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Cécile Edel : "Marche pour la Vie, Marche pour la Famille : même combat" - Paris, le 13 janvier 2013

 Cécile Edel : "Marche pour la Vie, Marche pour la Famille : même combat" - Paris, le 13 janvier 2013

   "Chers amis,

    Je suis très touchée et émue de pouvoir témoigner aujourd’hui devant vous tous qui avez répondu présents à l’appel du père Domini et participez ainsi à cette célébration si nécessaire avant de marcher tout à l’heure dans Paris. Ste Thérère de Lisieux avait dit :  Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante.»

    Je remercie de tout cœur également le Père Domini et toute la communauté de la Famille missionnaire Notre Dame de m’avoir conviée à vous dire quelques mots et je les remercie également pour leur indéfectible soutien depuis des années à la Marche pour la Vie.

    Alors bien entendu, aujourd’hui vous n’êtes pas venus pour participer à cette traditionnelle Marche pour la Vie parce que dans un esprit unitaire et conscients de ce que l’examen du vote du projet de loi, annoncé pour le 29 janvier, allait occuper tous les esprits au mois de janvier, il a été unanimement décidé de suspendre, pour cette année-et cette année seulement !- l’organisation de la marche pour la vie, prévue initialement, le 20 janvier. Mais, c’est dans le même esprit de cette Marche pour la Vie que nous marcherons tout à l’heure parce que le respect de la vie et le respect de la famille font partie d’un seul et même combat : un combat eschatologique,  le combat de David contre Goliath, du bien contre le mal et le combat pour les valeurs que nous entendons défendre. Il s’agit bel et bien du combat pour la Vie d’une manière générale. La Vie, en tant que don reçu, qui prend sa source en son créateur, et que chacun doit accueillir et non la Vie comme un  bien que l’on s’approprie… Car, la vie humaine se donne ou se reçoit. Elle ne fait en aucun cas l'objet d'un droit. Nous défendons cette  notion de vie qui est un don de Dieu et qui doit être le fruit de l’acte conjugal d’amour entre un homme et une femme. En ce sens, elle se transmet à travers ce que la loi a jusqu'à présent reconnu comme une union conjugale. Union conjugale entre un homme et une femme, constitutive du fondement de la famille, base essentielle de notre société et seule structure à- même d’engendrer.

    Oui, aujourd’hui, nous marcherons pour que soit respectée la famille et cette Vie qu’elle accueille en son sein. Car, dans le projet de dénaturation du mariage, ne nous leurrons pas, c’est belle et bien une véritable destruction de la famille qui est en jeu. Une destruction du lien qui peut exister entre le mariage, la procréation et la filiation. Bien plus qu’une  simple obéissance du gouvernement à l’exigence d’un groupuscule, nous assistons à la mise en place par la volonté de plusieurs, d’une nouvelle définition de la Vie ;  dans cette nouvelle définition, la vie perd son caractère absolu, elle n’est plus l’œuvre de Dieu mais une production humaine dont chacun peut disposer comme bon lui semble...

     Comme le disait le Père Domini, déjà par la Loi Neuwirth, le 28 décembre 1967, la sexualité était dissociée de la procréation. Par les lois libéralisant l’avortement et les procréations médicalement assistées, on voit bien l’entreprise législative de dissociation de la procréation  et de la sexualité. Liberté de disposer de son corps, de sa sexualité, des conséquences de ses actes, y compris de l’enfant qui ne saurait être accepté s’il ne répond aujourd’hui à un véritable « projet parental », s’il est « désiré ». La loi Taubira ne fait que conforter cette primauté du droit à l’enfant sur le droit de l’enfant. Par les nouvelles lois qui se préparent nous assistons, à une mutation de la morale, à un nouveau code éthique qui n’est plus fondé sur la loi naturelle mais dans lequel la vie humaine a perdu son caractère sacré. Lutter contre ces attaques contre la famille, l’amour conjugal et la vie s’inscrit dans un seul et même combat.

    Alors oui, il est certain, la France connaît aujourd’hui une période de troubles sans précédents et s’apprête à subir une fracture historique, une "révolution  sociétale " qui ne peut nous laisser indifférents et  face à  ce raz de marée, nous ne pouvons plus nous taire mais je suis heureuse de voir combien, nombreux parmi nous se sont levés, pour défendre les valeurs fondamentales du respect de la famille et de toute vie humaine.

    Nous devons marcher pour défendre les droits fondamentaux constitutifs de notre société certes, mais  nous devons le faire d’une manière la plus ajustée possible à la Vérité, c'est-à-dire au Christ .

