour famille avec grands-parents ou profession libérale ou gîte.
Terrain clos et arboré de 1 692 m².
Prix : 380000€
Voir important complément d’informations sur le site www.pap.fr
Cliquer sur « Les annonces », puis « Vente ». Cocher « Maison » ; renseigner « Situation » : Brou (28). Cliquer sur « Lancer la recherche ». Ne pas oublier de cliquer sur « mon site perso ».
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■ Ste Thérèse dans l'espace !
■ Les audiences du mercredi, sur la place Saint-Pierre, sont toujours très intéressantes, ne serait-ce que par la diversité des personnes que le Saint Père peut saluer, pourvu qu’elles soient en prima fila…
Ce mercredi 24 juin dernier, Benoît XVI a salué avec une particulière chaleur un… colonel de l’armée de l’air américaine ! Âgé de 48 ans, le Texan Ronald Garan est aussi un des astronautes de la NASA et a participé au vol STS-124 de la navette Discovery, qui s’est déroulé du 31 mai au 14 juin de l’année dernière.
Catholique, et très lié spirituellement au couvent des Carmélites de New Canet (Texas), il leur avait demandé, avant son vol de l’an passé, de prier pour lui et pour le succès de la mission spatiale, ce qu’elles firent. Mais il leur demanda aussi si il ne pourrait pas emporter avec lui dans l’espace une petite relique de… sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Ce qui fut aussi accordé par les Carmélites qui n’ignorait pas que sainte Thérèse voulait être partout missionnaire ! Au cours du vol de Discovery, Ronald Garan a donc lâché dans l’espace cette relique de sainte Thérèse, qui est, à ma connaissance, la seule relique actuellement en orbite autour de la Terre !
Garan a l’intention de mettre en orbite une seconde relique de sainte Thérèse lors de sa prochaine mission spatiale prévue pour mars 2011.
D.H
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■ Travaux d'été à l'Evangile de la Vie
■ Travaux en cours :
- Réalisation d'une image-prière pour l'Année du Sacerdoce (100 000 ex) : 2450€
- Réalisation d'une estrade en chêne, pour la salle Benoît XVI : 672,96€
- Electricité : passage de gros tubes et cables depuis le compteur, baie de brassage, tableaux, installation d'une ligne téléphonique : 6917€
- Achat d'enduit de lissage et de peinture : 150€
■ Vous pouvez nous aider, en faisant un don à l'Association Diocésaine Famille Missionnaire l'Evangile de la Vie, 32 cours de la République 84500 - Bollène, ou bien directement sur le site du diocèse d'Avignon, en cliquant sur "Evangile de la Vie"
Un reçu fiscal vous sera envoyé .
■ Vous pouvez venir vivre quelques jours pour prier, pour aider dans les différents chantiers en cours : 06.19.23.45.09
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■ Jeanne Emilie de Villeneuve béatifiée à Castres le 5 juillet
■ Mère Jeanne Emilie de Villeneuve, fondatrice de la congrégation des sœurs de l'Immaculée Conception, est née à Toulouse, le 9 mars 1811 et elle est morte à Castres, le 2 octobre 1854.
La reconnaissance d'un miracle dû à l'intercession de la fondatrice de la congrégation des sœurs de Notre-Dame de l'Immaculée Conception a mis en lumière son charisme et ouvert la porte à sa béatification.
La congrégation des sœurs de Notre-Dame de l'Immaculée Conception ou « Sœurs bleues de Castres », a été fondée le 8 décembre 1836, par Emilie de Villeneuve, dans une France meurtrie par les séquelles de la Révolution.
Emue par la misère sociale qui l'entourait, la fondatrice décida d'y répondre, non par l'aumône, mais par le don d'elle-même. Aujourd'hui encore, les sœurs se veulent présentes dans toutes les situations où « la vie est menacée », en Europe, en Afrique, en Amérique latine, en Asie. Leur devise est « Dieu seul ».
Émilie de Villeneuve était la 3ème fille du marquis Louis de Villeneuve et de Rosalie d'Avessens, indique le site des religieuses.
Elle grandit au château d'Hauterive (Tarn) où son père, grand propriétaire terrien, employait un grand nombre de personnes dans sa nouvelle industrie du traitement du cuir.
Un héritage familial riche de valeurs
De ses parents, Émilie reçut des valeurs fortes. Mais la maladie et la mort de sa mère alors qu'elle n'a que 14 ans marqua sa vie prématurément et profondément. Trois ans plus tard, sa sœur cadette Octavie mourait à son tour.
Son père, ancien marin, manifestait un solide sens social. Il créa un cours d'apprentissage pour les jeunes gens, une société de secours mutuel...
