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Le Da Vinci Code - par Nicky Gumbel



LE DA VINCI CODE
une réponse

Nicky GUMBEL



Selon la presse internationale, le Da Vinci Code, publié en avril 2003 est le plus gros succès de tous les temps dans la catégorie roman pour adultes. Ce livre s'est vendu à des millions d'exemplaires, il a été traduit dans des dizaines de langues et a fait l'objet d'une adaptation au cinéma. Il a fait de son auteur, Dan BROWN, un multi-millionnaire. Dans un article intitulé «"Da Vinci Code", faux mystères, vrai succès» (du 09.09.04), le quotidien Le Monde résumait la situation: «Dans un roman qui est devenu un énorme succès éditorial, l'Américain Dan Brown raconte que Jésus était l'époux de Marie-Madeleine et l'ancêtre des Mérovingiens. Crimes et complots, jeux et énigmes jalonnent l'intrigue».
Le New York Times le décrit comme «un thriller passionnant, intelligent, regorgeant d'énigmes, et de codes à décrypter». Ses mérites littéraires font l'objet de débat. Un critique admet que c'est un «superbe thriller». D'autres sont moins flatteurs. Un ouvrage le décrit comme «prétentieux, affecté, égoïste, arrogant, suffisant, condescendant, spécieux, illogique, superficiel et déviant». S'il peut y avoir débat sur ses mérites littéraires, il n'y a aucun doute sur son impact. Voici quelques réactions recueillies par un lecteur. Un de ses amis qui n'était pas bien disposé envers le christianisme déclara: «Cela montre que la Bible ne peut-être exacte et que le texte a été modifié». Un autre ami, chrétien, avoua: «Cela m'a presque fait perdre ma foi». Un autre: «Cela m'a fait réaliser que je n'ai aucun fait concret sur lequel appuyer ma foi». Comment un roman (une oeuvre de fiction) peut-il avoir un tel impact? Le Da Vinci Code est un thriller présenté comme un roman historique: c'est une fiction qui cherche à convaincre le lecteur qu'elle est fondée sur des faits. D'après le Cardinal GEORGE, Archevêque de Chicago, «c'est absurde mais convaincant pour beaucoup». Alors de quoi est-il question ? Nous n'avons pas à nous inquiéter de la trame de l'histoire car par bien des aspects, celle-ci n'a aucun rapport avec les affirmations théologiques. Il n'est pas question ici d'examiner l'exactitude des descriptions des divers endroits mentionnés tels que le Château de la Villette près de Paris, le Ritz, le Louvre, l'église du Temple et bien d'autres. Même si le fait de les mentionner a favorisé le tourisme et les visites de ces sites, l'exactitude des descriptions a parfois été remise en question. Je n'ai pas non plus de temps à consacrer à des questions annexes telles que les Templiers, le prieuré de Sion, les oeuvres de Léonard DE VINCI, les attaques contre l'Église Catholique (le Vatican) et l'Opus Dei. La plupart de ces thèmes viennent du livre Le sang sacré et le Saint Graal publié en 1982, et Dan BROWN est sous le coup de poursuites judiciaires de la part de ses auteurs Michael BAIGENT, Richard LEIGH et Henri LINCOLN. Les racines et le fond du livre sont théologiques et, en fait elles sont même christologiques. Tout est construit sur une théorie concernant Jésus et tout le reste de l'histoire ne tient que s'il y a quelque chose de vrai dans cette théorie.
1. Sur quoi repose l'intrigue du Da Vinci Code?
Les personnages du Da Vinci Code affirment que «une grande partie de ce que l'Église nous a enseigné - et nous enseigne encore - sur Jésus est tout simplement faux». Le livre soutient les affirmations suivantes :
• L'Église Catholique aurait caché les faits véritables concernant le christianisme par la force et par la terreur.
• Jésus était en fait marié à Marie Madeleine (qui était le principal disciple du Christ).
• Le Saint Graal n'est pas, comme tout le monde le croit, le calice utilisé lors de la Cène mais les entrailles de Marie Madeleine qui ont porté la fille de Jésus, Sarah.
• Les descendants de Marie-Madeleine et de Jésus sont devenus les Rois de France.
• Jésus n'était pas le fils de Dieu.
• Il était un prophète mortel: un homme grand et puissant d'une influence renversante qui a inspiré à des millions de personnes le désir d'une vie meilleure.
• Jésus était un féministe convaincu.
• L'empereur païen CONSTANTIN proposa une motion pour élever Jésus au rang de dieu au Concile de Nicée en 325 après J.C.
• Jésus a été proclamé fils de Dieu par un vote avec une faible majorité mais, avant cela, personne ne croyait qu'il était divin.
• La motivation de CONSTANTIN était de donner plus de pouvoir à l'Église Catholique.
Comment Dan BROWN arrive-t-il à cette conclusion? Son argument est que les premiers écrits chrétiens ne sont pas en accord avec la Bible et que c'est CONSTANTIN qui a constitué la Bible telle que nous la connaissons aujourd'hui. Il soutient que CONSTANTIN aurait commandé et financé une nouvelle Bible, qui aurait mis de côté les Évangiles qui parlaient du Christ comme étant un être humain et en revanche aurait embelli ceux qui le rendaient divin. Selon le Da Vinci Code, CONSTANTIN aurait rejeté des dizaines d'autres Évangiles et réécrit les 4 qui sont dans la Bible aujourd'hui. Il prétend que des milliers d'Évangiles auraient été brûlés ou interdits mais que certains auraient survécu comme par exemple, le document Q, les manuscrits de la Mer Morte et les écrits de Hag Hammadi. Le Da Vinci Code suggère que l'Église a dissimulé la vérité à propos de Jésus et que c'est la plus grande conspiration et dissimulation depuis 2000 ans. Il prétend que des rumeurs de cette conspiration auraient été chuchotées en d'innombrables langues au cours des siècles en particulier à travers les arts, la musique et la littérature et de manière plus spectaculaire dans les peintures de Léonard DE VINCI. Le livre prétend que les restes de ce secret auraient été gardés jusqu'à nos jours par une confrérie secrète dont Léonard DE VINCI aurait été membre. En résumé, le livre suggère que le christianisme tel que nous le connaissons serait une imposture de gigantesque envergure.

