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Ceux qui croient à la beauté de la vie de l'enfant dès sa conception sauront trouver des chemins

Publiée le 15-11-2010

Editorial de Mgr Philippe GUENELEY, Evêque du diocèse de Langres, ce 12 novembre 2010

"En proposant aux catholiques une veillée pour la vie naissante, une veillée qui comporte, entre autres, la célébration des Vêpres et une adoration eucharistique, le pape Benoît XVI entend faire réfléchir sur le grand respect et la défense de la vie humaine depuis son commencement et jusqu'à la fin. Il s'inscrit dans l'héritage du commandement de Dieu qui interdit toute atteinte à la vie. « Tu ne tueras pas » demeure un phare et une exigence éthique pour nos comportements personnels et en société. Il s'inscrit aussi dans la ligne de l'Incarnation de son Fils fait homme, puisque la naissance de Jésus est le Oui de Dieu à la vie humaine. Il rejoint encore son prédécesseur, le pape Jean-Paul II, qui s'est fait le héraut inlassable de la promotion de la culture de la vie, en particulier, dans son Encyclique, L'Évangile de la vie (25 mars 1995). « Défendre et promouvoir la vie, la vénérer et l'aimer, c'est là une tâche que Dieu confie à tout homme » (EV 42).

 

S'il existe une opportunité de porter dans la prière la préoccupation et le devoir de promouvoir la vie à naître, c'est qu'un certain relativisme moral ambiant risque d'émousser le courage des parents, et plus souvent et plus particulièrement des mères, qui font le choix de garder leur enfant et refusent la voie de l'avortement. Le danger est aussi de banaliser une pratique, parce qu'elle est inscrite dans la loi. On sait bien que ce qui est légal n'est pas toujours moral. Le droit de vivre est valable pour ceux-là même qui n'ont pas encore de voix. L'Église ne doit-elle pas parfois être la voix des sans-voix, des plus vulnérables, des plus faibles ? Pour des parents chrétiens, le oui à la vie est l'expression de l'amour qui les habite : « Il est contraire à l'amour humain, à la vocation profonde de l'homme et de la femme, de fermer systématiquement sa propre union au don de la vie et, encore plus, de supprimer ou de manipuler la vie qui naît. » (1)

 

Par ailleurs, certains soulignent que l'avenir est sombre et incertain et s'interrogent : « Est-il raisonnable et envisageable de donner la vie à un enfant, pour lequel on suppose qu'il lui sera difficile d'avoir une vie vraiment humaine ? » Cette question-objection n'envisage souvent la vie que sous l'aspect biologique, social, économique ou environnemental. Sans négliger pour autant ces aspects, la vie humaine a un sens, parce qu'elle donnée par Dieu, parce que toute personne humaine est créée par Dieu et qu'elle est appelée à vivre de l'amour que Dieu lui offre et à entrer en communion avec le Christ, en particulier, par le baptême. (2) Son avenir prend sens. Toute personne, même handicapée dans sa chair, dans son mental, dans son environnement, demeure une personne humaine, capable d'aimer et d'être aimée. Cela n'a pas de prix ou plutôt est d'un grand prix.

 

Enfin, il convient de souligner qu'un avortement ne peut devenir un acte anodin ou soit pratiqué par eugénisme, pour sélectionner des enfants sans défaut. En réalité, il laisse des traces chez les femmes qui y ont recours et engendre des souffrances psychiques et des blessures. C'est pourquoi, il faut accompagner les femmes qui désirent donner naissance à un enfant et dont l'entourage les pousse à le refuser. Elles ne doivent pas rester seules à affronter les difficultés qui se présentent à elles. Je suis étonné par le combat que certains mènent pour conserver certaines espères animales en voie de disparition et l'indifférence pour défendre la vie humaine en ses débuts. Comme l'a dit le psychanalyste Tony Anatrella : « On se demande parfois si on ne protège pas davantage les œufs de certaines espèces que l'embryon humain. » (3) Un accompagnement est important pour les femmes qui ont eu recours à l'IVG, afin qu'elles se reconstruisent après le traumatisme qui les a marqué à l'intérieur d'elles-mêmes.

 

Ces réalités humaines graves mettent en jeu des personnes et ne peuvent pas être abordées à la légère. Ceux et celles qui croient à la vie, à la beauté de la vie humaine de l'enfant dès sa conception, sauront trouver les chemins, face aux difficultés, pour favoriser le maintien de la vie humaine commençante et fragile. (4) La prière de l'Église ne sera pas superflue.

 

+ Philippe GUENELEY

 

(1) Benoît XVI, Discours, 6 juin 2005. (2) Benoît XVI, Voici quel est notre Dieu, Plon, 2001, p.281. (3) Fondation Jérôme Lejeune, 30 ans après, Supplément n°7, mars 2005, p.2. (4) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Donum vitae : « L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment ; on doit lui reconnaître des droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain in nocent à la vie. » (I, 1)


 

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