Émilie devint la maîtresse de maison du château d'Hauterive. Son amie Coraly de Gaïx, sa confidente, la décrit comme une personne solitaire et généreuse envers les personnes dans le besoin.
La passion d'Émilie, c'était son amour de Dieu et des plus pauvres. Émilie voulut être avec les pauvres, les malades, les prisonniers, les prostituées et leur montrer que Dieu les aimait aussi. Pour elle, les aumônes ne suffisaient pas, la charité non plus. Elle voulait être en relation avec eux d'égal à égal, leur rendre leur dignité d'êtres humains à l'exemple de Jésus Sauveur.
Elle quitta donc son père en 1836 pour fonder une congrégation : « C'est pour Dieu que je vous quitte, je veux servir les pauvres ! ».
Marie, devenue sa « compagne »
Avec deux autres jeunes filles, elle fonda donc la congrégation des sœurs de Notre-Dame de l'Immaculée Conception : depuis la mort de sa mère, Emilie avait pris l'habitude de confier ses joies, ses peines, les choix à faire à Marie qui est devenue sa compagne de route.
La première communauté s'installa dans une petite maison sans confort à Castres. Attentives aux plus pauvres qui les entouraient, les sœurs accueillaient des jeunes filles fragilisées par la misère liée au début de l'ère industrielle et s'occupaient des prisonniers.
Rapidement, elles ouvrirent une deuxième communauté où les sœurs étaient chargées de l'éducation des enfants, du catéchisme et des soins aux malades. Toutes les communautés, dans les débuts, auront cette triple mission.
En 1853, Émilie fit le choix de ne plus être supérieure générale. Elle mourut du choléra un an plus tard, après avoir offert sa vie pour que l'épidémie qui sévissait à Castres s'arrête.
Du Sénégal aux Philippines
Dès 1848, elle avait envoyé des sœurs au Sénégal. Ce départ se fit après bien des péripéties et tractations avec le Père Libermann de la congrégation du Saint-Esprit.
Patiemment, les sœurs apprirent à connaître la population, la culture, la langue. L'année suivante, elles partaient en Gambie et au Gabon. Malgré la distance, Emilie, restée en France, gardait un lien étroit avec ses sœurs à travers une correspondance régulière.
L'expansion de la congrégation va se poursuivre après sa mort. Avec les nouvelles lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1904/1905 les sœurs furent dans l'obligation de quitter la France pour l'Amérique latine. Elles s'embarquèrent pour le Brésil, puis l'Argentine.
Les premiers pas sur le continent asiatique se firent en 1998, avec les premiers départs pour les Philippines.
Zenit
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■ Prière du Pape pour l'Année Sacerdotale
■ Seigneur Jésus,
Toi qui en Saint Jean-Marie Vianney
as voulu donner à l’Eglise
une bouleversante icône de ta charité pastorale,
fais qu’en sa compagnie et soutenus par son exemple,
nous vivions en plénitude cette Année Sacerdotale.
Fais que, nous posant comme lui devant l’Eucharistie,
nous puissions apprendre
combien est simple et quotidienne
ta Parole qui nous exhorte ;
tendre l’amour avec lequel
tu accueilles les pécheurs repentant ;
consolant l’abandon confiant en ta Mère Immaculée.
Fais, ô Seigneur,
que par l’intercession du Saint Curé d’Ars,
les familles chrétiennes
deviennent de « petites églises »
au sein desquelles toutes les vocations
et tous les charismes
répandus par ton Esprit Saint,
puissent être accueillis et valorisés.
Accorde-nous, Seigneur Jésus,
de pouvoir répéter
avec la même ardeur que le Saint Curé
les paroles avec lesquelles
il aimait s’adresser à Toi :
« Je vous aime ô mon Dieu,
et mon seul désir est de vous aimer
jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j'aime mieux mourir en vous aimant,
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Seigneur, et la seule grâce que je vous demande,
c'est de vous aimer éternellement.
Mon Dieu,
si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime,
je veux que mon coeur vous le répète
autant de fois que je respire.
Mon Dieu,
faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant
et de vous aimer en souffrant.
Je vous aime, ô mon divin Sauveur,
parce que vous avez été crucifié pour moi ;
je vous aime, ô mon Dieu,
parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.
Mon Dieu,
faites-moi la grâce de mourir en vous aimant
et en sentant que je vous aime.
Mon Dieu, à proportion que je m'approche de ma fin,
faites-moi la grâce d'augmenter mon amour et de le perfectionner. »
Ainsi soit-il.