2. Dan BROWN lui-même croit-il que tout cela est vrai ?
Il y a ici une certaine ambiguïté. Le roman commence par une page intitulée «Les faits» qui se termine par la conclusion que «toutes les descriptions d'oeuvres d'art, d'architecture, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérés». Cela inclut probablement les écrits du Nouveau Testament et les autres écrits qui se réfèrent à Jésus. Il est possible que certains lecteurs puissent comprendre que cela signifie que les conclusions auxquelles il parvient sur Jésus reposent ainsi sur des faits. Sur le site Internet de Dan Brown, on peut lire «je crois que les théories discutées par les personnages ont leur mérite». Il n'affirme pas qu'elles sont exactes ou vraies mais il est en désaccord avec ceux qui tentent de réfuter le Da Vinci Code. Il se qualifie de chrétien mais se différencie de «ceux qui acceptent la Bible comme un fait historique absolu». Il déclare: «nous suivons tous notre propre cheminement dans la réflexion. Je me considère comme étant à l'école de nombreuses religions».
3. Quelles sont les preuves avancées par le Da Vinci Code?
Y a-t-il des preuves de l'existence d'une version du christianisme antérieure à celle dont nous avons une description dans le Nouveau Testament? Le Da Vinci Code cite trois sources décrites comme étant «les premiers textes chrétiens». Le livre affirme: «certains de ces Évangiles interdits ont survécu. On a découvert en 1947 Les manuscrits de la Mer Morte dans une grotte, à Qumran, en plein désert de Judée. Et on avait trouvé en 1945 les parchemins coptes d'Hag Hammadi. Tous ces textes racontent la véritable histoire du Graal, tout en relatant le ministère de Jésus sous un angle très humain[...] Ces documents mettent en lumière les incohérences et les inventions pures et simples de la Bible de CONSTANTIN et confirment le fait qu'elle a été compilée et rédigée en fonction d'un programme politique: promouvoir la divinité de Jésus et se servir de son influence pour consolider le pouvoir en place». Troisièmement, le Da Vinci Code cite «la légendaire source Q - un manuscrit dont le Vatican lui-même admet l'existence. Il s'agirait d'un document rassemblant les enseignements de Jésus, qui pourraient être écrits de sa propre main». Les affirmations à propos de ces trois documents reposent-elles sur des faits ?
i) le document Q
La seule nouveauté là-dedans est l'hypothèse selon laquelle Q aurait été écrit par Jésus. Q est la source supposée des passages des Évangiles synoptiques où Mathieu et Luc montrent une forte similitude entre eux mais pas avec celui de Marc. Ce manuscrit est constitué en grande partie de paroles de Jésus. Celles-ci ont été référencées par les savants allemands sous le nom de «Quelle» (en allemand «source»), abrégé en «Q». Au 20e siècle, l'hypothèse Q était à la base de presque toutes les études sérieuses sur l'origine et le développement des traditions des Évangiles. L'existence de ce document est d'une certaine manière sans importance. L'intérêt réside dans le fait que nous savons, en gros, ce que contient le document Q d'après ce que disent les Évangiles de Mathieu et de Luc. Il n'y a rien ici qui puisse troubler notre confiance dans les documents qui se trouvent déjà dans le Nouveau Testament. Le document Q n'ajoute rien à ce qu'il y a déjà dans le Nouveau Testament et n'est certainement pas en contradiction avec les Évangiles dont nous disposons.
ii) Les manuscrits de la mer Morte
Ils ont été trouvés à partir de 1947 près de Qumran. Ils contenaient 3 éléments:
• Tous les livres bibliques de l'Ancien Testament sauf celui d'Esther. Par exemple, ils contiennent la plus ancienne copie du livre d'Isaïe, antérieure aux autres d'au moins 1000 ans.
• Des commentaires bibliques des livres de l'Ancien Testament, des psaumes et des cantiques.
• Des écrits sectaires relatifs à la communauté de Qumran.
Il est vrai que des retards de publication ont été à l'origine de théories de conspiration selon lesquelles les manuscrits contiendraient des informations qui devaient ébranler le Christianisme. Cependant, il n'est plus possible d'affirmer cela car il n'y a aucune preuve textuelle qui soutienne cette théorie. Tous les manuscrits de la Mer Morte ont maintenant été traduits et sont disponibles dans n'importe quelle bonne librairie. Ce ne sont absolument pas des Évangiles. Il n'y est fait aucune mention de Jésus, Paul ou Jean-Baptiste. Ils contiennent des renseignements très intéressants sur le contexte du Nouveau Testament mais ils n'ont pas de lien direct avec lui. Non seulement ils sont loin d'être les plus anciens écrits chrétiens mais ce ne sont tout simplement pas des écrits chrétiens.
iii) Les documents de Hag Hammadi
En 1945, deux paysans de Haute Égypte ont découvert une jarre alors qu'ils étaient en train de creuser. Ils fracassèrent la jarre, pensant qu'elle contenait de l'or. Ils trouvèrent à l'intérieur des codex en papyrus. L'un deux, Mohammed ALI, cacha les manuscrits dans sa tunique, prit son chameau et les ramena dans une minuscule masure de son village. Quand les documents furent examinés, ils se révélèrent être des manuscrits de papyrus coptes du 4e siècle. Il y avait 12 codex (anciens manuscrits) et 8 pages d'un codex du 13e siècle. Ils contenaient 45 chapitres séparés écrits en copte et traduits du grec. Ils constituent une bibliothèque gnostique qui est une contribution unique par son importance pour notre connaissance du gnosticisme.
Le gnosticisme est un mouvement très difficile à définir, un peu comme le mouvement New Age d'aujourd'hui. Il était ésotérique, décentralisé et éclectique et était le plus grand défi à la foi chrétienne naissante des 2e et 3e siècle. Il existait une infinie variété de gnosticisme, mais toutes reposent fondamentalement sur une dualité radicale entre l'esprit et la matière. Le royaume matériel était considéré comme mauvais. De «l'Être Suprême» inconnu venait une série d'émanations ou 'aéons': des êtres spirituels de haut niveau capables de communiquer avec «l'Être Suprême». Un des aéons inférieurs, qui n'était pas en contact direct avec «l'Être Suprême» était responsable de la création. Ainsi, même si elle n'est pas complètement mauvaise, la création est pour le moins maladroite et ignorante: c'est une sphère dont les êtres humains doivent s'échapper. Le seul moyen de s'échapper est la «gnose»: la connaissance secrète du vrai Dieu. Le salut, pensait-on, consistait à surmonter l'ignorance par la connaissance de soi. La mission du Christ était de venir comme émissaire du Dieu Suprême, en apportant la 'gnose'. Pour les gnostiques, le Christ en tant qu'être divin n'a pas eu de corps humain et n'est pas mort. Il a soit habité temporairement un être humain, Jésus, soit pris une apparence humaine, une simple illusion. Le gnosticisme avait tendance à être docétique.
Docétique vient du grec «dokeo» signifiant 'je semble'. C'est une tendance qui considérait l'humanité et les souffrances du Christ sur terre comme apparentes plutôt que réelles (c'est à dire que Jésus ne faisait que paraître être un être humain). C'est une hérésie qui est attaquée dans le Nouveau Testament (voir 1 Jean 4, 1-3; 2 Jean 7 et Colossiens 2, 8). Même si elle a commencé à apparaître à l'époque du Nouveau Testament, cette théorie a atteint son apogée au cours de la génération suivante, en particulier parmi les Gnostiques. La découverte des documents de Hag Hammadi a approfondi notre connaissance du gnosticisme. Il n'y a aucun 'secret' dans ce qui a été découvert à Hag Hammadi (comme sous entendu dans le Da Vinci Code). Encore une fois, eux aussi sont disponibles dans n'importe quelle grande librairie. Les documents de Hag Hammadi ne sont en rien les Évangiles. Les «Évangiles» gnostiques ne sont pas historiques, et sont même anti-historiques, avec peu de narration ou de sens chronologique. Ils ont été écrits des générations après les faits alors qu'ils se réclament d'une connaissance directe et secrète à leur sujet. La plus grosse partie est une pseudo-épigraphie, ce qui est au mieux un procédé littéraire et au pire une escroquerie. En d'autres termes, on prétend qu'ils ont été écrits par l'apôtre Thomas alors que cela est tout à fait impossible : il était mort depuis des décennies - si ce n'est des siècles -, au moment où ils ont été écrits. Des écrivains anti-gnostiques tels qu'IRENEE, TERTULLIEN et HIPPOLYTE ont souligné les traits païens du gnosticisme et ont appelé à se concentrer sur le sens clair de l'Écriture - tel qu'interprété par la tradition de l'Église - qui a été transmis par une chaîne d'enseignants remontant aux Apôtres. Ils insistaient sur l'identité du Créateur et Dieu Suprême, sur la beauté de la création et sur la réalité de la vie terrestre du Christ, en particulier sa crucifixion et résurrection. Ils affirmaient que les être humains avaient besoin d'être sauvés et rachetés du mal, plutôt que sauvés d'un environnement maléfique. Le Da Vinci Code cite trois de ces Évangiles «gnostiques» comme preuve :