    Nous marcherons ainsi pour la famille constituée d’un homme, d’une femme et d’enfants et pour le retrait immédiat du projet de loi Taubira. Nous marcherons en Vérité car, le courage de demeurer fermement dans la vérité est inévitablement demandé à ceux que le Seigneur envoie comme des agneaux au milieu des loups. « Celui qui craint le Seigneur n’a peur de rien » dit le Siracide (34, 16). La crainte de Dieu libère de la crainte des hommes. Elle rend libres!

    Le plus important n’est pas tant le nombre que nous serons mais  la clarté de notre message, la fermeté et la détermination avec laquelle nous marcherons. Nous ne devons pas être des tièdes mais avoir au contraire une véritable ardeur au combat et c’est seulement en restant ajustés le plus possible à la vérité que nous serons  forts car la «  force de la vérité réside justement dans la vérité elle- même ».

    Depuis 40 ans, des hommes et des femmes de bonne volonté, poursuivent  et mènent des  actions au service de la Vie sans craindre d’être malmenés ou maltraités par leurs adversaires. Sans rechercher, bien sûr, à susciter les  hostilités contre eux,  ils savent malgré tout, que, lorsque l’on défend certaines valeurs fondamentales, on dérange et on doit être prêt à payer le prix de sa résistance et de son insoumission. Nous ne sommes pas  là en effet pour plaire ni pour être aimés, nous sommes là  pour résister et lutter avec audace, espérance et détermination, sans jamais lâcher ni se compromettre ni trahir ce en quoi nous croyons.

    Tout comme nous ne renoncerons pas tant que la loi sur l’avortement et la loi Neuwirth ne seront pas abolies, nous ne lâcherons pas non plus sur le retrait de ce projet de loi que le gouvernement tente de nous imposer. Nous n’avons pas d’autres revendications ni d’autres objectifs !

    Je veux également vous citer les propos du pape Jean Paul II, qui lors de la VIème assemblée de l’académie pontificale pour la vie (11 au 14 février 2000),  s’est adressé à ses participants avec un message très clair. Je cite

    « Que toute personne de bonne volonté  se sente appelée et mobilisée pour cette grande cause. Qu’ elle la soutienne avec la conviction que chaque pas fait vers la défense du droit à la vie et vers sa promotion concrète est un pas vers la paix et la civilisation »

    Il explique qu’ « il n y a aucune raison d’accepter cette sorte de mentalité de renoncement qui porte à estimer que les lois contraires à la vie, les lois qui légalisent l’avortement, l’euthanasie, la stérilisation et la planification des naissances par des méthodes contraires à la vie et à la dignité du mariage, sont inéluctables et présentent désormais une nécessité sociale. Elles constituent au contraire un germe de corruption de la société et de ses fondements.

    La conscience civile comme morale ne peut accepter cette fausse inéluctabilité tout comme elle n’accepte pas l’inéluctabilité de la guerre, il faut tout tenter pour éliminer les délits légalisés ou tout au moins pour en limiter les dégâts que causent de telles lois. »

    Pour conclure  j’ai envie de  dire que face à cette culture de mort répandue sans état d’âme, sans scrupule et sans pitié notre union, notre persévérance et notre fidélité à ce combat sont croyez-moi, nos meilleurs atouts ; et sachons quand l’offensive est hors de notre portée, creuser avec nos modestes mais finalement efficaces moyens, ces tranchées que sont nos distributions de tracts, nos campagnes de lettres, nos pétitions, nos manifestations de toutes sortes.

    Ayons le courage de dire non à toute collaboration avec le mal que l’on dénonce et de porter ainsi témoignage face à ceux qui par naïveté, par perversion de l’esprit, par intérêt ou par ambition, se prêtent à toutes les compromissions ;

    Notre combat ne s’arrêtera pas en ce dimanche!  Il y aura un après  et ne l’oublions pas ! Et il faudra être prêts à continuer de nous lever et de  résister et, avec une espérance sans faille, continuer à nous battre non pas avec les armes de nos adversaires mais les armes que sont le courage, la détermination et la prière.

    En un mot, soyons de ceux qui auront su tenir dans ce combat contre ce qui sera considéré par les générations futures comme  les atteintes les plus insoutenables jamais portées à la dignité humaine mais aussi à la famille.

    Mais n‘oublions pas de rester dans l’espérance car ce combat est déjà gagné dans les cieux ; Ste Jeanne disait : « Ce sont les hommes qui  batailleront , Dieu donnera la victoire ».
 

publié le : 17 janvier 2013

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