Benoît XVI - 19.6.2009
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■ Les évêques américains ont approuvé une « Messe pour la Vie »
■ Les évêques présents ont approuvé le 18 juin et l’introduction d’une « Messe pour la Vie » dans le Missel (183 pour, 2 contre et 3 abstentions) et les textes proposés (179 pour, 1 contre). Rome ayant fini par approuver le principe de l’introduction d’une telle Messe dans le Missel américain, les textes proposés seront transmis à Rome pour recognitio. Gageons que le nouveau secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, l’Américain J. Augustine DiNoia, en fera une de ses premières obligations…
L’introduction d’une nouvelle « Messe pour la Vie », qui pourra donc être célébrée dans tous les diocèses américains, s’imposait avec une certaine urgence en raison des attaques renouvelées contre la vie humaine que connaissent les États-Unis en cette période difficile. Le “compteur” des enfants avortés depuis Roe vs. Wade, qui figure sur le site de l’association catholique pro vie American Life League (voyez dans la colonne de droite), était, hier, tout près d’indiquer 50 millions de victimes innocentes…
Daniel Hamiche |
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■ Entrer dans l'Année du Sacerdoce
■ Vendredi 19 juin est le jour de la fête liturgique du Cœur de Jésus. Depuis plusieurs années, ce même jour est dédié à la prière mondiale pour la sanctification des prêtres.
Cette année, ce vendredi 19 juin marque le début d’une année importante pour l’Église : une année jubilaire. Une année sainte. Une Année du Sacerdoce. Quel cadeau nous fait le Saint-Père. A chaque prêtre en tout premier lieu. Puis à chaque famille. A chaque baptisé. A chaque jeune qui pense à devenir prêtre.
L’Année du sacerdoce sera l’occasion de prier, de remercier Dieu pour chaque prêtre. Pour le prêtre qui m’a baptisé, qui a entendu mes confessions, qui m’a donné si souvent l’Eucharistie. Pour le prêtre qui, au soir de ma vie, me donnera le passeport pour l’Éternité.
Le 12 juin 2010, tous les prêtres du monde entier se retrouveront à Rome, pour rencontrer le Saint-Père. Pour être renouvelés dans ce don-mystère qui a été fait à chaque prêtre le jour de son ordination. C’est au cours de cette rencontre mondiale que le Pape proclamera le Saint Curé d’Ars, saint patron, saint protecteur de tous les prêtres du monde.
De notre côté, la Famille Missionnaire organise un pèlerinage à Ars, le mercredi 11 novembre prochain. Pour rendre grâces. Pour demander la grâce d’accueillir dans nos familles cet Appel.
Puis, du 12 au 14 novembre, Monseigneur Cattenoz retrouvera des jeunes à Bollène qui pensent au Sacerdoce, avec la Famille Missionnaire l’Évangile de la Vie.
Abbé Hubert Lelièvre
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■ Aux jeunes qui pensent au sacerdoce... Retraite de discernement à l'Evangile de la Vie les 13 et 14 novembre, avec Mgr Cattenoz
Pentecôte 2009
« Je suis venu pour qu’ils aient la Vie, qu’ils l’aient en surabondance » (Jn 10,10).
Chers amis,
■ Je ressens cette parole de Jésus au plus profond de mon âme comme sa Présence, douce, forte, purifiante, lumineuse, exigeante ; qui seule peut combler l’âme et donner un sens plénier à l’existence de chaque personne humaine. Qui seule conduit à la joie de la sainteté. Combien d’entre vous sont profondément habités par cette Parole de Jésus, la recevant même comme un appel intérieur à tout quitter pour suivre l’Agneau partout où il vous conduira ? Avec tant d’entre vous, combien de fois en avons-nous parlé !
N’est-ce pas le cri de Jésus en Croix pour l’humanité d’aujourd’hui ? Humanité si blessée qui attend des témoins-serviteurs qui se laissent revêtir de la Miséricorde Missionnaire. (1) Des témoins-serviteurs du Visage de Jésus qui s’imprime sur le visage des hommes : visages de joie, de douleur, de lumière et de gloire. Des serviteurs humbles et vrais pour répandre l’Huile sur les blessures (2), afin que jaillisse la Vie en surabondance ! Des serviteurs avec un cœur d’enfant, confiant et dans la paix à travers la prière mariale.
N’est-ce pas ce cri d’Amour et de Miséricorde qui vous brûle intérieurement, vous et tant de vos amis, vous consumant petit à petit comme un Feu jusqu’à devenir même « buisson ardent » ! Quelle réponse donnerez-vous à cet Appel ? Que répondras-tu… toi personnellement ?