i) L'Évangile de Thomas
C'est une version copte écrite en 400, traduite d'un original grec probablement écrit en 150. Il n'est pas comme les Évangiles canoniques. Il est historique dans sa forme, mais est constitué d'une série de versets concis et de paraboles de Jésus (par exemple la parabole du semeur, de la graine de moutarde, du métayer, de la brebis perdue et de plusieurs extraits du sermon sur la Montagne). Il inclut également d'autres adages qui portent des traces de gnosticisme. Il est assez savoureux par exemple de voir le Da Vinci Code prétendre que Jésus aurait été plus favorable aux femmes que ce qu'en dit le Nouveau Testament. En réalité, ces textes montrent que l'anthropologie gnostique avait une très mauvaise opinion de la femme. Elles étaient considérées comme des créatures de second rang et imparfaites. L'Évangile de Thomas, par exemple se termine par le verset 14: Simon Pierre leur dit: «Laissez partir Marie, car les femmes ne sont pas dignes de vie». Jésus dit: «Je vais la guider moi-même pour en faire un homme, afin qu'elle puisse devenir un esprit vivant ressemblant à vous les hommes. Car chaque femme qui deviendra un homme entrera au Royaume des cieux». En d'autres termes, pour une femme, le seul moyen d'être sauvée est de devenir un homme. C'est loin d'être une approche féministe! Dans le contexte de l'époque, le Jésus du Nouveau Testament témoigne d'une vue sur la dignité, l'égalité et le statut de la femme bien plus éclairée et révolutionnaire.
ii) L'Évangile de Philippe
Ceci est un autre écrit gnostique trouvé à Hag Hammadi. Il ne contient pas de récit mais seulement quelques épisodes et paroles attribuées au Christ. Il se peut qu'il ait été écrit dans la deuxième moitié du 3e siècle. Cet 'Évangile' contient le passage sur lequel le Da Vinci Code s'appuie pour suggérer que Jésus était marié à Marie Madeleine. «Et le compagnon de [...] Marie-Madeleine [...] l'aimait plus que tous les disciples et avait l'habitude de l'embrasser (souvent) sur le (ou la) [...] Le reste des disciples [...] Ils lui demandaient: Pourquoi l'aimes-tu plus que nous tous?».
iii) L'Évangile de Marie
Il appartient aussi au genre du dialogue gnostique. Il a été écrit à l'origine en grec au cours du 2e siècle. Le passage sur lequel le Da Vinci Code s'appuie dit: «Alors Pierre dit: 'Est-il possible que le maître se soit entretenu ainsi avec une femme sur des secrets que nous, nous ignorons? Devons-nous changer nos habitudes, et tous écouter cette femme? L'a-t-il vraiment choisie et préférée à nous?' Et Lévi répondit 'Pierre tu as toujours été un emporté. Je te vois maintenant acharné contre la femme, comme le sont nos adversaires. Pourtant, si le Maître l'a agréée, qui es-tu pour la rejeter? Assurément, le Maître la connaît très bien. Il l'a aimée plus que nous». C'est en se basant sur ces passages que Dan Brown conclut que selon ces Évangiles non modifiés, ce n'est pas à Pierre que le Christ a confié ses instructions pour conduire son Eglise après sa mort, mais à Marie-Madeleine.

4. Existe-t-il une preuve que Jésus ait été marié à Marie Madeleine ?
Il y a au moins une douzaine de références à Marie de Magdala (ville située sur la côte ouest de la Mer de Galilée) dans les 4 Evangiles du Nouveau Testament (Mathieu, Marc, Luc et Jean).
• Elle est décrite comme une femme ayant souffert de possession démoniaque et de qui Jésus a chassé sept démons. (Marc 16,9 et Luc 8,2)
• C'est une des femmes qui accompagnait Jésus dans son ministère (Luc 8,2)
• Elle a été témoin de la crucifixion (Mathieu 27,56 ; Marc 15,40; Jean 19,25)
• Elle était présente lors de la mise au tombeau de Jésus (Mathieu 27,61; Marc 15,47)
• Elle était témoin du tombeau vide (Mathieu 28,1-10; Marc 16, 1-8; Luc 24,10)
• Après sa résurrection Jésus lui est apparu près du tombeau (Marc 16-9; Jean 20,1-18).
Même les Évangiles gnostiques pris pour argent comptant ne suggèrent pas qu'il était marié, et encore moins qu'il ait eu un enfant. Il est intéressant de le comparer à un autre texte gnostique, La deuxième apocalypse de Jacques, qui décrit le Christ ressuscité confiant ses mystères secrets à Jacques en l'embrassant sur la bouche et en l'appelant «mon bien-aimé». C'est un acte symbolique non sexuel, cependant l'épisode comporte des ressemblances frappantes avec l'extrait de l'Évangile de Philippe considéré par le Da Vinci Code comme la preuve du mariage de Jésus et Marie-Madeleine. De plus, l'Évangile de Philippe a sans doute été écrit 250 ans après les évènements dont il est question, il n'a aucun lien avec la réalité historique et il est considéré par les spécialistes comme une allégorie des relations du Christ avec son Église. En effet, il est intéressant de noter qu'alors que le Da Vinci Code suggère que ces Évangiles sont antérieurs au Nouveau Testament, l''Évangile' de Philippe cite des chapitres et des versets du Nouveau Testament (ex : 1 Corinthiens 8,1; 1 Pierre 4,8; Matthieu 15,13). C'est assurément une preuve concluante que l''Évangile' de Philippe a été écrit après le Nouveau Testament et non avant. Il n'y a donc pas la moindre parcelle de preuve historique du mariage de Jésus et de Marie-Madeleine. L'hypothèse qu'ils aient eu une fille et que leurs descendants soient les rois de France est tout à fait imaginaire. C'est de la pure fiction.