En fait, « Dieu ne peut pas changer les choses sans notre conversion, et notre véritable conversion commence avec le "cri" de l'âme, qui implore le pardon et le salut… » (3), pour soi, pour les autres, pour l’humanité. « La force, qui en silence et sans bruit change le monde et le transforme en Royaume de Dieu, c'est la foi - et l'expression de la foi, c'est la prière » (4). Ce que Jean Paul II demandait à travers ces paroles : « Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence » (5).
Comment discerner un appel à tout quitter pour suivre Jésus comme prêtre ?
Pour vous y aider, pour t’y aider, je t’invite à venir à la Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie les 13 et 14 novembre prochain. Monseigneur Cattenoz, archevêque d’Avignon, sera présent. Avec lui, nous implorerons l’Esprit Saint. Nous nous mettrons à son écoute. Nous demanderons à Jésus à travers la Messe et l’Adoration de nous préciser ce qu’Il veut pour nous. Nous nous tournerons vers la Vierge Marie, afin qu’Elle nous aide à dire « oui », avec un cœur confiant et dans la paix, à la volonté du Père sur nous.
Nous pourrions alors envisager un premier pas : une année de spiritualité à la Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie.
N’hésite pas à transmettre ce courrier autour de toi.
Prions les uns pour les autres. A tout le temps, dans le Cœur de Marie.
Abbé Hubert Lelièvre
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PS : (mon mail : perehubertlelievre@hotmail.com)
- 1 : Jean Paul II, Redemptoris Missio 1-2 et 92, du 7.12.1990
- 2- Benoît XVI 5 avril 2008
- 3-4 : Benoît XVI, 21 octobre 2007 – Homélie Messe à Naples
- 5 : Evangelium Vitae – 25.3.1995 – § 100
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loi hôpital : communiqué de Mgr Aillet
Monseigneur Aillet, évêque du diocèse de Bayonne-Lescar et Oloron réagit à la loi hôpital votée le 5 juin dernier au sénat.
OUI A LA VIE
Pour promouvoir une culture de vie, l’Eglise entend privilégier la voie du dialogue : c’est ainsi qu’elle s’invite au débat citoyen organisé par le gouvernement pour la révision des lois relatives à la bioéthique.
De manière loyale et s’adressant à des interlocuteurs qu’elle veut croire raisonnables, elle avance à visage découvert en diffusant largement sa contribution au débat.
Elle promeut un discours de raison qui en appelle au principe de dignité de toute personne humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle et revendique l’égalité entre tous les membres de la société.
Force est de constater toutefois que le débat démocratique est systématiquement boycotté par des initiatives parlementaires qui profitent de ce que l’attention du grand public est détournée par l’actualité présente pour faire avancer la « culture de mort ».
Je veux parler de l’insertion dans la loi hôpital votée au Sénat le 5 juin dernier, sans débat préalable, par amendement de la Commission des Affaires Sociales, d’une disposition imposant aux Sages-femmes la pratique de l’avortement médicamenteux.
Comment ne pas voir ici la mise en œuvre orchestrée d’une véritable machine de guerre s’attaquant impunément aux symboles les plus forts de la culture de vie : contraindre des sages-femmes, dont la profession est tout ordonnée à la préparation, l’accompagnement et le suivi des naissances, à refuser à une vie humaine le droit de naître !
En des matières aussi graves, il est temps de réclamer, au nom même de la démocratie, le droit à l’objection de conscience : « il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes » (Ac 5, 29).
Parce que ma sollicitude de Pasteur doit s’étendre à tous, sans acception de personne, y compris les vies à naître, je ne saurais me taire, suivant en cela les recommandations de l’Apôtre Paul : « Proclame la Parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire » (2 Tm 4, 2).
L’Eglise a la mission de proclamer l’Evangile de la Vie. Elle dit haut et fort un grand oui à la Vie.
+ Marc Aillet Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron 9 juin 2009
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Premier forum de bioéthique à Marseille : maintenir le moratoire
Le premier forum citoyen des Etats-Généraux de la bioéthique a eu lieu mardi 9 juin au Palais du Pharo à Marseille. "Ce que nous voulons, c’est un débat humain, qui ne soit pas confisqué par les experts", a expliqué Jean Léonetti. Et celui-ci d’ouvrir la séance par une citation d’Edgar Morin : "A force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on peut finir par oublier l’urgence de l’essentiel." Le ton est donné : il s’agit théoriquement de nourrir la future révision des lois de bioéthique par un débat citoyen. Le concept ? Un panel de seize personnes représentatives de la population locale, formées pendant deux week-end et qui questionne un comité d’experts : Professeur Philippe Menasché, chirurgien cardiologue à l’hôpital Pompidou, directeur de recherches à l’INSERM, Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'INSERM et membre du Comité consultatif national d'éthique, Professeur Jacques Testard, biologiste et directeur de recherche à l’INSERM, Jean-François Mattei, généticien et ancien ministre de la santé, et Jean-Christophe Galloux, professeur de droit et responsable du Centre de recherche en droit de la santé à l’université Panthéon- Assas. A l’ordre du jour de cette première rencontre : la recherche sur l’embryon, le DPN et le DPI.