5. Existe-t-il des preuves 'd'une forme antérieure de Christianisme' durant laquelle 'personne ne croyait que Jésus était Dieu' ?
Le Da Vinci Code suggère que personne ne croyait que Jésus était Dieu avant 325. «Constantin a commandé et financé la rédaction d'un Nouveau Testament qui excluait tous les Évangiles évoquant les aspects humains de Jésus, et qui privilégiait - au besoin en les «adaptant» - ceux qui le faisaient paraître divin. Les premiers Évangiles furent déclarés contraires à la foi, rassemblés et brûlés [...] Heureusement pour les historiens, certains de ces Évangiles interdits ont survécu. On a découvert en 1947 les manuscrits de la Mer Morte dans une grotte, à Qumran, en plein désert de Judée. Et on avait trouvé en 1945 les parchemins coptes d'Hag Hammadi. Tous ces textes racontent la véritable histoire du Graal, tout en relatant le ministèrede Jésus sous un angle très humain». Or, on observe précisément le contraire. Les Évangiles gnostiques ont tendance à être docétiques et à omettre les traits humains du Christ pour l'embellir et le rendre plus divin. Le Nouveau Testament affirme l'entière humanité de Jésus. Il avait un corps humain, il a été parfois fatigué (Jean 4,6) et a connu la faim (Matthieu 4,2). Il a eu des émotions humaines, il s'est mis en colère (Marc 11, 15-17), il a aimé (Marc 10,21) et il a été triste (Jean 11,35). Il a eu des expériences humaines: il a été soumis à la tentation (Marc 1,13), il a appris (Luc 2,52) il a travaillé (Marc 6,3) et il a obéi à ses parents (Luc 2,51). Les auteurs du Nouveau Testament avaient une attitude très ferme avec ceux qui suggéraient que Jésus n'était pas entièrement humain (1 Jean 4, 1-3; 2 Jean 7 ; Colossiens 2,8). Ainsi les faits contredisent totalement ceux exposés dans le Da Vinci Code. Le Nouveau Testament n'omet pas les Évangiles qui évoquent les traits humains du Christ, sinon les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean auraient été mis de côté. Ce sont justement les Évangiles gnostiques qui ont tendance à omettre son humanité. À l'inverse du Nouveau Testament les Évangiles gnostiques ont tendance à être docétiques et à ne pas parler du ministère du Christ en des termes très humains.
De plus, il est faux de déclarer qu'avant 325, personne ne croyait au caractère divin du Christ. Les analyses des familles textuelles des Évangiles orthodoxes et leur comparaison avec des extraits et des citations couplées à des corrélations historiques permettent de les dater du premier siècle, indiquant ainsi qu'elles sont de loin antérieures aux inventions gnostiques. Les Épîtres de Paul sont, bien évidemment, plus anciennes même que les Évangiles. Paul est un personnage historique et contemporain de Jésus et ses lettres datent de 48. Paul écrit, par exemple, «Un seul Seigneur, Jésus-Christ par qui tout a été créé» (1 Corinthiens 8,6) et «il est à l'image du Dieu invisible. Par lui toutes choses furent créées». (Colossiens 1,15-16). Cependant, nous n'avons même pas besoin de nous tourner vers le Nouveau Testament pour prouver que les chrétiens croyaient que Jésus était plus qu'un simple mortel longtemps avant l'époque de CONSTANTIN. En 112, le gouverneur romain PLINE écrit que «les chrétiens avaient l'habitude de se retrouver régulièrement avant l'aube à date fixe pour chanter des versets à tour de rôle pour honorer le Christ comme Dieu». Il est clair que les premiers chrétiens adoraient Jésus comme Dieu dès les tous premiers jours. De plus, il y a aussi de nombreux Pères de l'Église qui parlent de la divinité du Christ. Par exemple:
• IGNACE (env. 50 - env. 117) «Notre Dieu, Jésus-Christ».
• JUSTIN MARTYR (env. 100- env. 165) « Il était Dieu».
• MELITON DE SARDE (mort env. 190) «Etant Dieu et en même temps un homme parfait».
• IRENEE (env. 130- env. 200) «Il est le Seigneur, le merveilleux, le conseiller [...] et le Dieu tout puissant».
• CLEMENT D'ALEXANDRIE (env. 150- env. 215) «Lui seul est à la fois Dieu et homme».
• TERTULLIEN (env. 160 - env. 225) «Car le Christ est aussi Dieu».
Dans son ouvrage fondamental «les premières doctrines chrétiennes», le Docteur J.N.D. KELLY écrit : «L'opinion universelle chrétienne dans les siècles précédents le concile de Nicée était que Jésus-Christ était divin aussi bien qu'humain. La confession de foi la plus ancienne était «Jésus est Seigneur» et sa signification a été développée et approfondie à l'époque apostolique. Les auteurs du Nouveau Testament considéraient généralement le Christ comme pré-existant, ils avaient tendance à Lui attribuer une double origine «selon la chair» c'est à dire comme homme et «selon l'Esprit» c'est à dire comme Dieu. Cette expression était tellement ancrée dans leur esprit que 'c'est la fondation de tout le développement christologique qui suivit'».
Le Da Vinci Code échoue à produire le début du commencement d'une preuve tangible d'une forme ancienne de Christianisme où «personne ne croyait que Jésus est Dieu». Les preuves historiques disent tout le contraire. Dès les premiers jours, Jésus était perçu comme divin et adoré comme Dieu par les premiers chrétiens.

6. Que s'est-il passé au Concile de Nicée et quel a été le rôle de CONSTANTIN ?
Le Da Vinci Code affirme que la proclamation de 'Jésus' comme 'Fils de Dieu' a été officiellement proposée et votée par le Concile de Nicée. C'est-à-dire que la divinité de Jésus fut le résultat d'un vote et, qui plus est, «d'un vote très serré».
Il est certainement faux de dire que CONSTANTIN a «donné un coup de pouce divin» au statut de Jésus pour qu'il soit considéré comme Dieu au Concile de Nicée. Il est vrai que Constantin convoqua le Concile de Nicée en 325 après Jésus Christ. Cependant il est faux de dire qu'il a été païen toute sa vie et baptisé sur son lit de mort, trop faible pour protester tel que l'affirme le Da Vinci Code. La politique de CONSTANTIN était d'unir les chrétiens à l'État laïc. Il fit tout son possible pour concilier les païens et les chrétiens. Il est difficile de savoir quand il se convertit. Il est vrai qu'il ne fut baptisé que peu de temps avant sa mort mais les reports de baptême étaient fréquents à cette époque. Sa politique a été fortement chrétienne dès le commencement. Il a humanisé les lois relatives aux crimes et les lois sur l'endettement. Il a adouci la condition des esclaves et a accordé des aides pour l'éducation des enfants défavorisés. Il a découragé l'abandon des enfants non désirés. Il a dégagé les célibataires et les personnes non mariées de certaines taxes et a légiféré contre la promiscuité. En 321, il a proclamé le dimanche jour férié. CONSTANTIN convoqua le Concile de Nicée en premier lieu pour mettre fin à la discorde provoquée par la controverse arienne. ARIUS enseignait que, bien que Jésus soit le Fils de Dieu, il était moins grand que le Père. Il était un Dieu de moindre importance (le plus proche équivalent pourrait être les Témoins de Jéhovah aujourd'hui).Le Concile de Nicée a été ouvert par CONSTANTIN qui en a ensuite transmis la présidence à d'autres. Son objectif principal était d'assurer l'unité plutôt que d'atteindre un verdict théologique prédéterminé. Le Concile a probablement réuni entre 220 et 250 évêques. Le credo arien a été rejeté. Ils ont écrit le credo de Nicée, avec 4 anathèmes anti-arien. Il a été accepté par tous sauf 2 évêques (plus de 99% ont été favorables). Ils ont déclaré que Jésus était le Fils de Dieu «engendré non pas créée de même nature que le Père». Il est totalement erroné de penser que «Jésus n'était jusqu'alors considéré que comme un prophète mortel [...] un homme exceptionnel en tous points, certes - mais mortel». Jésus a été considéré comme le Fils de Dieu depuis le tout début. Le débat de Nicée ne portait pas sur le fait de savoir s'il était le Fils de Dieu ou un simple mortel mais sur le fait de savoir s'il était de la même substance que le Père ou un Dieu de nature inférieure. Le vote n'était pas un «vote à faible majorité» mais celui d'une majorité écrasante en faveur de la vraie Foi. Il n'est pas vrai non plus de dire que «la Bible, telle que nous la connaissons aujourd'hui, a été collationnée par un païen, l'empereur Constantin le Grand». L'empereur CONSTANTIN n'avait rien à voir avec la mise en place du Canon de l'Écriture. Le Canon était déjà largement fixé au 4e siècle. Il s'agissait d'ailleurs pour l'Église de publier, en vue d'une plus grande clarté, ce qu'elle avait toujours considéré comme vrai, à quelques variations mineures près. Le noyau des 4 Évangiles et des 13 lettres de Paul a été accepté vers 130 après Jésus-Christ et a été mis sur un pied d'égalité avec l'Ancien Testament entre 170 et 220 après Jésus-Christ. Le fragment Muratorien (env. 170 après J.C.) prouve que 61 des 66 livres de la Bible étaient déjà considérés comme des livres saints 100 ans avant la naissance de CONSTANTIN. L'accord sur la liste finale des livres et leur ordre a été le résultat d'un processus très progressif. Le critère qui prévalut en dernier recours fut le caractère apostolique des écrits. Si on ne pouvait montrer qu'un livre était écrit par un Apôtre ou soutenu par l'autorité d'un Apôtre, le livre était rejeté du Canon. Par étapes progressives, les Églises orientale et occidentale sont arrivées à une position commune face aux livres sacrés. Comme le remarque le professeur F.F. BRUCE: «Il faut bien souligner une chose. Les livres du Nouveau Testament n'ont pas pris valeur de loi pour l'Église parce qu'on les a officiellement placés parmi les textes canoniques; au contraire l'Église les a inclus dans le canon parce qu'elle les considérait déjà comme d'inspiration divine et reconnaissait leur valeur intrinsèque et leur autorité apostolique, directe et indirecte. Les premiers Conciles ecclésiastiques en vue de classer les livres canoniques se sont tous deux tenus en Afrique du Nord (à Hippo Regius en 393 et à Carthage en 397) mais ce que ces Conciles ont fait n'est pas d'imposer quelque chose de nouveau aux communautés chrétiennes mais de codifier ce qui était déjà la pratique générale de ces communautés». Les 'Évangiles' gnostiques n'ont jamais figuré parmi les livres que l'Église primitive considérait comme devant faire partie des textes canoniques. Ils ont été écrits un siècle trop tard pour avoir eu comme auteurs les personnes qu'ils mentionnent (par exemple, Thomas, Philippe ou Marie Madeleine). Même MARCIUS, chef spirituel des gnostiques au 2e siècle, n'a pas classé ces textes dans son propre canon, mais seulement les livres que l'on trouve dans notre Nouveau Testament actuel. C'est la preuve la plus convaincante que les prétendus 'Évangiles' gnostiques n'existaient pas à cette époque. De plus, il est absurde de suggérer que CONSTANTIN a embelli les Évangiles que nous connaissons. Nous savons, grâce à la science de la critique textuelle qu'ils n'ont pas été modifiés. Certains parchemins datent d'avant 325 et nous avons des fragments de l'Évangile de Jean qui, selon des études paléographiques, datent d'environ 130. Ils sont visibles à la bibliothèque John RYLANDS de Manchester. Il reste d'importants fragments d'exemplaires en papyrus des livres du Nouveau Testament datant du 2e et 3e siècle à la bibliothèque des papyrus bibliques de Chester Beatty. Beaucoup de vieux manuscrits sont visibles dans les bibliothèques et les musées du monde entier. Ils peuvent être comparés aux milliers de manuscrits plus récents et il est alors absolument clair qu'ils n'ont pas été modifiés ou embellis par CONSTANTIN ou par quelqu'un d'autre. Le Da Vinci Code ne produit donc pas la moindre preuve d'une forme plus ancienne de chrétienté que celle que nous trouvons dans notre Nouveau Testament. Si le Da Vinci Code se présente seulement comme un roman, cela ne pose pas de problème. S'il prétend être fondé sur l'érudition, alors c'est fantaisiste, absurde et en fin de compte ridicule. C'est un nouveau mythe. C'est un mythe gnostique du 21e siècle.