La matinée sera consacrée à la recherche sur l’embryon. Très vite Jean-François Mattéi rappelle : "n’oublions jamais que nous sommes tous issus d’une seule cellule" pour affirmer ensuite : "tant que nous n’aurons pas répondu clairement que les cellules adultes peuvent remplacer toujours dans toutes les maladies les cellules embryonnaires humaines, nous ne pourrons pas nous passer des cellules embryonnaires humaines". Le professeur Philippe Menasché explique aux membres du panel que "l’intérêt pour les cellules embryonnaires est né de l’insuffisance des cellules adultes". Si certaines maladies peuvent aujourd’hui espérer une thérapeutique à partir de cellules souches adultes, "il y a aussi des maladies pour lesquelles on sait désormais que les cellules adultes ne marchent pas. C’est la raison pour laquelle nous devons impérativement explorer la piste des cellules embryonnaires." Le Professeur Jacques Testart, rappellera à plusieurs reprises que la recherche doit d’abord se faire sur des animaux et qu’avant de pratiquer des recherches sur les embryons humains il faudrait étudier les embryons d’animaux. Il a précisé également à l’attention du Pr Menasché que si les recherches sur les embryons d’animaux ne donnent rien, ce n’est pas la recherche sur les embryons humains qui apportera la solution. Le panel apprendra à cette occasion que les recherches sur l’embryon humain coûtent moins chères que celles sur les embryons de primates, "quand je demande aux chercheurs pourquoi ils n’utilisent pas d’embryons de primates, a précisé Jean François Mattéi, on me répond qu’obtenir des embryons de primates ça coûte cher, or on a des embryons humains dans des congélateurs, qui ne coûtent rien." Jacques Testart précise ensuite : "Depuis vingt ans en Grande-Bretagne, il est possible de faire des recherches sur l’embryon et même de fabriquer des embryons à des fins de recherche. Or, cela n’a pas permis à la recherche d’avancer." Le Professeur de droit Jean-Christophe Galloux attire l’attention sur le glissement du thérapeutique vers le médical puis vers le scientifique et fait remarquer que "la finalité scientifique est beaucoup plus difficile à contrôler par les non-scientifique". Ce point est d’autant plus important qu’il concerne directement les conditions d’exceptions faites à l’interdit de recherche sur l’embryon dans la loi française.
Concernant le régime actuel de la loi, Jean-François Mattéi déclare : "Quand j’interroge les chercheurs, ils me disent tous « nous n’avons pas été gênés dans nos recherches par les restrictions», il est donc faux de dire que la loi actuelle empêche de faire de la recherche. (…) De même qu’en matière de fin de vie on doit maintenir l’interdiction de donner la mort, il faut maintenir l’interdiction de cette recherche sur l’embryon. C’est une manière de rappeler que cette recherche ne va pas de soi, qu’elle est toujours une transgression." "Tant qu’on n’a pas plus de certitude sur l’intérêt de ces cellules il faut garder le repère. Nous avons besoin de repères." Il se déclare donc favorable au maintien du dispositif actuel (interdit de principe avec exceptions), sans date annoncée de révision, jusqu’à ce que les scientifiques prouvent que la recherche sur les cellules embryonnaires humaines est obligatoire. Le professeur Menasché tenta de faire valoir que cet interdit assorti d’autorisations sous conditions, s’il ne gênait pas l’avancée de leurs travaux, les pénalisait en les privant de reconnaissance dans la communauté scientifique internationale. Ce à quoi Jacques Testart et Jean-François Mattéi ont répondu en rappelant que les chercheurs étaient reconnus par leurs publications scientifiques, non pas la législation de leur pays.
Il faudra attendre la toute fin de matinée marquant la fin du "débat" sur l’intérêt de la recherche sur les embryons humains pour que l’existence des cellules IPS soit évoquée, au détour d’une question.
Concernant le sort des 176 000 embryons surnuméraires congelés en France, et de la difficulté des parents à léguer ces embryons à la recherche, le Pr Mattei explique encore : "A mon avis, c’est parce que dans leur esprit, ces embryons ont été conçus pour donner naissance à un enfant, pas pour être instrumentalisés à des fins de recherche. Cette question de l’intentionnalité est essentielle."
Jean-Claude Ameisen, attirera l’attention des membres du panel sur deux points : d’une part sur le fait qu’on s’interroge plus sur l’utilisation des embryons pour la recherche que sur leur destruction, d’autre part sur le fait que la législation soit très restrictive sur les cellules souches issues d’embryons humains alors qu’elle est tout à fait silencieuse sur la recherche sur les cellules fœtales issus de fœtus avortés. Il suggère que les modalités de recherche soient les mêmes pour ces deux types de cellules, une fois les embryons humains détruits, l’utilisation de leurs cellules pour la recherche ne devrait pas poser de problèmes particuliers...
Libération évoque ce que le panel a appelé une certaine "hypocrisie" du dispositif actuel et sur laquelle il a interrogé les experts : qu’en est-il du statut de l’embryon humain ? Est –il une chose comme en Angleterre, bénéficie-t-il de droits constitutionnels comme en Allemagne ? La France hésite toujours…
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La Croix (Pierre Bienvault) - Libération (Michel Henry) - genethique.org 10.6.2009 |
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Jean-Marie Le Méné auditionné par la mission parlementaire
Jean-Marie Le Méné a été auditionné mercredi 3 juin par les députés de la mission parlementairemission parlementaire d’information sur la révision des lois de bioéthique (http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/bioethique/bioethique-20090603-1.asp). Il a axé son intervention sur deux points : la recherche sur l’embryon ; le diagnostique prénatal et la dérive eugéniste.
Concernant la recherche sur l’embryon, un des deux sujets envisagés par le premier forum des Etats-Généraux de la bioéthique à Marseille, Jean-Marie Le Méné a souligné que l’Agence de Biomédecine a autorisé la quasi-totalité des projets de recherche sur l’embryon qui lui ont été présentés. Ce faisant, elle a dérogé aux deux exigences qui accompagnaient le moratoire sur la recherche sur l’embryon : l’exigence de progrès thérapeutique majeur, et l’absence de méthode alternative d’efficacité comparable notamment en raison des récents progrès de la recherche sur les cellules iPS, « car non seulement cette méthode présente des critères d’efficacité, mais encore cette méthode n’est pas d’une efficacité comparable à la recherche sur l’embryon, elle lui est supérieure dans la mesure où- précisément – elle est capable de se passer des recherches sur l’embryon. »
En matière d’eugénisme, et alors que le Conseil d’Etat s’en est inquiété dans son rapport du 6 mai dernier, Jean-Marie Le Méné a invité les députés à briser l’engrenage. Le Conseil d’Etat reconnaissait en effet que l’eugénisme pouvait être « le fruit d’une politique délibérément menée par un Etat », mais également « le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes. »Il ajoutait qu’en France, 92 % des cas de trisomie 21 sont détectés, au terme d’un enchaînement méthodique et généralisé d’examens et d’analyses de dépistage. 96 % de ces cas donnent lieu à des interruptions « médicales » de grossesse. A noter que dans son rapport, le Conseil d’Etat appuie de manière paradoxale les recommandations de la Haute Autorité de santé qui encourage des pratiques de dépistage plus précoces (entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée) que celles actuellement effectuées (entre 15 et 18 semaines d’aménorrhée).
Or une telle mesure pourrait bien marquer un pas important dans l’intensification de la démarche eugénique. En effet, à un stade aussi précoce, le dépistage ne pourrait se faire que par le moyen d’une biopsie du trophoblaste, dont les risques de fausses- couches sont plus importants que pour l’amniocentèse. Ce dépistage précoce inquiétera plus tôt les femmes et les engagera à prendre une décision rapide diminuant leur temps de réflexion. Il leur ouvrira également la possibilité d’une IVG, en raison des délais.
La systématisation et les progrès croissants en matière de dépistage deviennent enfin un obstacle majeur à la recherche thérapeutique : « pour chaque euro donné au dépistage, il faut donner un euro à la recherche dans une perspective thérapeutique », a préconisé le président de la Fondation Jérôme Lejeune.
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■ Trisomie 21: Quelles recherches? Quelles perspectives?
Par
Henri Bléhaut - jeudi 21 mai 2009
■ Des directions de recherche nous donnent à espérer
Aujourd’hui, pour la plupart des gens, la question de la trisomie 21 est quasiment réglée grâce au dépistage et au diagnostic prénatal qui supprime le problème ; beaucoup ne sont même pas conscients que cette suppression du problème passe par la suppression du patient lui-même, au cours d’une interruption de grossesse. Supprimer le malade à cause de son code génétique peut-il être considéré comme un acte médical ? Le but de la médecine ne devrait-il pas être de supprimer la maladie plutôt que le malade ? C’est dans le sens de l’éradication des malades que la recherche publique met tous ses efforts, avec une intensification du dépistage, alors que d’autres directions de recherche existent, pour le bien direct des patients.