7. Où est la vérité ?
Le Nouveau Testament présente les faits relatifs à la personne du Christ plutôt qu'il ne tente de les expliquer. Les Évangiles, les Actes des Apôtres et les Épîtres montrent clairement que les premiers chrétiens étaient convaincus que Jésus était à la fois pleinement humain et pleinement Dieu. La tâche de l'Église était d'approfondir et d'exprimer en des termes précis la vérité théologique impliquée par ces faits. L'Apôtre Paul et les premiers auteurs chrétiens voulaient davantage insister sur la réalité de la divinité et de l'humanité du Christ que tenter de les relier. Ce n'est que lorsque des déviations de la vérité sont apparues, tel le point de vue gnostique (qu'il n'y a pas d'humanité réelle du Christ) que les apologistes du 2e siècle ont commencé à travailler sur les implications de l'incarnation. Les premières controverses furent finalement réglées au Concile de Chalcédoine en 451 par les formules: «un seul et même fils [...] la même perfection dans la divinité et la même perfection dans l'humanité, vrai Dieu et vrai homme [...] comme nous en toutes choses excepté le péché». Cela a été accepté comme la définition classique de la foi chrétienne. La vérité c'est que Jésus est vraiment mort pour nos péchés et que le pardon est possible. Il est ressuscité des morts et la mort a été vaincue. Ces faits ont transformé la vie des premiers chrétiens. C'est un message pour lequel beaucoup d'apôtres et des milliers d'autres étaient prêts et sont encore prêts à souffrir, à être torturés et à mourir. C'est un message qui a transformé le monde ancien et continue de transformer notre monde aujourd'hui. La vérité sur Jésus est plus merveilleuse et plus passionnante que tous les mythes. Les mythes n'ont pas le pouvoir de changer les vies. Seul le message du vrai christianisme a le pouvoir de libérer de l'héroïne, de l'excès d'alcool, de réunir mari et femme, parents et enfants, et de changer les communautés. Les mythes sont mortellement ennuyeux comparés au christianisme. Comme l'a écrit G.K CHESTERTON: «Les gens ont pris l'habitude stupide de parler du christianisme comme de quelque chose de lourd, de monotone et de confortablement sécurisant. Il n'a jamais rien existé de plus dangereux ou de plus passionnant que le vrai christianisme [...] Il eut été facile de tomber dans un de ces pièges marqués par l'erreur et l'exagération qui, mode après mode et secte après secte, ont été placés sur le chemin historique du christianisme. C'eût été simple en effet. Et il est toujours facile de tomber; il y a une infinité d'angles qui causent la chute et un seul qui permet de rester debout. Il eut été facile et banal de tomber dans une de ces lubies allant du gnosticisme à la Science Chrétienne. Mais les avoir évité tous est une aventure étourdissante».