■ Améliorer la prise en charge quotidienne.
Tout d’abord, la qualité de la prise en charge quotidienne est en constante amélioration grâce aux progrès de la prise en charge sociale, éducative et rééducative. En coordination avec le suivi médical, la psychologie, l’orthophonie, la kinésithérapie, la psychomotricité, la diététique, etc. apportent une aide importante aux patients et aux familles qui en ont très besoin.
■ Prévenir et traiter les complications.
Ensuite la recherche médicale a considérablement amélioré le traitement des complications et la prévention des surhandicaps. La chirurgie cardiaque et digestive, le traitement des infections, la prévention des complications orthopédiques ou digestives ne sont que quelques aspects des soins qui permettent une amélioration constante de la qualité de vie.
■ Un traitement est-il imaginable?
Cependant, la question majeure de la trisomie 21 reste la déficience intellectuelle et c’est vers elle que doit se porter le maximum d’efforts de recherche. Certains trouvent que les patients trisomiques 21 sont souvent souriants, paraissent heureux et se demandent s’il faut intervenir pour les traiter. Les patients trisomiques 21 sont conscients de leur état : ils connaissent leur diagnostic et certains souffrent profondément de leurs limites et de leur image. On cherche bien à traiter de nombreuses maladies génétiques avec déficit mental comme les myopathies ou l’homocystinurie, pourquoi ne pas essayer de trouver un traitement pour la trisomie 21 alors que cela parait imaginable ?
■ Plusieurs pistes...
À côté de la recherche fondamentale qui explore la génétique, le fonctionnement des gènes, du génome et de la cellule, ainsi que les troubles présentés par les modèles animaux, plusieurs pistes permettent maintenant d’espérer un tournant vers la découverte future d’un traitement : - Le séquençage du chromosome 21 en 2000 a permis d’en identifier les gènes, environ 250 à 300 ; ceci permet d’étudier la fonction de chaque gène : même si la tâche est énorme, les choses avancent. Sur la déficience intellectuelle, le fonctionnement trop important (surexpression car il y a 3 gènes au lieu de 2) de deux gènes est particulièrement travaillé par plusieurs équipes : DYRK1A et CBS. Le gène CBS, par exemple, puisqu’il est présent en trois exemplaires au lieu de deux, provoque un excès de synthèse de l’enzyme pour laquelle il code ; sans agir directement sur le gène, un médicament peut donc tenter d’inhiber cette enzyme pour rétablir l’équilibre. Une action sur quelques gènes clés devrait permettre d’aider les patients à retrouver une autonomie. - L’étude de la transmission entre les cellules nerveuses dans des modèles souris de trisomie 21 a permis de mettre en évidence des anomalies portant sur un neurotransmetteur, le GABA, qui fonctionne de manière trop importante. La correction de ces troubles a permis d’observer une amélioration nette des capacités des animaux. Le chemin est loin d’être fini mais, cinquante ans après la découverte de la trisomie 21 par Jérôme Lejeune et al, des lueurs apparaissent enfin pour la découverte d’un futur traitement.
Le Docteur Henri Bléhaut est directeur de recherche à la Fondation Lejeune.
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■ Pour Sheryfa Luna, l’avortement c’est un meurtre…
■ A l’émission de Jean Marc Morandini, alors qu’elle évoquait son déni de grossesse et sa prise de conscience tardive du fait qu’elle attendait la vie, la chanteuse très populaire auprès des jeunes gens a déclaré au sujet de l’avortement qu’« à 6 mois, c’est pas un avortement, c’est un meurtre ».
Pressée par son manager de l’époque de mettre fin à cette grossesse qu’il tenait pour désastreuse pour sa future carrière, l’homme lui aurait organisé un voyage « sanitaire » hors d’Europe. Préférant mettre en péril sa carrière que d’avorter, la jeune femme a mis au monde un petit garçon trois mois après l’annonce de sa grossesse et mène aujourd’hui de front carrière de chanteuse et rôle de mère.
Devant les caméras de Direct 8, chaîne de la TNT, Sheryfa Luna a également dénoncé le drame que représente l’avortement pour la femme qui s’y livre : « Psychologiquement, il faut supporter ce genre de démarche… » laissant entendre que pour sa part, cela l’aurait détruite.
Saluons le courage de cette femme qui fut enceinte à tout juste 20 ans et qui refusa de céder à l’appel de la stratégie commerciale.
Si à 6 mois, l’avortement est un meurtre, à 4 semaines comme à 2, c’en est un aussi.