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1 - Le Daily Telegraph, 3 octobre 2004.
2 - Le New York Times, 17 mars 2003.
3 - Mark GREENE, Cracking the Code, Londres, Intitute for Contemporary Christianity, available at http://www.licc.org.uk/ articles/article.php/id/130.
4 - Carl OLSON et Sandra MEISEL, The Da Vinci Hoax - Exposing the errors in the Da Vinci Code (Ignatius Press, 2004), p 296.
5 - Cardinal GEORGES, Préface de The Da Vinci Hoax - Exposing the errors in the Da Vinci Code (Ignatius Press, 2004), p 11.
6 - The Times, octobre 2004.
7 - Dan BROWN, Da Vinci Code, Lattès, mai 2004, p 294
8 - Da Vinci Code, Lattès, p. 322.
9 - Da Vinci Code, Lattès, p. 9.
10 - Du site officiel de Dan BROWN: www.danbrown.com/novels/davinci_code/faqs.html
11 - Da Vinci Code, Lattès, p. 308.
12 - Da Vinci Code, Lattès, p. 293.
13 - Da Vinci Code, Lattès, p. 320
14 - James M. ROBINSON (ed.), The Nag Hammadi Library (Harper San Francisco, 1977, 1990), p 138.
15 - Da Vinci Code, Lattès, p. 308.
16 - Da Vinci Code, Lattès, p. 310
17 - Da Vinci Code, Lattès, p. 310.
18 - Da Vinci Code, Lattès, p. 293.
19 - PLINE, Lettres I, Livre X, 96 c.112.
20 - IGNACE D'ANTIOCHE, Lettre aux Ephésiens, chapitre 15.
21 - JUSTIN MARTYR, Dialogue avec Tryphon, Chapitre 126.
22 - MELITON DE SARDE, fragment dans Le Guide d'Anastase du Sinaï.
23 - IRENEE, Contre les hérésies, livre 3, chapitre 29 :1,2.
24 - CLEMENT D'ALEXANDRIE, Exhortation aux grecs, 1:7:1.
25 - TERTULLIEN, L'âme, 41:3.
26 - J.N.D. KELLY, Early Christian Doctrines (Adam and Charles Black, 1980), p. 138
27 - Da Vinci Code, Lattès, p. 291.
28 - Da Vinci Code, Lattès, p. 292.
29 - Da Vinci Code, Lattès, p. 289.
30 - Credo de Nicée Constantinople.
31 - Da Vinci Code, Lattès, p. 291.
32 - Da Vinci Code, Lattès, p. 291.
33 - Da Vinci Code, Lattès, p. 289
34 - F.F. BRUCE, The New Testament Documents - Are they reliable? (Intervarsity Press 1981), p.22.
35 - Concile de Chalcédoine
36 - G.K. CHESTERTON, Orthodoxy, dans The Collected Works of G.K. Chesterton, vol I (San Francisco: Ignatius
Press, 1986), p. 305-306.















En savoir plus sur le Da Vinci Code

Web: www.davinci-codex.com, la vérité dévoilée.
Un site internet au graphisme percutant qui offre un libre parcours des thèmes suivants: La Bible, une invention? Qui est Jésus? Jésus et Marie-Madeleine, L'Eglise et les femmes, L'Opus Dei, une secte? Des Templiers au prieuré de Sion, Léonard de Vinci, un rebelle? En prime, le DaVinci tour.

Livre: Les impostures antichrétiennes - des apocryphes au Da Vinci code, Joseph Marie Verlinde, Presses de la Renaissance. L'auteur, prêtre catholique, religieux, est un expert reconnu sur la gnose et l'ésotérisme, auteur d'ouvrages de référence sur ces thèmes (L'expérience interdite, quand le voile se déchire..). Son site www.final-age.net aborde de nombreuses questions liées aux nouvelles religiosités et à l'ésotérisme.

Livre: Les Questions posées: le Da Vinci Code et Jésus.Philippe Joret. «Vous avez aimé le Da Vinci Code? Moi Oui» annonce d'emblée l'auteur, pasteur, qui se propose de répondre aux questions suivantes: Les faits historiques prétendus avérés dans le Da Vinci Code le sont-ils vraiment? Quelles étaient les sources du Da Vinci Code? Constantin a-t-il tiré un avantage personnel du christianisme en l'adaptant à ses rites et croyances ancestrales? Jésus était-il marié ? Si oui, était-ce avec Marie Madeleine? Existe-t-il des documents plus fiables que ceux du Nouveau Testament pour savoir qui était Jésus Christ? En librairie et sur www.philippejoret.com

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