NOVOpress
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La technique du clonage n’est plus d’actualité, par le Prof. Ian Wilmut
ROME, Mardi 19 mai 2009 (ZENIT.org) - « Les recherches sur l'embryon et le clonage sont-elles encore nécessaires après la découverte des cellules iPS ? », a demandé « Gènéthique » , la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune, au Prof. Ian Wilmut, pionnier du clonage.
Président du Conseil de recherche médicale en biologie reproductive du Centre de médecine régénérative à l'université d'Edimbourg (Ecosse), Ian Wilmut est le premier à avoir cloné avec succès un mammifère - la brebis Dolly.
Gènéthique - Après la découverte des professeurs Yamanaka et Thomson en novembre 2007 (1), vous avez déclaré à la BBC que vous abandonniez le clonage et que, d'ici 5 ans, cette découverte "pourrait procurer une meilleure alternative, éthiquement plus acceptable que le clonage d'embryons humains pour la recherche médicale"2. Deux ans après ce tournant dans la recherche, quels sont les avantages des cellules iPS par rapport aux attentes et objectifs que vous aviez en clonant Dolly ?
Ian Wilmut - Avant la découverte des cellules iPS, nous essayions de dériver des cellules souches d'embryons produits par le transfert d'un noyau cellulaire du patient souffrant d'une maladie héréditaire. A ce stade, personne n'a réussi. Mais maintenant, la dé-différentiation de cellules somatiques murines (méthode du Pr. Yamanaka) a démontré que le même objectif pouvait être atteint en utilisant directement les cellules somatiques des malades.
Il y a un avantage thérapeutique majeur avec les cellules iPS : elles sont génétiquement identiques au patient, permettent de modéliser des pathologies et de rechercher rapidement des médicaments pour traiter en amont les symptômes de la maladie. Il existe déjà une centaine de ces lignées cellulaires sur lesquelles on peut travailler sans attendre pour nous aider à comprendre les maladies d'ici 5 ans.
La technique du clonage n'est donc plus une technique d'actualité. Comme je l'ai expérimenté avec la brebis Dolly, cloner demande un temps considérable pour obtenir des cellules souches. De plus, cette technique implique forcément l'hyperstimulation ovarienne chez la femme : celle-ci doit subir un traitement hormonal intensif et pénible pour produire un grand nombre d'ovocytes et pour finalement n'obtenir que quelques embryons clonés.
Si la science offre des pistes plus rapides, intéressantes et efficaces, je suis d'avis de les suivre.
Gènéthique - Quels sont les espoirs thérapeutiques et scientifiques des cellules iPS ? Quels défis reste-t-il à relever ?
Ian Wilmut - Les chercheurs qui travaillent sur les cellules iPS tentent d'améliorer la qualité de ces cellules. La disponibilité et la performance de ces cellules est indiscutable, mais le défi est de réussir techniquement à les reprogrammer sans dommages collatéraux. Il faudra peu de temps pour dépasser ces obstacles : des publications scientifiques récentes ont montré que l'on réussit déjà à reprogrammer des cellules différenciées sans utiliser ni vecteur viral, ni plasmide.
Pour une raison économique, je pense qu'il n'est pas encore possible d'envisager de créer des réserves de cellules iPS de chaque patient dans lesquelles puiser pour rechercher des traitements à leurs maladies. Ce qui serait plus réalisable, de mon point de vue, ce serait de dresser une sorte de registre ou de biobanque où seraient recensées les lignées de cellules correspondant à divers types de maladies à caractère immunologique. Il serait ainsi possible de modifier et travailler sur ces lignées cellulaires en fonction du besoin de chaque patient.
Gènéthique - En France, il a été dit que les cellules iPS n'auraient pu être obtenues sans les recherches effectuées sur l'embryon humain. Cependant, la publication sur les cellules iPS humaines qui a rendu célèbre le Pr Yamanaka en 2007 était précédée de résultats avec des cellules de souris3.
Est-ce que les cellules iPS auraient pu être découvertes grâce aux recherches avec ces cellules animales uniquement, sans avoir recours aux cellules embryonnaires humaines ?
Ian Wilmut - La dé-différenciation de cellules somatiques n'a pas requis l'utilisation d'embryon humain car, au niveau technique, cela n'était pas nécessaire. Les premières cellules iPS ont été produites et identifiées à partir d'études sur des embryons de souris.
Les gens ne réalisent pas encore qu'étudier des maladies héréditaires sur les cellules obtenues par reprogrammation cellulaire est bien plus simple et plus rapide que d'obtenir des cellules embryonnaires humaines par clonage. La technique d'obtention des cellules iPS est la plus efficace actuellement pour les chercheurs et en particulier bien sûr, pour des recherches sur les pathologies héréditaires.
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